Le test d’entrée en médecine et dentisterie laisse place à un concours

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté ce 29/09 en dernière lecture le projet de Décret relatif à l’instauration d’un concours d’entrée pour les filières de médecine et dentisterie à partir de l’année académique 2023-2024.

Quels sont les changements attendus ?

L’examen d’entrée laissait entrer tous ceux qui le réussissaient tandis que le concours, lui, permettra seulement à un nombre prédéterminé de lauréats (les mieux classés) d’entamer ces  études.

Tous les étudiants réussissant le concours auront la garantie de disposer d’un numéro INAMI.

Le texte adopté définit comment se calcule le nombre d’admis (sachant que le quota de numéros INAMI passera en 2028 de 505 à 744 numéros) et réduit le nombre maximal d’étudiants non-résidents lauréats. Le nombre de non-résidents sera en effet réduit de 30 à 15% afin de garantir une offre de soins suffisante et lutter contre de possibles pénuries liées au départ de diplômés après leurs études.

Le concours se déroulera en une session unique comprise entre le 16 et le 31 août précédant l’année académique concernée, afin de permettre aux étudiants de se préparer durant l’été et de donner le temps aux candidats non-retenus de se réorienter avant la rentrée.

Pour le reste, les huit matières sur lesquelles portera le concours restent les mêmes que celles du test d’entrée. Une première partie concernera toujours les connaissances scientifiques évaluées (chimie, biologie, physique, mathématiques) tandis que la deuxième partie est relative à la communication et l’analyse critique de l’information (capacité d’analyse et de raisonnement, capacité de communication et de perception de situations conflictuelles, capacité de perception de l’éthique et considération de ses conséquences sur l’individu et la société, capacité à faire preuve d’empathie, de compassion d’équité et de respect).




Infor Jeunes lance ses ateliers d’aide aux recours pour étudiants du secondaire, supérieur ou promotion sociale à partir du 22 juin 2022

Aide aux recours

Lors de ses ateliers, vous apprendrez « Ce qu’est un recours »; « Quelles sont les règles » ; « Si c’est opportun de le faire » ; « Comment rédiger un recours » ; « Quand et à qui l’envoyer ».

Pour les élèves du secondaire suite à :

  • L’obtention d’une attestation d’échec (AOC)
  • L’obtention d’une attestation d’orientation (AOB)
  • Un désaccord avec le décision du conseil de classe

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Pour les élèves du supérieur en cas de :

  • Validation de crédits insuffisants
  • Crainte d’être déclaré non-finançable
  • Contestation de la décision du jury

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Pour les élèves de promotion sociale en cas de :

  • Contestation d’une décision de refus (échec)
  • Contestation d’une décision d’une unité d’enseignement
  • Contestation de l’épreuve intégrée

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Inscriptions entre 13h et 18h :

  • A notre permanence : Chaussé de Louvain, 339 à 1030 Schaerbeek
  • Par téléphone : 02/733.11.93

Affiches à télécharger :

secondairesupérieurpromotion socialegénéral




Démarches administratives au retour d’un séjour à l’étranger

Changement d’adresse

Au moment de votre départ, il est recommandé de signaler votre départ à l’ambassade ou consulat de Belgique dans le pays où vous avez résidé.

Dans les 8 jours ouvrables de votre retour en Belgique, vous devez faire une déclaration au service de la population de votre nouvelle administration communale.

Après que la commune ait effectivement constaté votre nouvelle résidence principale, vous serez inscrit dans les registres de la population. Le certificat d’inscription est envoyé à la commune de la dernière résidence principale qui transmet le dossier personnel dont elle dispose encore éventuellement à la nouvelle commune d’inscription. La procédure de délivrance d’une nouvelle carte d’identité belge est alors mise en œuvre.

Si vous étiez radié pour « départ à l’étranger », vous serez réinscrit comme résident à votre nouvelle adresse après vérification par l’agent de quartier.

Remboursement des soins de santé

  • Si vous êtes resté affilié à la sécurité sociale belge, il n’y a aucune démarche à faire pour la mutuelle lorsque vous revenez en Belgique. Il est toutefois conseillé d’informer votre mutuelle de votre retour en Belgique afin de réactiver votre dossier si nécessaire.
  • Si vous avez participé au Régime Général de la Sécurité sociale d’Outre-mer pendant les six derniers mois, vous êtes dispensé en Belgique du stage en matière de maladie-invalidité (secteur prestations).
  • Si en plus du Régime général, vous avez été couvert par un contrat « Soins de santé » pendant les six derniers mois, vous serez dispensé de tout délai d’attente auprès de votre nouvelle mutuelle belge.

Allocations de chômage

Les conditions sont strictes afin que les périodes de travail à l’étranger soient prises en compte pour l’ouverture du droit au chômage.

Le travail effectué à l’étranger n’est pris en considération que dans les limites des conventions bilatérales et internationales, principalement les pays de l’Union européenne, de l’Espace économique européen, la Suisse, le Royaume-Uni) et pour autant que le travailleur ait, après le travail effectué à l’étranger, accompli des périodes de travail comme salarié en Belgique pendant au moins trois mois.

Ces conditions ne s’appliquent cependant pas aux occupations salariées lorsque vous relevez du régime belge de la sécurité sociale d’outre-mer.

Les jours couverts par ce régime, prestés où que ce soit dans le monde, entrent en ligne de compte pour l’ouverture de droits si par la suite, vous ayez encore travaillé en étant assujetti à la sécurité sociale belge (au moins 1 jour).

Vous ne devrez pas effectuer trois mois de travail supplémentaire en Belgique après votre retour si :

  • Vous avez travaillé dans l’UE, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse (et vous étiez soumis à la sécurité sociale de ce pays), en conservant votre lieu de résidence habituel en Belgique :

    – Soit en tant que travailleur frontalier (vous rentrez tous les jours ou au moins toutes les semaines chez vous)

    – Soit en cas de séjour temporaire dans un autre pays avec retour chez vous après l’occupation

  • Vous étiez occupé à l’étranger en tant que salarié détaché, cette situation étant assimilée, sur le place de la sécurité sociale, à du travail effectué en Belgique.

Plus d’infos sur la page de l’ONEM.

Pour les pays hors Europe, les législations sur la sécurité sociale sont souvent différentes ou n’existent pas. Il est donc essentiel de vous renseigner à l’ONEM avant votre départ.

Si vous n’avez pas droit aux allocations de chômage, vous pouvez vous adresser à un CPAS afin de solliciter un revenu d’intégration sociale (RIS).

Pension

Les périodes travaillées à l’étranger peuvent influencer le calcul de votre pension belge. Selon le pays concerné, des conventions européennes ou internationales permettent la prise en compte des périodes prestées à l’étranger.

Voir la page ‘Quelles démarches pendant le séjour à l’étranger

Voir aussi :

MAJ 2026




Se préparer et rédiger son CV

La préparation

Si vous entrez dans le monde du travail, un stage ou le volontariat peuvent vous apporter une expérience à faire valoir dans votre recherche d’emploi à l’étranger.

