Le test d’entrée en médecine et dentisterie laisse place à un concours

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté ce 29/09 en dernière lecture le projet de Décret relatif à l’instauration d’un concours d’entrée pour les filières de médecine et dentisterie à partir de l’année académique 2023-2024.

Quels sont les changements attendus ?

L’examen d’entrée laissait entrer tous ceux qui le réussissaient tandis que le concours, lui, permettra seulement à un nombre prédéterminé de lauréats (les mieux classés) d’entamer ces  études.

Tous les étudiants réussissant le concours auront la garantie de disposer d’un numéro INAMI.

Le texte adopté définit comment se calcule le nombre d’admis (sachant que le quota de numéros INAMI passera en 2028 de 505 à 744 numéros) et réduit le nombre maximal d’étudiants non-résidents lauréats. Le nombre de non-résidents sera en effet réduit de 30 à 15% afin de garantir une offre de soins suffisante et lutter contre de possibles pénuries liées au départ de diplômés après leurs études.

Le concours se déroulera en une session unique comprise entre le 16 et le 31 août précédant l’année académique concernée, afin de permettre aux étudiants de se préparer durant l’été et de donner le temps aux candidats non-retenus de se réorienter avant la rentrée.

Pour le reste, les huit matières sur lesquelles portera le concours restent les mêmes que celles du test d’entrée. Une première partie concernera toujours les connaissances scientifiques évaluées (chimie, biologie, physique, mathématiques) tandis que la deuxième partie est relative à la communication et l’analyse critique de l’information (capacité d’analyse et de raisonnement, capacité de communication et de perception de situations conflictuelles, capacité de perception de l’éthique et considération de ses conséquences sur l’individu et la société, capacité à faire preuve d’empathie, de compassion d’équité et de respect).




Infor Jeunes lance ses ateliers d’aide aux recours pour étudiants du secondaire, supérieur ou promotion sociale à partir du 22 juin 2022

Aide aux recours

Lors de ses ateliers, vous apprendrez « Ce qu’est un recours »; « Quelles sont les règles » ; « Si c’est opportun de le faire » ; « Comment rédiger un recours » ; « Quand et à qui l’envoyer ».

Pour les élèves du secondaire suite à :

  • L’obtention d’une attestation d’échec (AOC)
  • L’obtention d’une attestation d’orientation (AOB)
  • Un désaccord avec le décision du conseil de classe

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Pour les élèves du supérieur en cas de :

  • Validation de crédits insuffisants
  • Crainte d’être déclaré non-finançable
  • Contestation de la décision du jury

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Pour les élèves de promotion sociale en cas de :

  • Contestation d’une décision de refus (échec)
  • Contestation d’une décision d’une unité d’enseignement
  • Contestation de l’épreuve intégrée

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Inscriptions entre 13h et 18h :

  • A notre permanence : Chaussé de Louvain, 339 à 1030 Schaerbeek
  • Par téléphone : 02/733.11.93

Affiches à télécharger :

secondairesupérieurpromotion socialegénéral




Le regroupement avec un regroupant belge

Ici, on parle d’un belge qui n’a pas fait usage de son droit de libre circulation. Si un belge a exercé son droit de libre circulation et revient s’installer en Belgique après avoir séjourné 3 mois dans un autre pays de l’UE, les conditions du regroupement seront les mêmes que pour un citoyen de l’UE si :

  • La vie familiale s’est développée dans cet autre État membre ;
  • Les membres de la famille rejoignent le belge en Belgique ;
  • La vie familiale n’a pas pris fin avant l’entrée du membre de la famille en Belgique ou avant la demande de regroupement familial.

Si le belge n’a pas circulé dans l’UE ou qu’il a circulé mais que les conditions ci-dessus ne sont pas remplies, il sera considéré comme belge sédentaire. Dans le cas contraire, il sera considéré comme citoyen de l’UE.

Le regroupement familial avec un belge sédentaire

Qui peut rejoindre un belge ?

Il s’agit :

  • Du conjoint ou partenaire équivalent à mariage de plus de 21 ans ou 18 ans si les liens ont préexisté à la demande ;
  • Du partenaire enregistré de plus de 21 ans ou 18 ans si les partenaires ont cohabité au moins 1 an avant la demande ;
  • De l’enfant mineur du belge ou de son conjoint/partenaire équivalent à mariage ;
  • De l’enfant majeur ou celui de son conjoint ou partenaire enregistré qui est à sa charge.
  • Du parent d’un enfant mineur pour autant qu’il s’occupe effectivement de l’enfant.  

