Le test d’entrée en médecine et dentisterie laisse place à un concours

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté ce 29/09 en dernière lecture le projet de Décret relatif à l’instauration d’un concours d’entrée pour les filières de médecine et dentisterie à partir de l’année académique 2023-2024.

Quels sont les changements attendus ?

L’examen d’entrée laissait entrer tous ceux qui le réussissaient tandis que le concours, lui, permettra seulement à un nombre prédéterminé de lauréats (les mieux classés) d’entamer ces  études.

Tous les étudiants réussissant le concours auront la garantie de disposer d’un numéro INAMI.

Le texte adopté définit comment se calcule le nombre d’admis (sachant que le quota de numéros INAMI passera en 2028 de 505 à 744 numéros) et réduit le nombre maximal d’étudiants non-résidents lauréats. Le nombre de non-résidents sera en effet réduit de 30 à 15% afin de garantir une offre de soins suffisante et lutter contre de possibles pénuries liées au départ de diplômés après leurs études.

Le concours se déroulera en une session unique comprise entre le 16 et le 31 août précédant l’année académique concernée, afin de permettre aux étudiants de se préparer durant l’été et de donner le temps aux candidats non-retenus de se réorienter avant la rentrée.

Pour le reste, les huit matières sur lesquelles portera le concours restent les mêmes que celles du test d’entrée. Une première partie concernera toujours les connaissances scientifiques évaluées (chimie, biologie, physique, mathématiques) tandis que la deuxième partie est relative à la communication et l’analyse critique de l’information (capacité d’analyse et de raisonnement, capacité de communication et de perception de situations conflictuelles, capacité de perception de l’éthique et considération de ses conséquences sur l’individu et la société, capacité à faire preuve d’empathie, de compassion d’équité et de respect).




Infor Jeunes lance ses ateliers d’aide aux recours pour étudiants du secondaire, supérieur ou promotion sociale à partir du 22 juin 2022

Aide aux recours

Lors de ses ateliers, vous apprendrez « Ce qu’est un recours »; « Quelles sont les règles » ; « Si c’est opportun de le faire » ; « Comment rédiger un recours » ; « Quand et à qui l’envoyer ».

Pour les élèves du secondaire suite à :

  • L’obtention d’une attestation d’échec (AOC)
  • L’obtention d’une attestation d’orientation (AOB)
  • Un désaccord avec le décision du conseil de classe

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Pour les élèves du supérieur en cas de :

  • Validation de crédits insuffisants
  • Crainte d’être déclaré non-finançable
  • Contestation de la décision du jury

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Pour les élèves de promotion sociale en cas de :

  • Contestation d’une décision de refus (échec)
  • Contestation d’une décision d’une unité d’enseignement
  • Contestation de l’épreuve intégrée

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Inscriptions entre 13h et 18h :

  • A notre permanence : Chaussé de Louvain, 339 à 1030 Schaerbeek
  • Par téléphone : 02/733.11.93

Affiches à télécharger :

secondairesupérieurpromotion socialegénéral




notre centre Infor Jeunes ferme ce vendredi 10 juillet à 16h




Le regroupement avec un regroupant belge

Ce point concerne le cas d’un belge qui n’a pas exercé son droit de libre circulation.

Si, au contraire, un Belge a exercé ce droit, c’est-à-dire qu’il a séjourné au moins 3 mois dans un autre État membre de l’UE, et qu’il revient s’installer en Belgique, il pourra bénéficier des mêmes conditions de regroupement familial qu’un citoyen européen, à condition que :

  • La vie familiale se soit développée dans cet autre État membre ;
  • Les membres de la famille rejoignent le belge en Belgique ;
  • La vie familiale n’ait pas pris fin avant l’entrée du membre de la famille en Belgique, ni avant l’introduction de la demande de regroupement familial.

Si le belge n’a jamais séjourné dans un autre État membre de l’UE, ou qu’il l’a fait mais que les conditions ci-dessus ne sont pas remplies, il sera considéré comme belge sédentaire.

A l’inverse, si toutes ces conditions sont remplies, il sera assimilé à un citoyen de l’UE, avec les conditions de regroupement familial plus favorables qui s’y appliquent.

Le regroupement familial avec un belge sédentaire

Qui peut rejoindre un belge ?

Il s’agit :

  • Du conjoint ou partenaire équivalent à mariage de plus de 21 ans ou 18 ans si les liens ont préexisté à la demande ;
  • Du partenaire enregistré de plus de 21 ans ou 18 ans si les partenaires ont cohabité au moins 1 an avant la demande ;
  • De l’enfant mineur du belge ou de son conjoint/partenaire équivalent à mariage ;
  • De l’enfant majeur ou celui de son conjoint ou partenaire enregistré qui est à sa charge.
  • Du parent d’un enfant mineur pour autant qu’il s’occupe effectivement de l’enfant.  

Sous la nouvelle loi, le conjoint, le partenaire équivalent à mariage ou le partenaire enregistré doit d’office avoir plus de 21 ans.

A quelles conditions ?

Le regroupant doit prouver qu’il a un logement suffisant, des moyens de subsistance suffisants et réguliers et une assurance-maladie qui couvrent les membres de la famille.

Si un parent belge se fait rejoindre par un enfant mineur, il doit uniquement prouver qu’il a un logement suffisant et une assurance maladie.

A. Redevance

La redevance s’élève à 218 euros. Sauf lorsqu’il s’agit d’un enfant mineur ou d’un enfant majeur en situation de handicap rejoignant son propre parent belge : dans ce cas, aucun droit de redevance n’est dû.

B. Preuve des liens familiaux

Il faut apporter la preuve du lien familial sur lequel la demande de regroupement familial est fondé.

– Pour le conjoint : l’acte de mariage traduit et légalisé ou apostillé.

– Pour le partenaire enregistré : partenariat enregistré traduit et légalisé ou apostillé ainsi que la preuve d’une relation stable et durable (cohabitation ou preuve qu’ils se connaissent depuis au moins 2 ans et ont entretenu des contacts réguliers ou ont un enfant commun).

– Pour l’enfant mineur : acte de naissance ou d’adoption. Il faut également la preuve de l’autorité parentale. Si l’autorité parentale est partagée avec l’autre parent, il faut l’accord de celui-ci.

– Pour l’enfant majeur handicapé et célibataire : acte de naissance ou d’adoption et attestation d’un médecin agréé par l’ambassade attestant son handicap et son incapacité à subvenir à ses besoins.

Le/les parent/s rejoignant un enfant belge mineur doivent prouver qu’ils s’occupent effectivement de lui. Pour cela, il faut montrer qu’il y a un lien de dépendance réel entre l’enfant et le parent.

– Pour l’enfant majeur qui rejoint son parent belge, il faut démontrer qu’il est effectivement à charge du regroupant qui doit subvenir à ses besoins essentiels. Cette condition doit exister dans le pays d’origine.