Certaines associations professionnelles ou chambres de commerce peuvent vous informer sur le marché du travail dans le pays où vous voulez aller ou vous donner les coordonnées d’une association similaire dans ce pays. Pensez aussi aux groupes d’expatriés et au réseau professionnel LinkedIn.

La plupart des belges travaillant à l’étranger partent dans un pays européen ou en Amérique du nord. Les expériences en Asie montent aussi depuis plusieurs années. On notera aussi qu’avec la généralisation du télétravail, il est parfois possible de travailleur pour un employeur étranger à partir de la Belgique.

Il faut avoir en tête que l’aspect administratif peut être assez long. Dans l’Union européenne, la libre circulation des travailleurs est le principe. Les démarches administratives sont donc moins lourdes mais hors Europe, elles peuvent être assez complexes et fastidieuses. Ces démarches seront évidemment différentes si vous partez seul ou avec votre famille.

La rédaction du curriculum vitae

Soigner son curriculum vitae est évidemment indispensable pour sortir de la masse et intéresser les employeurs.

Renseignez-vous sur les habitudes en vigueur en matière de curriculum vitae dans le pays où vous postulez. Dans certains pays, les entreprises n’apprécient pas les CV de plus d’une page A4 ; d’autres préfèrent les détails même d’ordre privé, dans ce cas le CV peut atteindre 5 à 6 pages. Il est toutefois à noter que les mentions de données personnelles (l’état civil et l’âge, notamment) ne sont plus le principe afin de limiter les discriminations à l’embauche.
En fonction de l’emploi visé, l’ordre des informations présentées dans votre CV sera important ; par exemple, soit faire apparaître en premier lieu vos expériences professionnelles, soit votre parcours scolaire. Dans certains pays, les employeurs apprécient la polyvalence, d’autres l’assimilent à de l’instabilité.

Le CV européen, l’Europass, permet de présenter votre profil complet et en plusieurs langues.
Vous pouvez le créer sur le site suivant : https://europa.eu/europass/fr.

Dans la lettre de motivation, il est souvent utile d’expliquer votre motivation et enthousiasme à travailler dans le pays concerné en tant qu’étranger.

Dans quels secteurs chercher ?

Plusieurs pistes sont à explorer : internet, les Chambres de Commerce des pays choisis, les quotidiens nationaux ou internationaux, et surtout en ligne : LinkedIn, réseaux spécialisés…

Voici quelques secteurs qui recrutent, chaque pays ayant bien entendu ses spécificités : agriculture, bâtiment, commerce, enseignement, environnement, hôtellerie, immobilier et services liés, industries du pétrole ou du gaz, restauration, secteur de la construction, secteur des nouvelles technologies (informatique-internet-réseau), secteur de la santé (infirmiers, médecins, anesthésistes…), secteur des services, technologies de l’information et tous les métiers du numérique, tourisme de loisirs et d’affaires et tous les services liés, transport, travaux publics.

N’oubliez pas de bien préparer toutes vos références : lettres d’employeur, photocopies de diplômes, photocopies de toutes les formations ou compétences qui pourraient intéresser l’employeur.

Le réseau EURES est l’un des premiers outils pouvant vous aider à trouver un emploi en Europe. Sur leur site internet, dans la rubrique « Vivre et travailler« , vous trouverez des réponses aux questions importantes telles que la recherche d’un logement, la recherche d’une école, la fiscalité, le coût de la vie, la santé, la législation sociale, la comparabilité des qualifications, etc.

Le site d’Actiris donne de nombreuses informations sur le travail à l’étranger : « Travailler en Europe » et « Travailler en-dehors de l’Europe ». Vous pouvez consulter les offres d’emploi à l’étranger disponibles (pour ce faire, sélectionnez dans le menu de gauche, lieu « Etranger »).

Si vous voulez voyager et travailler, c’est possible avec le Visa Vacances Travail (VVT) ou le Permis Vacances Travail (PVT) ou le Working Holiday Visa (WHV).

Trois dénominations pour une même activité : voyager et travailler en Australie, au Canada, à Taïwan, en Nouvelle-Zélande et en Corée du Sud. La Belgique dispose donc d’accords avec plusieurs pays, mais ces accords peuvent évoluer donc vérifiez-les bien !

Plus de renseignements sur les sites suivants :  http://www.working-holiday-visas.com/belge ou https://www.visavacancestravail.be ou le site français htpps://pvtistes.net

Voir aussi :

MAJ 2026




Reconnaissance des diplômes

En Belgique, vous savez à quoi correspond votre diplôme, à quel type de métiers il vous permet d’accéder. Vous savez aussi que certaines professions sont réglementées et qu’il faut le diplôme approprié pour les exercer.

Une de vos premières démarches si vous partez travailler à l’étranger sera donc de vérifier à quel niveau correspond votre diplôme dans le pays où vous souhaitez travailler.

Si vous voulez travailler à l’étranger

Reconnaissance des diplômes 

Faites légaliser votre diplôme (= authentifier la signature se trouvant dessus) pour qu’il soit reconnu à l’étranger :

Par l’administration communale où est située l’école ou par la Communauté compétente : Fédération Wallonie-Bruxelles, Naric-Vlanderen, Communauté germanophone.

Après cette première légalisation, le document peut devoir être traité par le Service Légalisation du Service public fédéral Affaires étrangères en fonction de votre pays de destination.

Il faut distinguer ici si le pays de destination est signataire de la Convention Apostille de La Haye ou non.

  • Pays signataire de la Convention Apostille de La Haye
    Une seule apostille suffit en principe pour rendre le document valable à l’étranger.
  • Pays non signataire
    Une légalisation complémentaire par l’ambassade ou le consultat du pays de destination peut être demandée.

Via ce moteur de recherche, vous trouverez pour quels pays il faut une légalisation ou une apostille et quels sont ceux dispensés de légalisation et d’apostille.

Depuis 2024, la Belgique utilise l’e-apostille, qui est la version numérique de l’apostille papier et qui à la même valeur. De plus en plus de démarches se font ainsi directement en ligne via la plateforme eLegalization.

NARIC-ENIC

Le centre NARIC-ENIC donne des informations sur la reconnaissance des diplômes obtenue dans l’espace économique européen (EEE). Il donne également des informations sur les procédures d’équivalence dans différents pays. Il est un atout essentiel dans la reconnaissance des qualifications.

Europass

En dehors du CV européen, la Plateforme en ligne Europass reprend 3 documents issus de l’ancien portfolio Europass : l’Europass mobilité, le supplément au diplôme et le supplément au certificat.
Ces documents permettent à tous les citoyens européens de mettre en avant leurs compétences et qualifications dans le cadre de leurs formations, études, recherche d’emploi ou de leur vie sociale ou professionnelle.

Professions réglementées

La Base de données de la Commission européenne reprend la liste des professions règlementées dans les pays européens.