Sous la nouvelle loi, le conjoint, le partenaire équivalent à mariage ou le partenaire enregistré doit d’office avoir plus de 21 ans.

A quelles conditions ?

Le regroupant doit prouver qu’il a un logement suffisant, des moyens de subsistance suffisants et réguliers et une assurance-maladie qui couvrent les membres de la famille.

Si un parent belge se fait rejoindre par un enfant mineur, il doit uniquement prouver qu’il a un logement suffisant et une assurance maladie.

A. Redevance

La redevance s’élève à 218 euros. L’enfant mineur ou l’enfant majeur handicapé qui rejoint son parent belge ne doit rien payer.

B. Preuve des liens familiaux

Il faut apporter la preuve du lien familial sur lequel la demande de regroupement familial est fondé.

– Pour le conjoint : l’acte de mariage traduit et légalisé ou apostillé.

– Pour le partenaire enregistré : partenariat enregistré traduit et légalisé ou apostillé ainsi que la preuve d’une relation stable et durable (cohabitation ou preuve qu’ils se connaissent depuis au moins 2 ans et ont entretenu des contacts réguliers ou ont un enfant commun).

– Pour l’enfant mineur : acte de naissance ou d’adoption. Il faut également la preuve de l’autorité parentale. Si l’autorité parentale est partagée avec l’autre parent, il faut l’accord de celui-ci.

– Pour l’enfant majeur handicapé et célibataire : acte de naissance ou d’adoption et attestation d’un médecin agréé par l’ambassade attestant son handicap et son incapacité à subvenir à ses besoins.

Le/les parent/s rejoignant un enfant belge mineur doivent prouver qu’ils s’occupent effectivement de lui. Pour cela, il faut montrer qu’il y a un lien de dépendance réel entre l’enfant et le parent.

– Pour l’enfant majeur qui rejoint son parent belge, il faut démontrer qu’il est effectivement à charge du regroupant qui doit subvenir à ses besoins essentiels. Cette condition doit exister dans le pays d’origine.

C. Vie familiale effective

 Il faut apporter la preuve que le regroupant et les membres de la famille ont une vie familiale effective, ils ne doivent pas obligatoirement cohabiter ensemble.

Quelle est la procédure ?

La demande peut se faire depuis le poste diplomatique à l’étranger ou en Belgique.

Si la demande est introduite à l’étranger, Le membre de la famille souhaitant rejoindre le belge doit faire une demande de visa long séjour. La décision sera prise dans les 6 mois et un visa D sera délivré en cas de réponse positive. Ensuite, le membre de la famille devra se présenter à l’administration communale dans les 8 jours suivants l’arrivée en Belgique. Un contrôle de résidence sera effectué par un agent de quartier et une carte D sera délivrée si le contrôle est positif.

Il est également possible de faire la demande directement à la commune si le membre de la famille est déjà en Belgique.

Le regroupement familial avec un citoyen européen

Qui peut le rejoindre ?

  • Le conjoint ou le partenaire équivalent à mariage ;
  • Le partenaire enregistré de plus de 21 ans ou de plus de 18 ans si les conjoints ont cohabité de manière ininterrompue pendant au moins un an avant la demande ;
  • L’enfant de moins de 21 ans ou de plus de 21 ans, s’il est à charge ;
  • Les partenaires de fait qui accompagne ou rejoint le citoyen de l’UE si une relation durable a été établie ;
  • Les membres de la famille qui, dans le pays de provenance, sont à charge ou font partie du ménage du regroupant ;
  • Les membres de la famille dont le regroupant doit s’occuper en raison de problèmes de santé graves.

A quelles conditions ?

Les membres de la famille rejoignant un citoyen UE ne doivent pas payer de redevance, ni fournir de certificat médical ou de casier judiciaire. Le regroupant citoyen UE ne doit pas non plus prouver qu’il a un logement suffisant.

A. Conditions matérielles

Il faut apporter la preuve de ressources suffisantes et d’une souscription à une assurance-maladie si le regroupant a obtenu son titre de séjour en tant que titulaire de revenus suffisants, s’il est étudiant ou si le regroupé est à la charge du regroupant ou parent du regroupant mineur.