C. Vie familiale effective

 Il faut apporter la preuve que le regroupant et les membres de la famille ont une vie familiale effective, ils ne doivent pas obligatoirement cohabiter ensemble.

Quelle est la procédure ?

La demande peut se faire depuis le poste diplomatique à l’étranger ou en Belgique.

Si la demande est introduite à l’étranger, Le membre de la famille souhaitant rejoindre le belge doit faire une demande de visa long séjour. La décision sera prise dans les 6 mois et un visa D sera délivré en cas de réponse positive. Ensuite, le membre de la famille devra se présenter à l’administration communale dans les 8 jours suivants l’arrivée en Belgique. Un contrôle de résidence sera effectué par un agent de quartier et une carte D sera délivrée si le contrôle est positif.

Il est également possible de faire la demande directement à la commune si le membre de la famille est déjà en Belgique.

Le regroupement familial avec un citoyen européen

Qui peut le rejoindre ?

  • Le conjoint ou le partenaire équivalent à mariage ;
  • Le partenaire enregistré de plus de 21 ans ou de plus de 18 ans si les conjoints ont cohabité de manière ininterrompue pendant au moins un an avant la demande ;
  • L’enfant de moins de 21 ans ou de plus de 21 ans, s’il est à charge ;
  • Les partenaires de fait qui accompagne ou rejoint le citoyen de l’UE si une relation durable a été établie ;
  • Les membres de la famille qui, dans le pays de provenance, sont à charge ou font partie du ménage du regroupant ;
  • Les membres de la famille dont le regroupant doit s’occuper en raison de problèmes de santé graves.

A quelles conditions ?

Les membres de la famille rejoignant un citoyen UE ne doivent pas payer de redevance, ni fournir de certificat médical ou de casier judiciaire. Le regroupant citoyen UE ne doit pas non plus prouver qu’il a un logement suffisant.

A. Conditions matérielles

Il faut apporter la preuve de ressources suffisantes et d’une souscription à une assurance-maladie si le regroupant a obtenu son titre de séjour en tant que titulaire de revenus suffisants, s’il est étudiant ou si le regroupé est à la charge du regroupant ou parent du regroupant mineur.

Si le regroupant est travailleur salarié ou indépendant ou s’il est demandeur d’emploi, il n’y a pas de conditions de ressources ni d’assurance maladie.

B. Preuve du lien de parenté

Il faut apporter la preuve du lien de parenté ou d’alliance avec le citoyen de l’UE.

– Pour le conjoint : l’acte de mariage traduit et légalisé ou apostillé

– Pour le partenaire enregistré : partenariat enregistré traduit et légalisé ou apostillé ainsi que la preuve d’une relation stable et durable (cohabitation ou preuve qu’ils se connaissent depuis au moins 2 ans et ont entretenu des contacts réguliers ou ont un enfant commun).

– Pour l’enfant mineur : acte de naissance ou d’adoption.

– Pour l’enfant majeur handicapé et célibataire : acte de naissance ou d’adoption et attestation d’un médecin agréé par l’ambassade attestant son handicap et son incapacité à subvenir à ses besoins.

Normalement, il faut fournir les documents officiels. Si ces documents ne sont pas disponibles, il est possible d’apporter d’autres preuves valables pour autant qu’elles datent d’avant l’entrée du regroupant en Belgique.

Quelle est la procédure à suivre ?

Avant d’entrer en Belgique, les membres de la famille d’un citoyen de l’UE doivent d’abord demander un visa d’entrée au poste diplomatique belge. Si leur demande est acceptée, ils recevront un visa C. Une fois arrivés en Belgique, ils devront signaler leur présence dans les 10 jours. S’ils souhaitent séjourner plus de 90 jours, ils devront faire une demande de regroupement familial.

Si la demande est acceptée, ils recevront une carte F, valable 5 ans et renouvelable. En cas de séjour ininterrompu depuis 5 ans et d’installation commune pendant 5 ans, ils pourront séjourner de manière permanente et recevront une carte F+.

Voir aussi :

MAJ 2026




Travailler en Belgique : équivalences et reconnaissances

Même si les deux termes sont parfois utilisés de manière interchangeable, l’équivalence et la reconnaissance des diplômes sont deux procédures techniquement différentes. L’équivalence des diplômes* permet de déterminer la valeur des études suivies à l’étranger, en les comparant aux études similaires en Belgique. Cette procédure est la voie la plus fréquemment utilisée par des personnes – y compris des Belges – ayant étudié à l’étranger et qui  souhaitent travailler ou poursuivre des études en Belgique.

En revanche, la reconnaissance professionnelle est une procédure spécifique aux professions réglementées en Belgique et s’adresse uniquement aux ressortissants de l’Espace économique européen. Une profession réglementée est une activité ou un ensemble d’activités professionnelles dont l’accès, l’exercice ou une des modalités d’exercice (par exemple, l’utilisation d’un titre professionnel) est lié directement ou indirectement à la possession de qualifications professionnelles déterminées (diplôme, formation, réalisation de stages professionnels, etc.) et ce en vertu de dispositions législatives, réglementaires ou administratives spécifiques. Exemples de professions réglementées : médecins, dentistes, infirmiers, psychologues cliniciens, pharmaciens, experts comptables, agents immobiliers, architectes, enseignants, avocats, etc. Afin de savoir si une profession est réglementée ou non en Belgique, vous pouvez consultez cette base de données ou contacter Centre d’assistance belge pour la reconnaissance des qualifications professionnelles. La procédure de reconnaissance permet l’accès en Belgique, à la même profession que celle pour laquelle vous êtes qualifié dans un autre État, et dans les mêmes conditions que les personnes ayant obtenu une qualification équivalente en Belgique.

Pour exercer une profession dans le secteur privé, vous n’avez pas obligatoirement besoin d’une équivalence ou reconnaissance de diplôme. En revanche, l’équivalence ou la reconnaissance de votre diplôme est obligatoire pour exercer une profession réglementée OU non réglementée dans le secteur public ou les institutions subsidiées par les pouvoirs publics.

Si vous souhaitez plus d’informations sur l’équivalence de diplôme pour poursuivre vos études en Belgique, vous pouvez vous renseigner sur notre page.

Lorsque l’équivalence ou la reconnaissance est nécessaire, il existe différents services compétents pour traiter votre demande, en fonction notamment de l’État d’origine de votre diplôme ou du secteur dans lequel vous travaillez.

A – Pour les diplômes obtenus dans l’un des États membres de l’Espace économique européen (EEE)

1. Travailler dans les secteurs réglementés

Pour exercer la fonction d’enseignant

Si vous êtes titulaire d’une qualification d’enseignant acquise dans un pays de l’Espace économique européen autre que la Belgique francophone, et souhaitez travailler comme enseignant dans les écoles de la Belgique francophone, dans les mêmes conditions que celles qui s’appliquent aux enseignants formés en Belgique francophone, vous devez adresser la demande de reconnaissance de votre qualification professionnelle auprès de la Direction de la reconnaissance des diplômes étrangers. Vous devez introduire votre demande en ligne.