ECVET et EQF

ECVET est le « système européen de crédits d’apprentissage pour l’enseignement et la formation professionnelle ».
Ce système de validation des compétences informel et non-formel a été mis en place par la Commission Européenne pour permettre une plus grande mobilité des travailleurs européens.

Le système ECVET est aujourd’hui le plus souvent intégré dans de nouveaux cadres européens de reconnaissance des compétences, notamment les micro-certifications (« micro-credentials ») et le Cadre européen des certifications (CEC ou European Qualifications Framework – EQF).
L’EQF est d’ailleurs devenu essentiel pour comparer les niveaux de diplômes entre pays européens.

Youthpass

Youthpass, outil créé par la Commission européenne permettant la reconnaissance de l’expérience non-formelle acquise par une personne, au cours d’un projet ou d’un programme mis en place par le Corps européen de solidarité, par les programmes d’Echanges de jeunes et les formations et mises en réseau de Erasmus+.

Voir aussi :

MAJ 2026




Les vaccins : à ne pas oublier!

Le médecin ou le centre agréé qui vous vaccine vous remettra un certificat de vaccination international (carnet jaune). Comme pour tous vos documents, il est recommandé d’en faire une copie.

En Belgique, seul le vaccin contre la poliomyélite est obligatoire. Ceux contre la diphtérie-tétanos-coqueluche, rougeole, rubéole, oreillons, Hib Haemophilius B, hépatite B, méningite C sont couramment recommandés.

Pour connaître la situation sanitaire des différentes maladies dans le pays où vous allez travailler, vous devez consulter en priorité le site de l’Institut de médecine tropicale. L’institut de médecine tropicale propose, via sa plateforme Wanda, des conseils de voyage et de vaccination par pays de destination.

Polio

Vaccin obligatoire, quatre doses sont injectées (2 mois, 3 mois, 4 mois et 13-18 moi) suivies d’un rappel à 5 – 6 ans).

Tetanos – Diphtérie

La vaccination contre le tétanos est indispensable. La primo vaccination se fait en 3 injections (intervalle d’un mois entre la première et la deuxième, la troisième un an plus tard), suivies de rappels tous les 10 ans.

La vaccination contre la diphtérie est recommandée avant les voyages dans certains pays.

Il est conseillé aux adultes en contact avec des nourrissons de recevoir une injection avec le vaccin combiné contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche.

Fièvre jaune

La fièvre jaune est une maladie virale aiguë (potentiellement mortelle quand on n’est pas vacciné) qui se transmet par la piqûre de certains moustiques dans certaines régions d’Amérique du sud et d’Afrique centrale.

La vaccination se fait en centre agréé. Le vaccin (une injection dans l’épaule) est d’une efficacité de 100%, et généralement bien toléré. Historiquement, le rappel se faisait tous les 10 ans (la validité du vaccin ne commençant officiellement qu’à partir du 10e jour de la vaccination si celle-ci intervient pour la 1ère fois)? Actuellement, la vaccination est en principe considérée comme valable à vie. Il existe des exceptions liées aux enfants vaccinés très jeunes, aux personnes immunodéprimées et aux femmes vaccinées pendant une grossesse. Il est donc crucial de se renseigner à l’Institut de médecine tropicale.

Choléra

Le choléra est une affection intestinale aiguë, avec vomissements, diarrhées et forte déshydratation. Il touche principalement les zones où les conditions d’hygiène sont très précaires. La vaccination n’est en principe plus exigée selon l’OMS mais elle reste recommandée pour les zones à épidémies (zones de catastrophes, camps de réfugiés).

L’ancien vaccin injectable était peu efficace et donnait souvent des effets secondaires, le nouveau vaccin buvable (Dukora) est mieux toléré et efficace.

Méningite à méningocoques A, C, Y, W135

La méningite est une maladie très dangereuse, elle est présente notamment dans la partie subsaharienne du continent africain (Mauritanie, Gambie, Sénégal jusqu’en Éthiopie).

La vaccination est recommandée si vous partez dans les pays de la ceinture méningée en Afrique subsaharienne. Après avoir été vacciné, vous serez immunisé pour une période allant de 3 à 5 ans.

Attention, même en habitant en Belgique, l’ONE (et le Conseil Supérieur de la Santé belge) recommande désormais de vacciner contre toutes les souches principales de méningite (A, C, W et Y). Le vaccin monovalent contre le seul type C n’est donc plus la norme.

Fièvre typhoïde

C’est une infection grave avec de fortes fièvres. Elle est liée à des conditions d’hygiène insuffisantes (eau et alimentation contaminées).

Le vaccin donne une immunité de 3 ans mais la protection est partielle : seulement de 60 à 70%, il est donc important de conserver une bonne hygiène alimentaire même lorsque vous êtes vacciné. Il existe un vaccin administré par voie orale et un vaccin injectable.

Hépatite A

Cette infection (aussi appelée jaunisse) est transmise par l’ingestion d’eau ou d’aliments souillés ou par contact avec les selles ou objets contaminés ou encore lors de contacts bouche/anus.

Le vaccin comporte généralement deux injections : une première qui immunise 1 an, une deuxième qui immunise 40 – 50 ans. Il existe un vaccin bivalent hépatite A – hépatite B.

Hépatite B

Elle se transmet par le sang et les secrétions sexuelles (sperme, sécrétions vaginales) et contrairement au VIH (virus du SIDA), on peut également être contaminé par la salive et à partir d’objets de toilettes (brosse à dents, rasoir…). Sans soins, elle peut provoquer une cirrhose et évoluer vers un cancer du foie.

La vaccination est recommandée aux personnes qui :
– séjournent longtemps en Afrique centrale, en Amérique latine ou en Asie ;
– de par leur profession sont exposées au risque de contamination (membres du personnel médical et paramédical) ;
– exposées de par leur comportement sexuel.

La vaccination comporte trois injections : la 2e et la 3e doses sont injectées respectivement un et six mois après la première. Les 2 vaccinations (hépatite A + hépatite B) peuvent être effectuées ensemble au moyen d’un vaccin bivalent (2e dose un mois après la 1ère et 3e dose six mois après la 2e).

Encéphalite japonaise

Elle est présente dans les zones rurales de l’est et du sud-est asiatique et est transmise par une catégorie de moustiques qui piquent de la tombée du jour au lever du soleil. La période la plus dangereuse dans les régions à climat tempéré se situe vers la fin de l’été et le début de l’automne ; dans les régions à climat tropical, au début de la mousson. Le risque existe cependant toute l’année dans la région des 3 archipels (Philippines, Indonésie, Malaisie).

C’est une infection potentiellement grave contre laquelle il existe un vaccin délivré par l’Institut de médecine tropicale. Comme pour la Malaria, il faut se protéger contre les piqûres de moustiques.

Rage

C’est une infection grave du cerveau causée par le virus qui se transmet par des morsures d’animaux qui sont porteurs du virus. La vaccination est recommandée pour des groupes à risques comme les vétérinaires, archéologues, spéléologues, chasseurs, gardes forestiers, marchands de bétail, les personnes qui vont travailler dans des zones rurales, etc.