Si le regroupant est travailleur salarié ou indépendant ou s’il est demandeur d’emploi, il n’y a pas de conditions de ressources ni d’assurance maladie.

B. Preuve du lien de parenté

Il faut apporter la preuve du lien de parenté ou d’alliance avec le citoyen de l’UE.

– Pour le conjoint : l’acte de mariage traduit et légalisé ou apostillé

– Pour le partenaire enregistré : partenariat enregistré traduit et légalisé ou apostillé ainsi que la preuve d’une relation stable et durable (cohabitation ou preuve qu’ils se connaissent depuis au moins 2 ans et ont entretenu des contacts réguliers ou ont un enfant commun).

– Pour l’enfant mineur : acte de naissance ou d’adoption.

– Pour l’enfant majeur handicapé et célibataire : acte de naissance ou d’adoption et attestation d’un médecin agréé par l’ambassade attestant son handicap et son incapacité à subvenir à ses besoins.

Normalement, il faut fournir les documents officiels. Si ces documents ne sont pas disponibles, il est possible d’apporter d’autres preuves valables pour autant qu’elles datent d’avant l’entrée du regroupant en Belgique.

Quelle est la procédure à suivre ?

Avant d’entrer en Belgique, les membres de la famille d’un citoyen de l’UE doivent d’abord demander un visa d’entrée au poste diplomatique belge. Si leur demande est acceptée, ils recevront un visa C. Une fois arrivés en Belgique, ils devront signaler leur présence dans les 10 jours. S’ils souhaitent séjourner plus de 90 jours, ils devront faire une demande de regroupement familial.

Si la demande est acceptée, ils recevront une carte F, valable 5 ans et renouvelable. En cas de séjour ininterrompu depuis 5 ans et d’installation commune pendant 5 ans, ils pourront séjourner de manière permanente et recevront une carte F+.

Voir aussi :

MAJ 2026




Travailler en Belgique : équivalences et reconnaissances

Même si les deux termes sont parfois utilisés de manière interchangeable, l’équivalence et la reconnaissance des diplômes sont deux procédures techniquement différentes. L’équivalence des diplômes* permet de déterminer la valeur des études suivies à l’étranger, en les comparant aux études similaires en Belgique. Cette procédure est la voie la plus fréquemment utilisée par des personnes – y compris des Belges – ayant étudié à l’étranger et qui  souhaitent travailler ou poursuivre des études en Belgique.

En revanche, la reconnaissance professionnelle est une procédure spécifique aux professions réglementées en Belgique et s’adresse uniquement aux ressortissants de l’Espace économique européen. Une profession réglementée est une activité ou un ensemble d’activités professionnelles dont l’accès, l’exercice ou une des modalités d’exercice (par exemple, l’utilisation d’un titre professionnel) est lié directement ou indirectement à la possession de qualifications professionnelles déterminées (diplôme, formation, réalisation de stages professionnels, etc.) et ce en vertu de dispositions législatives, réglementaires ou administratives spécifiques. Exemples de professions réglementées : médecins, dentistes, infirmiers, psychologues cliniciens, pharmaciens, experts comptables, agents immobiliers, architectes, enseignants, avocats, etc. Afin de savoir si une profession est réglementée ou non en Belgique, vous pouvez consultez cette base de données ou contacter Centre d’assistance belge pour la reconnaissance des qualifications professionnelles. La procédure de reconnaissance permet l’accès en Belgique, à la même profession que celle pour laquelle vous êtes qualifié dans un autre État, et dans les mêmes conditions que les personnes ayant obtenu une qualification équivalente en Belgique.

Pour exercer une profession dans le secteur privé, vous n’avez pas obligatoirement besoin d’une équivalence ou reconnaissance de diplôme. En revanche, l’équivalence ou la reconnaissance de votre diplôme est obligatoire pour exercer une profession réglementée OU non réglementée dans le secteur public ou les institutions subsidiées par les pouvoirs publics.

Si vous souhaitez plus d’informations sur l’équivalence de diplôme pour poursuivre vos études en Belgique, vous pouvez vous renseigner sur notre page.

Lorsque l’équivalence ou la reconnaissance est nécessaire, il existe différents services compétents pour traiter votre demande, en fonction notamment de l’État d’origine de votre diplôme ou du secteur dans lequel vous travaillez.