Il n’est pas possible de déposer le dossier en mains propres et aucun rendez-vous n’est accordé.

Pour exercer dans le domaine de soins de santé

Si vous êtes titulaire d’un diplôme délivré par un pays membre de l’Espace économique européen autre que la Belgique francophone vous permettant d’exercer une profession de soins de santé (médecins, dentistes, Pharmaciens, Infirmiers, Aides-soignants, Orthopédagogues cliniciens, Psychologues cliniciens, Kinésithérapeutes, Sages-femmes, Ambulancier de transport non urgent de patients, Assistant pharmaceutico-techinque, Audiologue et Audicien, Bandagiste, Orthésiste et Prothésiste, Diététicien, Ergothérapeute, Hygiéniste bucco-dentaire, Logopède, Orthoptiste-optométriste, Podologue, Technologue de laboratoire médical, Technologue en imagerie médicale), vous devez contacter la Direction de l’agrément des prestataires de soins de santé (DAPSS) si vous souhaitez pouvoir exercer en Belgique. Pour ces métiers, les mécanismes de reconnaissance professionnelle sont décrits dans la Directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles.

Attention, depuis le 1er septembre 2025, les demandes suivantes doivent être introduites obligatoirement et uniquement par mail :

  • Attestation de conformité ;
  • Reconnaissance professionnelle ;
  • Demande de valorisation des acquis de l’expérience ;
  • Agrément/enregistrement sur la base d’une équivalence délivrée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

– Professionnels de soins de santé mentale

A partir du 1er janvier 2026, pour exercer en tant que psychologue clinicien et/ou orthopédagogue clinicien, l’agrément et le visa restent obligatoires, mais le stage professionnel post-diplôme n’est plus requis.

Ce changement induit que la procédure d’agrément est modifiée. Pour les demandes introduites à partir du 18 février 2026, il faut introduite une demande via le site de la Direction de l’Agrément des Prestataires de Soins de Santé (DAPSS), et le visa sera automatiquement délivré par le SPF Santé Publique.

– Psychologues : Introduction d’une demande d’agrément en ligne

– Orthopédagogues cliniciens : Introduction d’une demande d’agrément en ligne

> Direction de l’agrément des prestataires de soins de santé (DAPSS)
Rue A. Lavallée 1 – 1080 Molenbeek
Permanences téléphoniques assurées le jeudi de 9h à 12h via le 0032 (0)2/690.89.20
agrementsante@cfwb.be
https://agrementsante.cfwb.be/

Pour toutes les autres professions réglementées (architectes, vétérinaires, avocats, etc.)

Nous vous invitons à contacter le Be-Assist – Centre d’assistance belge pour la reconnaissance des qualifications professionnelles, afin de déterminer l’autorité compétente.

Permanences téléphoniques via le 0032 (0)2/277.91.51

2. Travailler dans les secteurs non réglementés

Une profession non règlementée est une profession dont l’accès ou l’exercice ne dépend pas de la détention d’un titre spécifique.

Quelle que soit l’état d’origine du diplôme, la personne qui souhaite exercer une profession non réglementée dans le secteur public ou dans une institution subventionnée par les pouvoirs publics doit demander l’équivalence de son diplôme étranger.

S’il s’agit d’un diplôme d’études secondaires, la demande d’équivalence pour des fins professionnelles ou de formation professionnelle est introduite auprès du « Service des équivalences de l’enseignement obligatoire ». La demande est faite soit

  • par dépôt sur rendez-vous pris au préalable via le site www.equivalences.cfwb.be OU via le 0032 (0)2/690.86.86 (du lundi au vendredi, de 10h à 12h et de 14h à 16h)

> Adresse physique : Rue Courtois, 4 – 1080 Molenbeek

  • soit par courrier recommandé à la « Direction générale de l’enseignement obligatoire – Service des équivalences »

> Adresse physique : Rue A. Lavallée, 1 – 1080 Molenbeek

La demande peut être introduite à n’importe quel moment de l’année, en joignant une preuve que cette équivalence servira à obtenir un emploi (ex. inscription à Actiris, au Forem ou VDAB), ou à accéder à une formation professionnelle.

S’il s’agit d’un diplôme de l’enseignement supérieur, la demande d’équivalence est introduite auprès du « Service de la Reconnaissance académique et professionnelle des diplômes étrangers d’enseignement supérieur ». La demande doit être introduite en ligne.

Il y a 2 types d’équivalences : l’équivalence de niveau d’études et l’équivalence à un diplôme spécifique.

2.1.  L’équivalence de niveau

Une équivalence de niveau consiste à reconnaître le niveau académique générique, non pas le contenu d’un diplôme. Il s’agit donc d’un moyen de faire reconnaître « officiellement » un niveau d’étude, même si le diplôme obtenu à l’étranger n’a aucun diplôme équivalent en Belgique. L’équivalence de niveau permet d’ouvrir certaines portes (ex : accès à certains barèmes salariaux…) et peut éventuellement faciliter votre embauche sur des postes pour lesquels un certain niveau d’études est requis.

L’équivalence de niveau atteste donc que vous avez fait des études supérieures à l’étranger et précise leur niveau par rapport aux diplômes qui existent en Fédération Wallonie-Bruxelles (Brevet d’enseignement supérieur, Bachelier ou Master), sans toutefois reconnaître le contenu pédagogique de vos études. Vous ne pourrez donc pas, par exemple, exercer une profession règlementée pour laquelle le diplôme belge (ou son équivalence totale) est nécessaire. De plus, l’obtention d’une équivalence de niveau ne vous permettra pas de poursuivre des études supérieures.

Il s’agit cependant d’une bonne alternative si vous n’avez pas besoin de la reconnaissance de l’intégralité de votre diplôme, ou si votre diplôme n’a pas d’équivalent en Belgique.
La procédure pour obtenir l’équivalence de niveau a l’avantage d’être plus rapide (l’avis de la commission d’équivalence n’est pas nécessaire), moins complexe (moins de preuves à fournir) et moins chère si vous avez obtenu votre diplôme dans un pays de l’Espace économique européen après l’entrée en vigueur du processus de Bologne (19 juin 1999) – dans ce cas vous devez payer 65€, sauf si un avis est nécessaire (vous devrez payer 200€). Si vous avez obtenu votre diplôme avant cette date, la redevance s’élève à 200€.

Une équivalence de niveau est automatiquement octroyée aux diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur des Pays-Bas et du Luxembourg, ainsi que pour certains diplômes délivrés par la République d’Estonie, de Lituanie et de Lettonie : Liste de reconnaissance de diplômes automatique.

L’intégralité des procédures est disponible sur le site du service des équivalences.