Les voyageurs de certains pays dits à risque de rage (présence de chiens errants…) doivent également bien se renseigner sur la présence de cette maladie dans les régions où ils passeront et prendre la précaution du vaccin en fonction.

La vaccination préventive se fait en 3 injections avec un intervalle d’un mois. Le vaccin donne une protection de 20 à 30 ans, probablement à vie.

Malaria ou Paludisme

C’est une maladie transmise par un moustique bien particulier (anophèle) entre le coucher du soleil et le lever du jour. La malaria ne se rencontre que dans les zones où vivent les moustiques anophèles, à savoir les zones tropicales ainsi qu’un grand nombre de zones subtropicales. Les symptômes sont de fortes fièvres et un malaise généralisé (état grippal). Les mesures préventives sont : dormir dans des pièces protégées par des moustiquaires ou avoir une moustiquaire autour du lit, pulvériser des insecticides, mettre des vêtements de couleur claire au coucher du soleil couvrant les bras et jambes.

Il n’existe toujours pas de vaccin accessible au voyageur adulte (les vaccins développés sont utilisés principalement dans des programmes pédiatriques en Afrique).

Une médication antipaludéenne est à prendre préventivement et sur place en fonction de la durée et du lieu de votre séjour. En raison d’un risque d’effets secondaires neuropsychiatriques, le médicament « Lariam » est aujourd’hui réservé aux situations où la « Malarone » ne pourrait pas être prescrite en premier ressort ; demandez toujours un avis médicale éclairé.

Pendant votre séjour et même après votre retour, il est important en cas de fièvre de toujours penser à une malaria.

Dengue, Chikungunya et Zika

Ce sont des infections virales transmises par des moustiques.
– Le virus de la dengue est endémique dans le Sud-Est asiatique, les Caraïbes, l’Amérique Centrale, l’Amérique du Sud et plus sporadiquement en Afrique et dans le nord de l’Australie. Actuellement, elle est en pleine expansion dans de nombreuses régions tropicales.
– Le virus Chikungunya est présent dans le monde entier, en particulier en Inde, Asie et Afrique.
– Le virus Zika était présent en Amérique latine, Afrique, Asie, mais aussi dans les Caraïbes et sur quelques îles de la région du Pacifique.

Les symptômes de ces maladies sont de la fièvre et souvent des douleurs musculaires :
– La Chikungunya est dominée par des arthrites ;
– Le Zika provoque de la fatigue, des douleurs musculaires, des éruptions cutanées, de la conjonctivite.
– Dans de très rares circonstances, la Dengue peut se développer de manière dramatique, avec chute de tension et hémorragies qui peuvent toutefois évoluer favorablement avec de bons soins médicaux.

Il n’y a pas de vaccin ni de médicaments efficaces (sauf Dengvaxia, limité à certaines populations endémiques – et pas recommandé en voyage). La guérison se fait spontanément, mais la convalescence peut durer longtemps. On peut seulement utiliser du Paracétamol pour la fièvre.

La prévention repose sur la protection contre les moustiques, y compris en journée.

Covid-19

La COVID-19 est la maladie causée par un nouveau coronavirus, le SARS-CoV-2. Ce nouveau virus a été détecté le 31 décembre 2019 lorsqu’un foyer épidémique de cas de « pneumonie virale » a été notifié en Chine. Les symptômes les plus fréquents sont la fièvre, la toux sèche et la fatigue. Ceux de la forme grave sont l’essoufflement, la perte d’appétit, l’état confusionnel, les douleurs ou sensation d’oppression persistantes dans la poitrine, une température élevée.

Les règles de base contre la Covid-19 :
– Se lavez régulièrement les mains
– Porter un masque
– Garder 1,5 m de distance (penser aux personnes vulnérables)
– Travailler à domicile si possible
– Aérer les espaces intérieurs
– Pratiquer ses activités de préférence à l’extérieur.

En cas de symptômes : faire un autotest Covid. La vaccination est recommandée pour les personnes les plus vulnérables.

La pandémie est largement sous contrôle actuellement.
La plupart des États ont levé leurs restrictions sanitaires et sont donc ouverts à tous les voyageurs, qu’ils soient ou non vaccinés. Toutefois, certains États ont encore des conditions d’entrée très strictes, ils peuvent exiger des preuves de vaccination pour les personnes à risque ou en cas de nouvelle vague.

Nous vous recommandons de vérifier peu de temps avant votre départ les mesures en vigueur dans votre pays de destination sur le site du SPF Affaires Etrangères.

Pour toutes informations complémentaires sur ce virus, nous vous invitons à consulter ce site : https://www.who.int/fr/news-room/q-a-detail/coronavirus-disease-covid-19

Voir aussi :

MAJ 2026




Job étudiant à 15 ans : ce qui change en 2026

Bonne nouvelle pour les jeunes dès 15 ans : depuis mai 2026, la Belgique a officiellement élargi l’accès au job étudiant. Tu peux désormais travailler plus tôt… mais avec des règles très strictes.

Depuis cette réforme, un·e jeune de 15 ans peut signer un contrat étudiant, même s’il/elle est encore soumis·e à l’obligation scolaire à temps plein.

Avant, il fallait en général avoir 16 ans ou avoir terminé deux années de secondaire. Cette condition a été assouplie en 2026.

Attention : uniquement des “travaux légers”. À 15 ans, tu ne peux pas faire n’importe quel job !

Les règles principales

– uniquement des travaux légers (tâches simples, non dangereuses)

– pas de machines lourdes, pas de travail risqué

– pas de travail pendant les heures de cours

– encadrement renforcé par l’employeur

Pendant la période scolaire

– max 2h par jour d’école

– max 12h par semaine

Pendant les vacances scolaires

Les règles sont plus souples, mais le travail doit rester adapté à ton âge.

-> Nous avons mis à jour toutes nos pages dédiées au job étudiant afin d’intégrer ces nouvelles règles et de vous proposer des informations claires, à jour et faciles à comprendre : https://www.jeminforme.be/category/travail/job-etudiant




Qui peut travailler sous contrat d’occupation étudiant ?

Qu’est-ce qu’un étudiant ?

La notion d’étudiant n’est pas définie dans la loi. Traditionnellement, un étudiant est un jeune qui suit un enseignement de plein exercice (dans le secondaire ou le supérieur). Le terme d’étudiant peut toutefois aussi désigner les jeunes suivant des études à temps partiel.

qui peut conclure un contrat d’occupation d’étudiant ?

Un jeune à partir de 15 ans, s’il suit :

  • un enseignement de plein exercice
    OU
  • un enseignement à temps partiel (CEFA, apprentissage (EFP, IFAPME)) à condition que :
    – l’étudiant ne soit pas occupé sous contrat d’occupation étudiant lorsqu’il suit sa formation théorique ou qu’il est présent sur son lieu de formation de pratique professionnelle ;
    – il ne soit pas occupé sous contrat d’occupation étudiant auprès de l’employeur chez qui il effectue sa formation de pratique professionnelle (excepté pour les mois de juillet et d’août) ;
    – il ne bénéficie pas d’allocations de chômage ou d’insertion.