A – Pour les diplômes obtenus dans l’un des États membres de l’Espace économique européen (EEE)

1. Travailler dans les secteurs réglementés

Pour exercer la fonction d’enseignant

Si vous êtes titulaire d’une qualification d’enseignant acquise dans un pays de l’Espace économique européen autre que la Belgique francophone, et souhaitez travailler comme enseignant dans les écoles de la Belgique francophone, dans les mêmes conditions que celles qui s’appliquent aux enseignants formés en Belgique francophone, vous devez adresser la demande de reconnaissance de votre qualification professionnelle auprès de la Direction de la reconnaissance des diplômes étrangers. Vous devez introduire votre demande en ligne.

Il n’est pas possible de déposer le dossier en mains propres et aucun rendez-vous n’est accordé.

Pour exercer dans le domaine de soins de santé

Si vous êtes titulaire d’un diplôme délivré par un pays membre de l’Espace économique européen autre que la Belgique francophone vous permettant d’exercer une profession de soins de santé (médecins, dentistes, Pharmaciens, Infirmiers, Aides-soignants, Orthopédagogues cliniciens, Psychologues cliniciens, Kinésithérapeutes, Sages-femmes, Ambulancier de transport non urgent de patients, Assistant pharmaceutico-techinque, Audiologue et Audicien, Bandagiste, Orthésiste et Prothésiste, Diététicien, Ergothérapeute, Hygiéniste bucco-dentaire, Logopède, Orthoptiste-optométriste, Podologue, Technologue de laboratoire médical, Technologue en imagerie médicale), vous devez contacter la Direction de l’agrément des prestataires de soins de santé (DAPSS) si vous souhaitez pouvoir exercer en Belgique. Pour ces métiers, les mécanismes de reconnaissance professionnelle sont décrits dans la Directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles.

Attention, depuis le 1er septembre 2025, les demandes suivantes doivent être introduites obligatoirement et uniquement par mail :

  • Attestation de conformité ;
  • Reconnaissance professionnelle ;
  • Demande de valorisation des acquis de l’expérience ;
  • Agrément/enregistrement sur la base d’une équivalence délivrée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

– Professionnels de soins de santé mentale

A partir du 1er janvier 2026, pour exercer en tant que psychologue clinicien et/ou orthopédagogue clinicien, l’agrément et le visa restent obligatoires, mais le stage professionnel post-diplôme n’est plus requis.

Ce changement induit que la procédure d’agrément est modifiée. Pour les demandes introduites à partir du 18 février 2026, il faut introduite une demande via le site de la Direction de l’Agrément des Prestataires de Soins de Santé (DAPSS), et le visa sera automatiquement délivré par le SPF Santé Publique.

– Psychologues : Introduction d’une demande d’agrément en ligne

– Orthopédagogues cliniciens : Introduction d’une demande d’agrément en ligne

> Direction de l’agrément des prestataires de soins de santé (DAPSS)
Rue A. Lavallée 1 – 1080 Molenbeek
Permanences téléphoniques assurées le jeudi de 9h à 12h via le 0032 (0)2/690.89.20
agrementsante@cfwb.be
https://agrementsante.cfwb.be/

Pour toutes les autres professions réglementées (architectes, vétérinaires, avocats, etc.)

Nous vous invitons à contacter le Be-Assist – Centre d’assistance belge pour la reconnaissance des qualifications professionnelles, afin de déterminer l’autorité compétente.

Permanences téléphoniques via le 0032 (0)2/277.91.51

2. Travailler dans les secteurs non réglementés

Une profession non règlementée est une profession dont l’accès ou l’exercice ne dépend pas de la détention d’un titre spécifique.

Quelle que soit l’état d’origine du diplôme, la personne qui souhaite exercer une profession non réglementée dans le secteur public ou dans une institution subventionnée par les pouvoirs publics doit demander l’équivalence de son diplôme étranger.