2.2. L’équivalence à un grade spécifique

Une équivalence à un grade spécifique reconnaît équivalent le contenu d’une formation suivie à l’étranger à celui du diplôme délivré en Fédération Wallonie-Bruxelles. Par exemple un diplôme d’éducateur spécialisé obtenu en France est reconnu équivalent au diplôme d’éducateur spécialisé obtenu en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour introduire cette demande, il faut réunir au moins 3 conditions :

  • les études doivent avoir été suivies dans un établissement d’enseignement supérieur reconnu par les autorités compétentes en matière d’enseignement. Le programme d’études doit également être reconnu ;
  • la durée des études doit être identique à la durée des études en Belgique francophone pour l’obtention du même diplôme ;
  • avoir réalisé un travail de fin d’études pouvant être jugé correspondant à celui exigé en Fédération Wallonie-Bruxelles.

La demande doit être introduite en ligne via ce lien auprès du Service de la reconnaissance académique et professionnelle des diplômes étrangers d’enseignement supérieur. La Commission d’équivalence analysera ensuite le dossier. Un arrêté d’équivalence sera ensuite délivré et attestera que les études faites à l’étranger équivalent à :

  • un grade de bachelier délivré par une Haute École ou une École supérieure des Arts ;
  • un grade de Master, médecin ou médecin vétérinaire

Si la délivrance d’une équivalence à un grade académique spécifique n’est pas possible, il est toujours possible de faire une équivalence de niveau d’études.

B – Pour les diplômes obtenus hors de l’Espace économique européen (EEE)

1. Travailler dans les secteurs réglementés ou non réglementés

Pour les diplômes obtenus hors de l’EEE, leurs titulaires qui veulent exercer en Belgique dans une profession réglementée ou non réglementée doivent introduire une demande d’équivalence de leur diplôme. Pour introduire une demande, les frais varient entre 150€ et 200€. La procédure est gratuite pour les personnes réfugiées ou bénéficiaires de la protection subsidiaire ou temporaire.

S’il s’agit d’un diplôme d’études secondaires, la demande d’équivalence pour des fins professionnelles ou de formation professionnelle est introduite auprès du « Service des équivalences de l’enseignement obligatoire », sur rendez-vous ou par courrier recommandé selon les modalités indiquées ci-dessus.

S’il s’agit d’un diplôme de l’enseignement supérieur, la demande d’équivalence est introduite auprès du « Service de la Reconnaissance académique et professionnelle des diplômes étrangers d’enseignement supérieur ». La demande doit être introduite en ligne.

Ici encore, il est possible de demander une équivalence de niveau ou de grade spécifique comme indiqué ci-dessus.

C – Pour exercer en tant qu’indépendant

Si vous voulez travailler comme indépendant en Belgique, vous devez satisfaire à certaines conditions et accomplir plusieurs démarches administratives. En fonction de la région dans laquelle vous prévoyez déployer vos activités, vous pourriez être tenu de prouver vos connaissances de base en gestion (en Wallonie, pas à Bruxelles).

Pour plus de détails, contactez le SPF économie chaque jour ouvrable entre 9h à 17h par :

Téléphone : 0800/120.33
Formulaire en ligne
Courriel : info.eco@economie.fgov.be

Alternatives et recours en cas de refus d’équivalence ou d’équivalence restrictive

Recours devant le Conseil d’État

En cas de refus d’équivalence d’un diplôme ou d’une équivalence restrictive, un recours administratif est possible auprès du Conseil d’État lorsque le service des équivalences ne respecte pas la procédure au cours du traitement de la demande d’équivalence.

Si vous entamez une procédure avec le Conseil d’État, l’assistance d’un avocat n’est pas obligatoire mais grandement conseillée.

Le Conseil d’État ne donnera pas une décision d’équivalence, mais peut annuler la décision prise par le Service des équivalences s’il n’a pas respecté la procédure. Une demande d’équivalence peut alors à nouveau être introduite et elle pourrait déboucher sur une nouvelle décision.

La procédure de recours au Conseil d’état coûte 200€ (plus d’infos : www.raadvst-consetat.be  rubrique « Procédure »)

Médiateur de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Le médiateur a pour rôle d’accompagner toute personne qui rencontre des difficultés avec une administration de la Wallonie ou de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les services du médiateur peuvent intervenir en ce qui concerne les problèmes liés à l’accessibilité des services, la complétude du dossier (problèmes de formes administratives : certification conforme, de preuve de paiement, traduction…), le délai de traitement, la motivation de la décision, les équivalences provisoires, les équivalences paramédicales, les délais de remboursement, la restitution des originaux.

Attention, le médiateur ne peut pas remplacer l’Administration qui rend la décision sans éléments suffisamment complets et étayés.

> Pour plus de renseignements : 0800/19.199 (numéro gratuit)
https://www.le-mediateur.be

Voir aussi :

MAJ 2026




Le regroupement avec un regroupant majeur ressortissant d’un pays tiers

Le regroupant est bénéficiaire de la protection internationale (réfugié, bénéficiaire de la protection subsidiaire ou apatride)

Il faut bien vérifier quelle loi est applicable, en fonction de la date d’obtention du titre de séjour ou de la date d’introduction de la demande de regroupement familial.

Par bénéficiaire de la protection internationale, on entend donc :

  • Réfugié ;
  • Apatride ;
  • Bénéficiaire de la protection subsidiaire – attention la nouvelle loi a introduit certaines exceptions pour ce statut ;
  • Titulaire d’un titre de séjour pour raisons médicales (sauf si la nouvelle loi est d’application) – art. 9ter.

Attention : Si le regroupant est sous le régime de la nouvelle loi et qu’il a obtenu un titre de séjour pour raisons médicales (art. 9ter), il n’est plus assimilé à un bénéficiaire de la protection internationale, comme c’était le cas sous l’ancienne loi.

Dans ce cas, il pourra faire venir :

  • Son conjoint ou partenaire équivalent au mariage ;
  • Son partenaire enregistré ;
  • Son enfant mineur célibataire (et/ou l’enfant de son conjoint ou partenaire enregistré) ;
  • Son enfant majeur handicapé (et/ou l’enfant de son conjoint ou partenaire enregistré).

Le regroupant est non-bénéficiaire de la protection internationale

Par regroupant non-bénéficiaire de la protection internationale, on entend :

  • Le travailleur sous permis unique ;
  • L’étudiant ;
  • Le titulaire d’un titre de séjour pour raisons humanitaires (art. 9bis) ;
  • Le titulaire d’un titre de séjour pour raisons médicales (art. 9ter) sous la nouvelle loi de 2025 ;
  • Les personnes qui sont elles-mêmes venues sur base du regroupement familial ;
  • Les personnes en séjour illimité ou permanent.

Dans ce cas, il peut faire venir :

  • Son conjoint ;
  • Son partenaire enregistré ;
  • Son enfant mineur célibataire ;
  • Son enfant majeur handicapé célibataire.

Pour faire venir un conjoint, il existe des spécificités liées à son âge.