Remarques : Les étudiants mineurs qui suivent un enseignement à temps partiel, mais qui ne sont ni liés par un contrat de travail ni par un contrat de stage peuvent conclure un contrat d’occupation étudiant, uniquement pendant les périodes de vacances scolaires.

Depuis le 14 mai 2026, les jeunes de 15 ans peuvent désormais travailler comme étudiants plus facilement. Mais des limites importantes restent prévues pour protéger les jeunes travailleurs. Ils peuvent uniquement effectuer des travaux légers, par exemple :
– Aide à l’accueil et préposé au vestiaire ;
– Réassortisseur ;
– Assistant de vente dans le commerce de détail ;
– Activités logistiques (réception, stockage, pesage, conditionnement, étiquetage, préparation des commandes, gestion des stocks…) ;
– Tâches légères de nettoyage (dépoussiérer, faire la vaisselle, passer l’aspirateur ou la serpillière, vider les poubelles, laver les vitres à hauteur des mains, effectuer un nettoyage léger des sanitaires) ;
– Activités organisationnelles légères dans le secteur des soins (distribution et débarrassage des repas et des boissons) ;
– Babysitting.

Les travaux dangereux ou trop pénibles restent totalement interdits.

Les règles concernant les heures aussi sont plus strictes : Pendant l’année scolaire, les étudiants de 15 ans peuvent travailler maximum 2 heures les jours d’école et 12 heures par semaine. Pendant les vacances scolaires, ils peuvent travailler maximum 8 heures par jour et 40 heures par semaine (comme les autres étudiants).

Le travail de nuit et les heures supplémentaires leur restent interdits, tout comme :
– les heures supplémentaires ;
– entre 20 heures et 6 heures ;
– les dimanches ;
– les jours fériés.

Les étudiants qui ne sont pas inscrits dans une école en Belgique, qui suivent une année d’études à l’étranger, dont la résidence principale est toujours en Belgique et qui bénéficient d’allocations familiales peuvent également conclure un « contrat d’occupation étudiant ».

Cas particulier des étudiants en enseignement pour adultes

La question de savoir si un étudiant en enseignement pour adultes (anciennement promotion sociale) peut conclure un contrat d’occupation d’étudiant est très compliquée. La situation est à étudier au cas par cas.

La loi prévoit que les étudiants inscrits à des cours du soir ou qui suivent un enseignement à horaire réduit ne peuvent pas conclure de contrat d’occupation étudiant. Elle dispose également que les études doivent être l’activité principale, et le travail accessoire.

La loi n’exclut pas spécifiquement l’enseignement pour adultes mais uniquement, les enseignements suivis en cours du soir ou à horaire réduit. Elle précise également qu’il faut que les études soient l’activité principale, et le travail accessoire. On peut donc logiquement en déduire que si vous suivez des cours en horaire temps plein de jour, vous pouvez conclure un contrat d’occupation étudiant.

Si par contre vous suivez des cours de soir ou à horaire réduit, il est probable que vous ne puissiez pas conclure un contrat d’occupation d’étudiant. Mais comme il y a doute, il conviendrait de contacter le Contrôle des lois sociales du SPF Emploi qui est chargé d’interpréter la loi dans ce domaine. Vous pouvez le contacter par téléphone du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 16h30 au 02/235.55.60 OU par courriel à info.cls@emploi.belgique.be

L’étudiant qui ne peut pas conclure un contrat d’occupation d’étudiant est

  • L’étudiant de moins de 15 ans ;
  • L’étudiant qui travaille depuis plus de 12 mois de manière ininterrompue chez le même employeur. Après la période de 12 mois ininterrompu, le contrat d’occupation étudiant devient un contrat de travail ordinaire ;
  • L’étudiant inscrit uniquement dans un cours du soir ou qui suit un enseignement à horaire réduit. Attention, en cas de doute, il ne faut pas hésiter à solliciter l’avis du Contrôle des lois sociales ;
  • L’étudiant qui effectue des travaux non rémunérés dans une entreprise au cours d’un stage, faisant partie de son programme d’études. L’interdiction ne s’applique qu’à la période de stage concernée dans l’entreprise. En dehors de cette période de stage, l’étudiant peut travailler pour cette même entreprise sous contrat étudiant ;
  • L’étudiant ayant terminé ses études au mois de juin. 
    Selon le SPF Emploi, cet étudiant ne peut plus travailler sous contrat étudiant l’été suivant la fin de ses études. Sachez toutefois que les caisses d’allocations familiales (FAMIRIS, FAMIWAL) ainsi que l’ONEM seraient plus souples. Ils semblent accepter qu’un étudiant ayant terminé ses études en juin et travaillant en juillet, août et septembre sous contrat d’occupation étudiant bénéficie de ses allocations familiales et de l’assimilation de sa période de travail sous contrat d’occupation étudiant au stage d’insertion professionnelle.

Un jeune aux études ou en formation ne pouvant pas travailler sous contrat d’occupation étudiant peut toutefois conclure un contrat de travail ordinaire.

Voir aussi :

MAJ 2026




Job étudiant : durée du temps de travail

La durée du temps de travail de l’étudiant doit être précisée dans son contrat de travail et dans le règlement de travail de l’entreprise. Il existe cependant certaines balises légales, que nous vous exposons ci-dessous.

Durée minimale d’une période de travail

Toute période ininterrompue de travail ne peut être inférieure à 3h, que ce soit pour les travailleurs occupés à temps plein ou ceux occupés à temps partiel.
Il peut être dérogé à cette règle par convention collective de travail sectorielle ou d’entreprise, ou moyennant le consentement du travailleur.

Il existe aussi des dérogations pour certains travailleurs (Nous n’abordons ici que les catégories susceptibles d’intéresser les étudiants (AR du 18 juin 1990). Il s’agit essentiellement de certains travailleurs non assujettis à la sécurité sociale (voir aussi la page Job étudiant Quand le contrat est-il soumis à l’ONSS ?), comme :

  • Les travailleurs qui accomplissent un travail occasionnel de 8h maximum, chez un ou plusieurs employeurs pour les besoins du ménage.
  • Les étudiants dans le secteur socio-culturel, disposant d’un contingent annuel de 190h, en plus du quota de 650h.
  • Les ouvriers travaillant exclusivement à des travaux de nettoyage des locaux occupés à des fins professionnelles par leur employeur.

Durée maximale

La durée du travail ne peut excéder 8 heures par jour ni 40h par semaine maximum ou 38h par semaine dans le secteur privé. Des dérogations existent toutefois dans différents secteurs tels que l’hôtellerie, les restaurants et cafés situés dans une station balnéaire où l’on peut travailler 12h en plus par semaine avec un maximum de 11h par jour et de 50h par semaine.

La loi du 16 mars 1971 interdit aux étudiants de moins de 18 ans d’effectuer un travail de plus de 8h par jour, ni 40h par semaine, et de faire un travail supplémentaire (sauf dérogations). Pour obtenir une liste des dérogations dans ce domaine, il faut s’adresser au Contrôle des lois sociales.

Concernant les étudiants de 15 ans, pendant l’année scolaire, ils peuvent travailler maximum 2 heures les jours d’école et 12 heures par semaine. Pendant les vacances scolaires, ils peuvent travailler maximum 8 heures par jour et 40 heures par semaine.

Les étudiants de moins de 18 ans

Ils ont droit à plus de pauses qu’un étudiant majeur ou un travailleur ordinaire. Ils ne peuvent travailler sans interruption plus de 4 heures et demie. Si la durée de travail dépasse cette période, ils ont droit à une demi-heure de repos. Si le temps de travail dépasse six heures, ils ont droit à une heure de repos, une demi-heure devant être prise en une fois.
Pour rappel : la durée du travail pour les jeunes de moins de 18 ans est le temps pendant lequel le travailleur est à la disposition d’un ou plusieurs employeurs.

Les étudiants de 18 ans et plus

Ils ont droit à une pause si la durée du travail dépasse six heures comme tout travailleur ordinaire. La durée est en principe de minimum 15 minutes, elle doit être mentionnée dans le règlement de travail que l’étudiant a reçu au moment de signer son contrat.

Travail à temps partiel

Le travail à temps partiel connaît deux règles de base.

  1. La règle des 3h pour la durée minimale par prestation de travail. La durée de chaque période de travail ne peut être inférieure à 3h. Cette règle s’applique aux travailleurs et employeurs soumis aux dispositions relatives à la durée du temps de travail de la loi du 16 mars 1971.
  2. La règle du tiers temps pour la durée hebdomadaire minimale. Le contrat à temps partiel doit mentionner une durée hebdomadaire qui ne peut en principe être inférieure à un tiers de la durée du travail d’un temps plein en vigueur dans le secteur.

La limitation hebdomadaire d’un tiers temps ne s’applique pas aux étudiants qui travaillent sous contrat d’occupation d’étudiant pendant un mois maximum durant la période de juillet, août ou septembre et qui n’ont pas été soumis à l’ONSS en raison d’une activité exercée chez le même employeur au cours de l’année scolaire précédant les vacances d’été.

Il existe également des dérogations à ces limites journalières et hebdomadaires pour :

Les travailleurs non assujettis à l’ONSS

– Les travailleurs domestiques qui ne sont pas logés chez l’employeur, lorsque la durée de leur occupation n’atteint pas 4h/jour chez le même employeur, ni 24h/semaine chez un ou plusieurs employeurs ;
– Les étudiants qui pratiquent des activités saisonnières à raison d’un maximum de 25 jours par an lors des périodes de cueillette ;
– Les étudiants qui exécutent un travail occasionnel pour les besoins du ménage d’un ou plusieurs employeurs, sans dépasser 8h/semaine (par exemple les baby-sitters) ;
– Les travailleurs occupés dans le secteur socioculturel durant 300h par année civile ou dans le secteur sportif durant 450h par année civile, chez un ou plusieurs employeurs, à condition qu’une déclaration préalable ait été faite au Contrôle des lois sociales. Cette limite est abaissée à 190h par an si le travailleur est étudiant jobiste.

Les travailleurs liés par un contrat de travail prévoyant des prestations journalières d’au moins 4h

A condition que :

– Les prestations s’effectuent selon un horaire fixe prévu dans le contrat et dans le règlement de travail ;
– Le contrat de travail stipule que les heures complémentaires sont exclues, sauf si elles sont prestées juste après les heures prévues dans le contrat ;
– Le contrat de travail prévoit que ces heures supplémentaires donnent droit à une majoration de rémunération ;
– Une copie du contrat soit envoyée au Contrôle des lois sociales.

Les ouvriers

Les ouvriers chargés, dans le cadre d’un horaire fixe, exclusivement des travaux de nettoyage de locaux occupés à des fins professionnelles par leur employeur.

Voir aussi :

MAJ 2026




Job étudiant : travail de nuit, jours fériés, jours de repos, travaux interdits

Travail de nuit, jours fériés et repos du dimanche

Les règles générales relatives au travail de nuit, aux jours fériés et au repos du dimanche sont applicables aux étudiants travailleurs au même titre qu’aux autres travailleurs salariés.
Il existe toutefois une série de règles particulières pour les jeunes travailleurs, consacrées aux articles 30 à 34ter de la loi du 16 mars 1971 sur le travail.

Travail de nuit

On entend par travail de nuit le travail effectué entre 20h et 6h du matin. Le principe est son interdiction pour les mineurs.

Mais il existe des exceptions liées à l’âge et au secteur.
Avant 16 ans, le travail de nuit est toujours interdit (obligation d’interrompre le travail à 20h maximum).
A partir de 16 ans, les jeunes peuvent travailler jusque 22h (et reprendre le travail à partir de 6h) selon certains secteurs. De plus, un étudiant de plus de 16 ans peut être occupé jusque 23h (et reprendre le travail à partir de 7h) dans certaines situations (secteur de l’Horeca, travail organisé en équipes successives, travail d’acteur ou actrice).

En aucun cas, l’étudiant quel que soit son âge et son secteur d’activité peut être occupé entre minuit et 4h du matin.

Un projet discuté en 2026 propose que le travail de nuit dans certains secteurs commence à 23h au lieu de 20h. Mais ce changement n’est pas encore définitivement adopté.

Jours fériés, repos du dimanche et jour de repos supplémentaire

Le principe est que les mineurs ne peuvent travailler le dimanche ou un jour férié, ni prester des heures supplémentaires.

Cependant, des dérogations sont possibles.

  • Participer à des manifestations sportives
  • Collaborer comme acteur ou figurant pour des manifestations à caractère culturel, éducatif, artistique ou scientifique, des défilés de mode ou de présentation de collections de vêtements

Repos du dimanche

Depuis le 16 avril 2018, les étudiants majeurs peuvent travailler le dimanche et les jours fériés plus librement, les 16-18 ans restent soumis aux règles de protection des jeunes travailleurs et peuvent travailler le dimanche dans les secteurs suivants :

  • La commission paritaire 201 : les commerces de détail indépendants ;
  • La commission paritaire 202 : les commerces de détail alimentaires ;
  • La commission paritaire 311 : les grandes entreprises de vente au détail ;
  • La commission paritaire 312 : les grands magasins.

Si l’employeur avertit par écrit le Contrôle des lois sociales dans les 3 jours, les jeunes de moins de 18 ans peuvent travailler dans certaines situations d’urgence :

  • S’il faut effectuer des travaux urgents au matériel pour éviter une entrave à la marche normale de l’exploitation ;
  • S’il y a un risque imminent d’accident dans l’entreprise.