Si l’ancienne loi est applicable, le conjoint ou le partenaire (partenariat enregistré considéré comme équivalent au mariage) du regroupant doit avoir 21 ans ou 18 ans si le mariage a eu lieu avant l’arrivée du regroupant en Belgique.

Sous le régime de la nouvelle loi, il faut faire la distinction entre les bénéficiaires de la protection internationale et les non-bénéficiaires (comprenant les titulaires d’un titre de séjour pour raisons médicales art. 9ter).

Pour les bénéficiaires de la protection internationale :

  • Si le conjoint accompagne le regroupant : il doit avoir 18 ans ;
  • Si le conjoint le rejoint après : il doit avoir 21 ans ;
  • Si le regroupant est bénéficiaire de la protection subsidiaire et que le conjoint le rejoint par après : le conjoint doit avoir 21 ans et les liens familiaux doivent avoir existé avant l’arrivée du regroupant en Belgique.

Pour les non-bénéficiaires de la protection internationale :

  • Le conjoint doit avoir 21 ans.

La nouvelle loi ne considère plus le partenaire enregistré équivalent à mariage comme un conjoint. Il doit maintenant remplir les mêmes conditions qu’un partenaire enregistré conformément à la loi.  

Tableau comparatif entre l’ancienne et la nouvelle loi portant sur l’âge minimum du conjoint pour le regroupement familial :

ANCIENNE LOI
Profil du regroupant Situation du conjoint Age minimum
Bénéficiaire de la protection internationale et apatrides ainsi que les non-bénéficiaires de la protection internationale Le conjoint arrive après le regroupant 21 ans
Le mariage a eu lieu avant l’arrivée du regroupant en Belgique 18 ans
Partenariat équivalent au mariage Même règles que le conjoint
NOUVELLE LOI
Profil du regroupant Situation du conjoint Age minimum Condition supplémentaire
Bénéficiaire de la protection internationale (réfugié ou protection subsidiaire)
Et
Non-bénéficiaire de la protection internationale
SI arrive en même temps que le regroupant 18 ans Aucune
Non-bénéficiaire de la protection internationale SI arrive après le regroupant 21 ans Si protection subsidiaire : le lien familial doit avoir existé avant l’arrivée en Belgique
Autre titre de séjour (dont art. 9ter médical) SI arrive après le regroupant 21 ans Aucune

Attention : Le partenaire enregistré n’est plus considéré comme équivalent à un conjoint. Il doit maintenant remplir les conditions spécifiques d’un partenaire enregistré.

Le regroupant est mineur

Il existe des règles spécifiques applicables au regroupant s’il est mineur.

MENA

Un MENA est un mineur étranger non accompagné qui a un statut spécifique, nous y avons consacré une page sur notre site.

Si l’ancienne loi est applicable, le MENA réfugié, apatride, titulaire de l’art. 9ter ou bénéficiaire de la protection subsidiaire pourra se faire rejoindre par ses parents.

Si la nouvelle loi est applicable, le MENA réfugié ou apatride pourra se faire rejoindre par ses parents. Pour le MENA titulaire de la protection subsidiaire, il ne peut en principe plus faire venir ses parents. Cependant, cette règle a provisoirement été suspendue par la Cour constitutionnelle de sorte que l’ancien régime continuera à s’appliquer dans l’attente d’une décision.

Mineur étranger accompagné « MEA »

Si l’ancienne loi est d’application, le mineur étranger accompagné (MEA) reconnu réfugié, apatride, titulaire de l’art. 9ter ou bénéficiaire de la protection subsidiaire pourra se faire rejoindre ou accompagner par son/ses parent/s. Dans ce cas, le parent du mineur le rejoignant ou l’accompagnant pourrait obtenir un titre de séjour sur base du regroupement familial.  

Il existe néanmoins plusieurs conditions :

  • Le MEA doit être célibataire ;
  • Il doit résider avec un ou ses parents en Belgique ;
  • Il doit être rejoint ou accompagné avant ses 18 ans ;
  • Les liens familiaux devaient exister dans le Pays d’origine.

Sous la nouvelle loi, le MEA réfugié, apatride ou bénéficiaire de la protection subsidiaire peut demander le regroupement familial pour le(s) parent(s) qui l’accompagne(nt) (aux mêmes conditions que sous l’ancien régime – voir ci-dessus). Il n’est donc plus possible qu’un parent rejoigne un MEA sur base du regroupement familial. Seul le parent qui l’accompagne pourra faire une demande de regroupement familial.

Si le mineur (MEA ou MENA) est devenu majeur pendant la procédure de protection de protection internationale, il dispose d’un délai de 3 mois pour introduire une demande de regroupement familial à partir de la décision d’octroi de son statut de réfugié. Cela signifie qu’il dispose d’un délai pour faire une demande pour que ses parents le rejoignent même s’il est devenu majeur.

A quelles conditions ?

A. Paiement d’une redevance  

Pour faire la demande de regroupement familial, vous devrez payer un montant de 218 euros sauf si le regroupé est :

  • Un enfant mineur célibataire ;
  • Un enfant majeur handicapé célibataire ;
  • Un membre de la famille d’un regroupant bénéficiaire de la protection internationale, qui l’a accompagné en Belgique. Les liens familiaux doivent avoir existé avant l’arrivée du regroupant en Belgique ;
  • Un membre de la famille d’un regroupant bénéficiaire de la protection internationale, qui le rejoint. Les liens familiaux doivent avoir existé avant l’arrivée du regroupant en Belgique.
    Attention : La dispense ci-dessus n’est valable que pour l’ancienne loi. Sous la nouvelle loi, les membres de la famille qui rejoignent un bénéficiaire de la protection subsidiaire devront payer une redevance, contrairement à l’ancien régime qui prévoyait une dispense.

Le paiement de la redevance est une condition à l’introduction du dossier, elle devra donc être payée pour que la demande de regroupement familial soit traitée.

B. Preuve du lien familial

Il faut apporter la preuve du lien familial sur lequel la demande de regroupement familial est fondé.

– Pour le conjoint : l’acte de mariage traduit et légalisé ou apostillé.

– Pour le partenaire enregistré : partenariat enregistré traduit et légalisé ou apostillé ainsi que la preuve d’une relation stable et durable (cohabitation ou preuve qu’ils se connaissent depuis au moins 2 ans et ont entretenu des contacts réguliers ou ont un enfant commun).

– Pour l’enfant mineur célibataire : acte de naissance ou d’adoption ainsi que la preuve du célibat. Si l’enfant n’est pas commun du regroupant et de son conjoint ou partenaire, il faut démontrer qu’il exerce l’autorité parentale et a le droit de garde.

– Pour l’enfant majeur handicapé et célibataire : acte de naissance ou d’adoption et attestation d’un médecin agréé par l’ambassade attestant son handicap et son incapacité à subvenir à ses besoins.

Normalement, il faut fournir les documents officiels. Si ces documents ne sont pas disponibles, il est possible d’apporter d’autres preuves valables pour autant qu’elles datent d’avant l’entrée du regroupant en Belgique.