Si l’employeur avertit par écrit le Contrôle des lois sociales au minimum 5 jours auparavant, les jeunes de moins de 18 ans peuvent travailler :

  • Pendant les vacances scolaires de Noël et Pâques et pendant une période allant du dimanche de la Pentecôte et le 30 septembre dans des entreprises situées dans des stations balnéaires et climatiques et dans des centres touristiques (magasins de détail, salons de coiffure, entreprises de spectacles et jeux publics, entreprises de location de livres, chaises, moyens de locomotion) ;
  • Dans le secteur Horeca ;
  • Dans les boulangeries comme ouvriers ;
  • Dans les magasins de détail ;
  • Dans les salons de coiffure ;
  • Dans les entreprises de spectacles et jeux publics ;
  • Dans les entreprises de location de livres, chaises et moyens de locomotion.

Repos supplémentaire

Outre le repos du dimanche, l’étudiant doit se voir octroyer un jour de repos supplémentaire qui suit ou qui précède immédiatement le dimanche. L’étudiant a donc droit à 48h consécutives de repos par semaine.

Même si l’employeur obtient une dérogation, il ne peut (sauf autorisation préalable du Contrôle des lois sociales) occuper ces jeunes travailleurs plus d’un dimanche sur deux. De plus, les règles légales sur le repos du dimanche, le jour de repos supplémentaire et des jours fériés restent en vigueur.

Jours fériés

En ce qui concerne les jours fériés, la réglementation générale s’applique aux étudiants. L’employeur doit payer la rémunération des jours fériés pendant le contrat d’occupation de l’étudiant :

  • Si le jour férié survient un jour d’activité de l’entreprise, le jeune a droit à sa rémunération.
  • Si le jour férié tombe un jour d’inactivité ou un dimanche et qu’il a été remplacé par un jour tombant durant la période du contrat, le jeune a droit à ce jour de congé et sa rémunération.

Pour ce qui est des jours fériés survenant après la fin du contrat, il existe plusieurs situations :

  • La période d’occupation est inférieure à 15 jours : aucune rémunération ne doit être payée pour les jours fériés survenant après la fin du contrat de travail.
  • La période d’occupation est de 15 jours à 1 mois sans interruption de la part de l’étudiant : la rémunération doit être payée pour tous les jours fériés survenant lors des 14 jours suivant la fin du contrat de travail.
  • La période d’occupation est de plus d’1 mois sans interruption de la part de l’étudiant : la rémunération doit être payée pour tous les jours fériés survenant lors des 30 jours suivant la fin du contrat de travail.

L’étudiant n’a pas droit à une rémunération du jour férié si :

  • Il est licencié pour faute grave ;
  • Il démissionne ;
  • Il travaille chez un autre employeur.

Travaux interdits

La liste des travaux interdits pour les jeunes travailleurs se trouve dans le Code du Bien-être au travail du 28 avril 2017.

Bien-être au travail : sécurité et santé

Les étudiants peuvent se retrouver confrontés à des risques pour leur sécurité ou leur santé. Il faut toujours veiller à recevoir les informations adéquates lors de l’accueil, demander s’il faut des moyens de protection individuelle (vêtement de travail approprié, lunettes de protection, etc.), demander des explications concernant la toxicité de certains produits, connaître le nom du médecin du travail, vérifier s’il faut effectuer un examen médical. L’hygiène doit bien sûr être assurée aussi bien dans les locaux de travail que dans les vestiaires, toilettes, réfectoire.

Registre du personnel, compte individuel

Les étudiants doivent être inscrits dans le registre du personnel, les prestations et les sommes dues doivent être inscrites sur un compte individuel. L’étudiant reçoit une fiche de salaire lorsqu’il perçoit sa rémunération.

Voir aussi :

MAJ 2026




Période d’essai et test de recrutement

La période d’essai n’existe plus pour les contrats ordinaires de travail depuis 2014. Le contrat d’occupation d’étudiant et le contrat de travail intérimaire continuent toutefois à bénéficier d’une période d’essai. Le contrat de travail étudiant ne doit pas prévoir explicitement de période d’essai. Celle-ci est automatiquement prestée par l’étudiant qu’elle soit mentionnée ou non dans le contrat de travail.

La période d’essai existe pour évaluer la qualité de votre travail. Elle permet à l’employeur de juger si vous convenez pour le job proposé. Cette période d’essai doit être rémunérée puisqu’elle s’effectue dans le cadre du contrat de travail.

Durée de l’essai

« Les trois premiers jours de travail sont considérés comme période d’essai. Jusqu’à l’expiration de cette période, chacune des parties peut mettre fin au contrat, sans préavis ni indemnité. Lorsqu’un étudiant est occupé dans la même fonction, par le biais de contrats de travail étudiants successifs, les périodes d’essai successives sont interdites » (article 127 de la Loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail).

La durée de la période d’essai s’élève automatiquement à 3 jours de travail, qu’elle soit prévue ou pas dans le contrat. Les 3 premiers jours d’un contrat d’occupation étudiant constituent toujours une période d’essai.

Attention donc aux employeurs qui veulent que l’étudiant fasse une journée d’essai sans contrat, c’est du travail au noir et l’étudiant ne sera pas couvert pour les accidents (s’il travaille sur une machine par exemple). De plus, il ne sera vraisemblablement pas payé pour sa journée d’essai et ne sera même pas en mesure de prouver qu’il a travaillé à l’essai. Le seul test que l’employeur est susceptible de faire passer avant la signature du contrat est le test de recrutement (voir ci-dessous).

Depuis novembre 2022, la loi interdit explicitement les périodes d’essai successives lorsqu’un étudiant occupe la même fonction au fil de contrats d’étudiant successifs. Cette mention contractuelle est une obligation découlant de la Loi du 7 octobre 2022 transposant partiellement la directive (UE) 2019/1152 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 relative à des conditions de travail transparentes et prévisibles dans l’Union européenne.

Suspension de la période d’essai

La durée de la période d’essai ne peut être prolongée, même en cas de suspension de l’exécution du contrat de travail durant la période d’essai (en cas de maladie ou d’accident).

Licenciement pendant la période d’essai

Pendant les 3 premiers jours, l’employeur comme l’étudiant peuvent résilier le contrat sans préavis et sans indemnité, à la fin de la journée de travail. Après ces 3 premiers jours, tant l’employeur que l’étudiant devront respecter les règles légales de préavis si le contrat est rompu avant son terme.

Les tests de recrutement

De nombreuses entreprises procèdent à des tests de recrutement avant d’engager un étudiant.
Ces tests ne doivent pas être confondus avec la période d’essai de 3 jours prévue automatiquement dans un contrat d’occupation étudiant.

Un test de recrutement est destiné à évaluer les capacités, les compétences et parfois la personnalité du travailleur pour l’emploi pour lequel on veut l’engager. Il se situe donc bien avant la signature du contrat de travail. Le test ne doit pas être rentable pour l’entreprise, ni rémunéré.
Ce test doit avoir une durée proportionnelle aux capacités que l’employeur veut évaluer. Il doit durer quelques heures et pas plusieurs jours. L’employeur peut par contre prévoir de répartir plusieurs heures sur quelques jours.

Exemple : Un employeur demande à un étudiant de venir faire un test afin d’évaluer ses connaissances informatiques étant donné que le job proposé consiste à encoder des données dans un ordinateur.

Un document doit être fourni par l’employeur au travailleur. Ce document doit mentionner la durée du test, qu’il est fait pour évaluer les capacités du travailleur et qu’il est non rémunéré et non rentable pour l’entreprise. Ce document n’est pas un contrat, mais il doit être signé par les deux parties en guise d’accord et de preuve.

Si le test s’avère rentable (pendant un ou plusieurs jours) et est rémunéré par l’employeur, il peut s’agir d’un contrat de travail oral à durée indéterminée. Les règles relatives à un contrat de travail ordinaire s’appliqueront dans ce cas. L’employeur peut se voir infliger une amende en cas d’inspection durant un jour de test, s’il s’avère que le travailleur n’a pas signé de contrat de travail ou de document prouvant le test n’est pas rentable pour l’entreprise.

Le fait qu’un étudiant soit testé en étant placé à la caisse d’un magasin pendant une journée ou une après-midi n’est clairement pas un test de recrutement mais un « essai » illégal. Le travail du jeune à la caisse profite en effet à l’employeur et le jeune qui n’a signé aucun contrat effectue donc un travail au noir sans aucune garantie de rémunération. Dans ce type de situation, lorsqu’un jeune étudiant s’est « fait avoir », il est conseillé de contacter le Contrôle des lois sociales de sa région pour porter plainte.

Dans un arrêt rendu le 16 octobre 2025 par la Cour du travail de Bruxelles, il est précisé que :

 » La Cour accepte en effet la qualification de test pour l’occupation d’un étudiant venu réparer des vélos durant une demi-journée, celle-ci étant convaincue par les éléments suivants :

– Déclaration spontanée du candidat indiquant qu’il s’agissait d’un test ;
– Mention explicite « test » dans l’agenda du gérant ;
– Absence totale de rémunération prévue ;
– Supervision par du personnel qualifié, apte à apprécier ses compétences ;
– Durée limitée, cohérente avec les pratiques sectorielles et de formation (une journée-test étant habituelle) ;
– Besoin réel de main-d’œuvre, démontrée par l’évolution de l’effectif de l’entreprise ».

Voir aussi :

MAJ 2026




Qu’est-ce que le travail au pair ?

Vous voulez découvrir la vie de tous les jours dans un pays étranger, approfondir votre connaissance d’autres langues, rencontrer d’autres cultures et d’autres personnes, prendre un peu de temps avant d’entamer un nouveau cycle d’études tout en apprenant une langue dans une famille d’accueil ? Alors, le travail au pair constitue un excellent moyen pour réunir ces différents éléments et pourra augmenter vos chances lorsque vous chercherez un emploi.

Le séjour

Vous serez accueilli temporairement dans une famille d’accueil, où vous serez logé et nourri, où vous effectuerez quelques tâches ménagères, y compris vous occuper des enfants.

Vous recevrez mensuellement une somme d’argent destinée à couvrir vos dépenses personnelles.

Le travail au pair est ouvert aux jeunes filles et garçons. Votre emploi du temps devra être aménagé pour que vous puissiez suivre des cours de langues puisque cet apprentissage est une des finalités de votre séjour au pair.

Où effectuer le séjour au pair ?

Beaucoup de jeunes belges partent travailler au pair à l’étranger, mais il existe aussi diverses possibilités pour eux comme pour les jeunes étrangers au sein même de la Belgique puisqu’elle est composée de trois communautés : française, flamande et germanophone et offre donc un bel éventail de langues.

Les séjours à l’étranger se déroulent essentiellement en Europe, hors Europe surtout aux États-Unis étant donné que des pays comme le Canada ou l’Australie ont des conditions si restrictives qu’il est difficile d’y effectuer un séjour au pair.

Quelles sont les conditions d’un séjour au pair ?

Les jeunes travaillant au pair constituent une catégorie tout à fait spécifique : à la fois étudiant, travailleur, travailleur domestique, mais ils n’entrent précisément dans aucune de ces catégories.

Le travail au pair en Belgique est réglementé par une législation spécifique pour les jeunes étrangers de l’EEE et hors EEE.

Dans de nombreux états membres de l’EEE, il n’y a pas de loi concernant le travail au pair des jeunes européens. Seul existe l’Accord européen sur le placement au pair du 24 novembre 1969.

En Belgique, il n’est utilisé qu’en tant que référence, n’ayant pas été approuvé par le Parlement belge.

Chaque pays applique sa législation nationale, qui peut évidemment varier d’un pays à l’autre.

Et si le jeune désire partir dans un pays hors Union européenne, il lui faudra se renseigner auprès de l’ambassade du pays de son choix sur la législation en vigueur.

Comment partir et que faut-il vérifier avant le départ ?

Il existe plusieurs organismes de placement au pair. Évidemment, il est toujours utile de parler de son projet autour de soi pour obtenir les conseils de personnes qui ont déjà effectué des séjours au pair.

Il n’y a pas de label de qualité pour les organismes de placement au pair, il est conseillé de se renseigner dans différents organismes pour avoir des points de comparaison. Les frais de dossier, notamment, peuvent changer d’un organisme à l’autre mais sont compris, en général, dans une fourchette entre 75€ et 450€ (sachant qu’il ^peut y avoir des différences notables selon les agences ou les pays).

Trouver une famille d’accueil est aussi possible par l’intermédiaire des petites annonces, mais vous n’aurez pas la garantie que vous offre un organisme de placement au pair. Vous pourriez également trouver une famille d’accueil via des connaissances ou de la famille à l’étranger.

Sur internet, Facebook notamment, il existe des bases de données qui font le lien entre organismes, familles d’accueil et jeunes souhaitant travailler au pair.

Essayez d’avoir le maximum de renseignements sur la famille d’accueil avant votre départ. Si vous souhaitez être le seul francophone à être accueilli dans cette famille durant votre séjour afin de profiter au maximum de votre immersion linguistique, parlez-en aussi avec eux.

Vérifiez si en cas de problème, il est possible de changer de famille d’accueil. Et dans tous les cas, ne restez jamais seul avec les problèmes qui peuvent se présenter ! Si le dialogue est rompu ou difficile avec la famille d’accueil, n’hésitez jamais à en parler avec l’organisme de placement, votre famille, un service juridique belge…

En ce qui concerne vos cours, renseignez-vous sur les méthodes pédagogiques proposées dans l’école que vous allez fréquenter, sur l’organisation des cours. Essayez de savoir si le lieu des cours n’est pas trop éloigné du logement de votre famille d’accueil.

N’oubliez pas de signer un contrat avec votre famille d’accueil afin d’avoir un document écrit précisant les conditions de votre séjour. Même si votre séjour se présente sous les meilleures auspices, un pépin peut toujours se présenter !

Voir aussi :

MAJ 2026