C. Vie commune

La personne qui rejoint le regroupant doit vivre avec lui. Il existe une exception pour l’enfant devenu majeur et son parent : il faut démontrer qu’ils gardent contact (visites occasionnelles, contacts réguliers…), sans pour autant qu’ils vivent ensemble.

D. Logement

Le regroupant doit avoir un logement salubre qui peut accueillir les membres de la famille qui souhaitent le rejoindre. Il faut apporter la preuve d’un contrat de bail et de son enregistrement. Si le contrat n’est pas au nom du regroupant, il devra fournir un certificat de résidence.  

E. Assurance maladie

Le regroupant doit avoir une assurance maladie couvrant les risques en Belgique pour lui-même et les membres de sa famille.

F. Santé et ordre public

Le membre de la famille rejoignant le regroupant doit fournir un extrait de son casier judiciaire traduit et apostillé (sauf si la personne qui rejoint est mineur), ainsi qu’un certificat médical délivré par un médecin agréé par l’Ambassade belge.

G. Moyens de subsistance

Il faut des moyens de subsistance stables, réguliers et suffisants. En principe, seuls les revenus du regroupant sont pris en compte mais il est possible que les revenus des membres qui le rejoignent soient également considérés. Les ressources doivent dans tous les cas être durables et suffisantes.
Le montant des revenus dépend de l’application ou non de la nouvelle loi.

  • Sous l’ancienne loi, il faut au moins 2173,88 euros nets par mois.
  • Sous la nouvelle loi, il faut au moins 2408,79 euros nets par mois et 10% de plus par membre de famille supplémentaire à charge.

Des moyens de subsistance jugés insuffisants ne mènent pas systématiquement à un refus. L’Office des étrangers procède à une analyse globale de la situation financière du regroupant (revenus, charges, dépenses, loyers…) avant de prendre sa décision.

Attention, les régimes d’assistance complémentaires ne sont pas pris en compte dans le calcul des revenus, il s’agit :

  • Du revenu d’intégration sociale ;
  • De l’aide sociale financière ;
  • Des allocations familiales ;
  • Des allocations d’insertion professionnelle et de transition ;
  • Des revenus d’un contrat de travail signé sur base de l’article 60§7 de la loi organique des centre publics d’action sociale

Les allocations de chômage sont en revanche prises en compte dans le calcul, à condition que le regroupant démontre qu’il recherche activement du travail. Les allocations pour personnes handicapées sont, elles aussi, comptabilisées.  

Dans certains cas, les conditions matérielles relatives au logement, aux moyens de subsistance et à l’assurance ne sont pas exigées. Les personnes concernées par cette exemption ne doivent donc pas prouver qu’elles remplissent ces conditions pour introduire une demande de regroupement familial. Les personnes exemptées sont les suivantes :

Sous l’ancienne loi :

  • Membres de la famille d’une personne bénéficiant de la protection internationale ou apatride, pour autant que la demande soit introduite dans l’année suivant l’octroi du statut ;
  •  Enfant mineur qui rejoint seul ses parents, son parent ou son conjoint/partenaire, pour autant qu’il soit en séjour illimité ;
  • Les parents d’un MENA ou d’un MEA bénéficiaire de la protection internationale ou apatride.

Sous la nouvelle loi :

  • Membres de la famille d’une personne bénéficiant de la protection internationale ou apatride, pour autant qu’elles l’accompagnent ;
  • Membres de la famille d’une personne reconnue réfugiée ou apatride qui les rejoignent. La demande doit être introduite dans les 6 mois suivant l’octroi du statut ;
  • Un enfant mineur ou majeur handicapé qui rejoint seul son parent qui est réfugié, apatride ou étranger en séjour illimité. L’exemption s’applique uniquement aux moyens de subsistance ;
  • Le ou les parents d’un MENA réfugié ou apatride qui le rejoignent.

Quelle est la procédure à suivre ?

  • Introduction du dossier : En principe, les membres de la famille qui souhaitent rejoindre le regroupant introduisent une demande d’autorisation à l’ambassade belge dans leur pays d’origine. La liste des ambassades et consulats de Belgique est disponible ici.
  • Transmission à l’Office des étrangers et traitement de la demande : L’Office des étrangers délivre sa réponse dans un délai de 9 mois, il y a une possibilité de prolongation de maximum 15 mois.
  • Décision de l’Office des étrangers : Si c’est positif, les membres qui ont fait la demande obtiendront un visa D. Dans le cas contraire, il sera possible de faire un recours devant le Conseil du Contentieux des étrangers dans les 30 jours, ou introduire une nouvelle demande si celle-ci était incomplète.
  • A l’arrivée en Belgique, le membre bénéficiant du regroupement doit se présenter dans les 8 jours à l’administration communale. A l’issue du contrôle de résidence, une carte A sera délivrée. Après 5 ans, le regroupé se verra délivré une carte B (séjour illimité), pour autant que les conditions du regroupement soient toujours remplies.

Dans certains cas, il est possible de faire la demande de regroupement familial en Belgique.

Voir aussi :

MAJ 2026




Le regroupement familial

Qu’est-ce que le regroupement familial ?

Une personne de nationalité belge ou un ressortissant étranger résidant légalement en Belgique peut, sous certaines conditions, faire venir en Belgique certains membres de sa famille dans le cadre d’une procédure spécifique : le regroupement familial.  

L’octroi de ce droit varie et est notamment déterminé par la nationalité, l’âge, le lien familial et le statut du regroupant (la personne qui se faire rejoindre et ouvre le droit au regroupement familial). En effet, les conditions diffèrent selon que le regroupant est mineur, majeur, bénéficiaire de la protection internationale (réfugié ou titulaire de la protection subsidiaire), titulaire d’un titre de séjour pour raisons humanitaires ou médicales, belge, citoyen de l’UE ou ressortissant d’un pays tiers…
De plus, seuls les membres de la famille nucléaire du regroupant peuvent prétendre au regroupement familial : il s’agit du père, de la mère, du/de la conjoint/e, des enfants mineurs ou handicapés. Les frères et sœurs ne peuvent pas rejoindre le regroupant sur cette base mais ils pourraient venir vivre en Belgique grâce au visa humanitaire.

Attention : une nouvelle loi a été adoptée le 18 juillet 2025, elle est entrée en vigueur le 18 août 2025 et durcit les conditions relatives au regroupement familial. Cette loi prévoit une période de transition : l’ancienne règle continuera donc à s’appliquer pendant un certain temps :

Les demandes introduites AVANT LE 18 AOÛT 2025 Les demandes introduites ENTRE LE 18 AOÛT 2025 et le 18 AOÛT 2027 Les demandes introduites APRÈS LE 18 AOÛT 2027
Anciennes règles Anciennes règles, pour autant que le regroupant a obtenu son titre de séjour avant le 18 août 2025.  

Attention : Si le regroupant a obtenu son titre de séjour après le 18 août 2025, les nouvelles règles seront d’application

Nouvelles règles

Le nouveau régime sera applicable à toutes les demandes de regroupement dès le 18 août 2027.  

Par exemple : Amir est afghan, il a obtenu le statut de réfugié le 12 juin 2025 et séjourne donc légalement en Belgique. Il se demande qui pourra le rejoindre. Vu qu’il a obtenu son titre de séjour avant le 18 août 2025, l’ancienne loi sera encore d’application pour autant qu’il introduise se demande avant le 18 août 2027. S’il l’introduit après, il sera sous le régime de la nouvelle loi. 

Il faut ensuite regarder la situation du regroupant – sa nationalité, son âge et son titre de séjour –  pour savoir qui pourra le rejoindre et à quelles conditions.

La demande de regroupement familial doit être introduite depuis l’étranger par les membres qui souhaitent rejoindre le regroupant. Ils doivent dans un premier temps compléter leur dossier et se rendre ensuite au poste diplomatique ou consulaire belge afin de faire une demande de visa. C’est l’Office des étrangers qui prendra la décision. Si le regroupement est accepté, les membres de la famille obtiendront un titre de séjour et pourront séjourner en Belgique pour une période d’un an, renouvelable. Il leur sera ensuite possible d’obtenir un titre de séjour illimité après une certaine période (le plus souvent 5 ans minimum). A nouveau, la procédure varie en fonction de la situation de la personne qui se fait rejoindre.

Voir aussi :

MAJ 2026




Demande d’équivalence : dernier délai de deux semaines

Attention, si vous souhaitez étudier ou poursuivre vos études en Belgique, vous n’avez plus que deux semaines pour faire une demande d’équivalence. Vous devez en effet introduire votre demande d’équivalence pour le 15 juillet 2026 au plus tard !

Pour rappel, l’équivalence de diplôme détermine la valeur des études suivies à l’étranger, en les comparant aux études similaires en Belgique. La première question à se poser dans le cas d’une équivalence de diplôme est de savoir si vous souhaitez travailler ou étudier en Belgique.

Pour travailler en Belgique, l’équivalence est obligatoire pour exercer une profession réglementée ou non réglementée dans le secteur public ou les institutions subsidiées par les pouvoirs publics.

Pour poursuivre des études en Belgique, cela dépend du type d’enseignement que vous voulez rejoindre. Dans l’enseignement supérieur, par exemple, les démarches ne sont pas les mêmes s’il s’agit de s’inscrire aux études d’un premier cycle (bachelier) ou aux cycles supérieurs (master, master de spécialisation, doctorat).

Le dossier doit être introduit entre le 15 novembre et le 15 juillet de l’année académique précédant celle au cours de laquelle vous comptez vous inscrire.

Pour toutes les démarches à introduire, veuillez consulter nos articles à ce sujet.




Missions locales

Les 9 « Missions locales » francophones de Bruxelles sont des opérateurs d’insertion socioprofessionnelle (OISP) qui sont soutenues par l’Ordonnance du 27 novembre 2008 (mise à jour le 23 novembre 2020).

Elles offrent aux demandeurs d’emploi un service d’accueil, de conseils et d’informations en matière d’orientation professionnelle, d’emploi et de formation.

L’accompagnement se fait de manière individuelle ou collective :
– aide à la rédaction de CV ou de lettre de motivation ;
– aide à la rédaction d’un contrat de projet professionnel ;
– présentation par téléphone ;
– accompagnement aux tests de recrutement ;
– simulation d’entretien d’embauche ;
– aide en matière de recherche d’un emploi ;
– assistance à l’inscription auprès d’Actiris ;
– orientation vers des formations,
– élaboration et définition d’un projet professionnel ;
– utilisation de l’ordinateur dans la recherche d’emploi ;
– préformations et formations qualifiantes ;
– aide à la validation des compétences ;
– etc.

A Bruxelles

> MISSION LOCALE D’ANDERLECHT POUR L’EMPLOI, LA FORMATION ET LE DÉVELOPPEMENT
Maison de l’emploi – Rue de Birmingham, 225
1070 Anderlecht
02/555.05.60
secretariat@mlanderlecht.brussels
https://mla.brussels/

> MISSION LOCALE POUR L’EMPLOI DE BRUXELLES VILLE
Maison de l’emploi – Boulevard d’Anvers, 26
1000 Bruxelles
02/211.10.30
info@mlocbxl.irisnet.be
https://missionlocalebxlville.be
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> MISSION LOCALE POUR L’EMPLOI D’ETTERBEEK
Avenue des Casernes, 31 bte 2
1040 Etterbeek
02/626.15.40
secr@mlett.brussels
https://www.mlett.brussels

> MISSION LOCALE DE FOREST
Boulevard de la 2ème Armée Britannique, 29
1190 Forest
02/349.82.10 – 02/349.82.11
info@mlocforest.irisnet.be
https://mlforest.brussels

> MISSION LOCALE D’IXELLES POUR L’EMPLOI ET LA FORMATION 
Maison de l’emploi – Rue du Collège, 30 bte D
1050 Ixelles
02/515.77.40
info@mlxl.be
https://www.mlxl.be/
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> MISSION LOCALE DE MOLENBEEK
Boulevard Léopold II, 101-103
1080 Molenbeek
02/421.68.60
info@mloc1080.be
https://www.mloc1080.be

> MISSION LOCALE POUR L’EMPLOI DE SAINT-GILLES
Chaussée de Waterloo, 255/2
1060 Saint-Gilles
02/542.63.21
contact@mlsg.be
https://mlsg.be

> MISSION LOCALE POUR L’EMPLOI DE SAINT-JOSSE-TEN-NOODE
Rue de l’Union, 31
1210 Saint-Josse-Ten-Noode
02/210.89.30
info@mlstj.brussels
https://mlstj.brussels

> MISSION LOCALE DE SCHAERBEEK
Maison de l’emploi – Rue de Jérusalem, 46
1030 Schaerbeek
02/247.77.22
info@milocs.be
https://milocs.be
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En Wallonie

11 « Missions régionales pour l’emploi » (MIRE) se répartissent le territoire wallon.
Plus d’infos : http://www.missionsregionales-emploi.be

MAJ 2026




Auberges et hôtels de jeunes

Les auberges de jeunesse sont nées en Europe au début du 20ème siècle. Elles sont le passeport pour un séjour de courte durée, confortable et peu cher. L’appellation Auberge de Jeunesse (ou Hôtel pour jeunes dans d’autres cas) est historique.

Des jeunes, des familles, des groupes peuvent y loger individuellement ou collectivement.

Il existe à Bruxelles sept Auberges et Hôtels pour jeunes. Que vous soyez ici pour des vacances, du tourisme, en stage ou autre séjour de courte durée, vous gagnez à les essayer. Faites attention tout de même aux délais de réservation !

Types d’hébergement

A Bruxelles, une nuit en auberge de jeunesse est accessible à partir de 25€-30€. Les dortoirs de 6 à 10 lits affichent les prix les plus avantageux. Les tarifs varient également en fonction de l’âge : avoir moins ou plus de 26 ans.

Si vous voyagez à plusieurs ou en groupe, la nuitée sera moins chère, draps et petit déjeuner compris. Les services complémentaires proposés sont variables, il est recommandé de comparer les prestations avant de réserver.

Pour les Auberges de Jeunesse Internationales, une carte de membre annuelle est indispensable (valable dans tous les pays). Elle vous donne droit à un accueil minimum commun, quel que soit le pays ou l’Auberge.
-> Adresses de référence : https://lesaubergesdejeunesse.be – https://hihostels.com

Les cartes de membre AJ, pour les résidents en Belgique, sont en vente au prix de : 10€/- 26 ans ; 15€/+ 26 ans ; 25€/famille (parents accompagnés d’un ou plusieurs de leurs enfants de moins de 16 ans) ; gratuit/écoles primaires et secondaires belges – carte partenaire (membres en ordre de cotisation Ligue des familles, FFBC, Slostr, Sentiers de Grande Randonnée) ; 30€/groupes associatifs reconnus :

-> Plus d’infos sur la carte de membre : https://lesaubergesdejeunesse.be/carte-de-membre

Hébergement à Bruxelles

Auberges de jeunesse

Auberges membres des Auberges de jeunesse asbl

> AUBERGE DE JEUNESSE BX. DOWNTOWN
Rue du Vieux Marché aux Grains, 10
1000 Bruxelles
Tél. : 02/247.51.00
hello@bxdowntown.be
https://bxdowntown.be
Facebook
Instagram
Prix : à partir de 36€
Métro Sainte-Catherine ou De Brouckère

> AUBERGE DE JEUNESSE JACQUES BRELGITE D’ETAPE
Rue de la Sablonnière, 30
1000 Bruxelles
Tél. : 02/218.01.87
brussels.brel@laj.bebrussels.brel@lesaubergesdejeunesse.be
https://lesaubergesdejeunesse.be/bruxelles-jacques-brel
Facebook
Prix : à partir de 35€
Métro Madou ou Métro Botanique

> AUBERGE DE JEUNESSE GENERATION EUROPE
Rue de l’Éléphant, 4
1080 Molenbeek
Tél. : 02/410.38.58
brussels.europe@laj.be ou brussels.europe@lesaubergesdejeunesse.be
https://lesaubergesdejeunesse.be/bruxelles-generation-europe
Facebook
Prix : à partir de 26€
Métro Comte de Flandre

Auberge membre de Vlaamse Jeugdherbergen vzw

> HI FLANDERS BRUEGEL
Rue du Saint Esprit, 2
1000 Bruxelles
Tél. : 02/511.04.36
brussel@hiflanders.be
https://www.hiflanders.be/fr/destinations/bruegel-brussel
Prix : à partir de 31€/membre journalier ; 28,05€/membre annuel
Carte de membre : gratuit/moins de 30 ans ; 10€/plus de 30 ans
Métro Gare Centrale

Hôtels pour jeunes (auberges hors réseau)

> AUBERGE DES 3 FONTAINES
Gestion : Association de gestion du centre sportif de la forêt de Soignes
Chaussée de Wavre, 2057
1160 Auderghem
Tél. : 02/663.24.41 (réservation de groupes) – 02/663.24.30 (réception)
contact@auberge3fontaines.be
http://www.auberge3fontaines.be
Prix : à partir de 35,50€
Métro Hermann-Debroux
La durée maximale d’hébergement est de 7 jours

> HOSTEL VAN GOGH
Rue Traversière, 17
1210 Saint-Josse-ten-Noode
Tél. : 02/203.38.14
info@hostelvangogh.comgroupe@hostelvangogh.com
https://www.hostelvangogh.com
Métro Botanique

> SLEEP WELL YOUTH HOSTEL – ESPACE DU MARAIS
Rue du Damier 23
1000 Bruxelles
Tél. : 02/218.50.50
info@sleepwell.be
group@sleepwell.be (pour réservation de groupes)
www.sleepwell.be
Prix : à partir de 42€ (petit-déjeuner compris)
Métro Rogier
La durée maximale d’hébergement est de 5 jours

MAJ 2026




Accompagnement pour les NEETS

Les NEETS (Not in Education, Employment, or Training)

Qu’est-ce qu’on appelle les NEETS ?

Ce sont des jeunes de 15 à 29 ans qui n’exercent aucun emploi et ne suivent aucun enseignement ni aucune formation.

7 partenaires d’Actiris accompagnent pour une durée de 4 ans (jusqu’en 2027) des jeunes de 18 à 29 ans en situation de Neet vers le marché de l’emploi. Ces programmes de quelques semaines à plusieurs mois, entièrement financés par Actiris et les Fonds sociaux européens, sont donc gratuits pour les jeunes.

Quelles sont les conditions pour y participer ?

  • Avoir entre 18 et 29 ans au démarrage du programme
  • Habiter dans la région de Bruxelles-Capitale
  • Avoir au maximum un CESS
  • Ne pas être actuellement employé, aux études ou en formation
  • Être accompagné par un seul partenaire d’Actiris à la fois

Partenaires d’Actiris

> ART2WORK
Quai du Hainaut, 41
1080 Molenbeek
Tél. : 02/411.94.15
secretariat@art2work.be
https://www.art2work.be

> NICETONEETYOU by BACKSTAGE.NETWORK
Cantersteen, 12
1000 Bruxelles
Tél. : 0470/61.07.57 (coach Virginie)
nicetoneetyou@backstage.network
Formulaire de contact (Nice to neet you)
https://nicetoneetyou.be/

> INFOR JEUNES BRUXELLES
Service Jobcoaching
Rue Van Artevelde, 155
1000 Bruxelles
Tél. : 02/514.41.11 – 0471/68.20.44
bruxelles@ijbxl.be
https://ijbxl.be/service-job-coaching/

> JES
Rue des Ateliers, 3
1080 Molenbeek
Tél. : 02/411.68.83
neet@jes.be
iebel.devos@jes.be
https://jesbrussels.be/fr/formation-et-emploi/autre-secteur/nos-coachs/

> ORIENTAEURO
Programme Click
Tél. : 02/808.72.71
click@orientaeuro.be
https://www.orientaeuro.be/fr/coaching-gratuit-jeune-bruxelles/

Et uniquement en néerlandais :

> GROEP INTRO
Rue du Village, 30
1070 Anderlecht
Tél. : 02/558.18.80
brussel@groepintro.be
https://www.groepintro.be

> IN BRUSSEL
Quai du Commerce, 48 3ème étage
1000 Bruxelles
Tél. : 02/503.02.12
info@inbrussel.be
http://www.inbrussel.be

Voir aussi :

MAJ 2026