S’il s’agit d’un diplôme d’études secondaires, la demande d’équivalence pour des fins professionnelles ou de formation professionnelle est introduite auprès du « Service des équivalences de l’enseignement obligatoire ». La demande est faite soit

  • par dépôt sur rendez-vous pris au préalable via le site www.equivalences.cfwb.be OU via le 0032 (0)2/690.86.86 (du lundi au vendredi, de 10h à 12h et de 14h à 16h)

> Adresse physique : Rue Courtois, 4 – 1080 Molenbeek

  • soit par courrier recommandé à la « Direction générale de l’enseignement obligatoire – Service des équivalences »

> Adresse physique : Rue A. Lavallée, 1 – 1080 Molenbeek

La demande peut être introduite à n’importe quel moment de l’année, en joignant une preuve que cette équivalence servira à obtenir un emploi (ex. inscription à Actiris, au Forem ou VDAB), ou à accéder à une formation professionnelle.

S’il s’agit d’un diplôme de l’enseignement supérieur, la demande d’équivalence est introduite auprès du « Service de la Reconnaissance académique et professionnelle des diplômes étrangers d’enseignement supérieur ». La demande doit être introduite en ligne.

Il y a 2 types d’équivalences : l’équivalence de niveau d’études et l’équivalence à un diplôme spécifique.

2.1.  L’équivalence de niveau

Une équivalence de niveau consiste à reconnaître le niveau académique générique, non pas le contenu d’un diplôme. Il s’agit donc d’un moyen de faire reconnaître « officiellement » un niveau d’étude, même si le diplôme obtenu à l’étranger n’a aucun diplôme équivalent en Belgique. L’équivalence de niveau permet d’ouvrir certaines portes (ex : accès à certains barèmes salariaux…) et peut éventuellement faciliter votre embauche sur des postes pour lesquels un certain niveau d’études est requis.

L’équivalence de niveau atteste donc que vous avez fait des études supérieures à l’étranger et précise leur niveau par rapport aux diplômes qui existent en Fédération Wallonie-Bruxelles (Brevet d’enseignement supérieur, Bachelier ou Master), sans toutefois reconnaître le contenu pédagogique de vos études. Vous ne pourrez donc pas, par exemple, exercer une profession règlementée pour laquelle le diplôme belge (ou son équivalence totale) est nécessaire. De plus, l’obtention d’une équivalence de niveau ne vous permettra pas de poursuivre des études supérieures.

Il s’agit cependant d’une bonne alternative si vous n’avez pas besoin de la reconnaissance de l’intégralité de votre diplôme, ou si votre diplôme n’a pas d’équivalent en Belgique.
La procédure pour obtenir l’équivalence de niveau a l’avantage d’être plus rapide (l’avis de la commission d’équivalence n’est pas nécessaire), moins complexe (moins de preuves à fournir) et moins chère si vous avez obtenu votre diplôme dans un pays de l’Espace économique européen après l’entrée en vigueur du processus de Bologne (19 juin 1999) – dans ce cas vous devez payer 65€, sauf si un avis est nécessaire (vous devrez payer 200€). Si vous avez obtenu votre diplôme avant cette date, la redevance s’élève à 200€.

Une équivalence de niveau est automatiquement octroyée aux diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur des Pays-Bas et du Luxembourg, ainsi que pour certains diplômes délivrés par la République d’Estonie, de Lituanie et de Lettonie : Liste de reconnaissance de diplômes automatique.

L’intégralité des procédures est disponible sur le site du service des équivalences.

2.2. L’équivalence à un grade spécifique

Une équivalence à un grade spécifique reconnaît équivalent le contenu d’une formation suivie à l’étranger à celui du diplôme délivré en Fédération Wallonie-Bruxelles. Par exemple un diplôme d’éducateur spécialisé obtenu en France est reconnu équivalent au diplôme d’éducateur spécialisé obtenu en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour introduire cette demande, il faut réunir au moins 3 conditions :

  • les études doivent avoir été suivies dans un établissement d’enseignement supérieur reconnu par les autorités compétentes en matière d’enseignement. Le programme d’études doit également être reconnu ;
  • la durée des études doit être identique à la durée des études en Belgique francophone pour l’obtention du même diplôme ;
  • avoir réalisé un travail de fin d’études pouvant être jugé correspondant à celui exigé en Fédération Wallonie-Bruxelles.

La demande doit être introduite en ligne via ce lien auprès du Service de la reconnaissance académique et professionnelle des diplômes étrangers d’enseignement supérieur. La Commission d’équivalence analysera ensuite le dossier. Un arrêté d’équivalence sera ensuite délivré et attestera que les études faites à l’étranger équivalent à :

  • un grade de bachelier délivré par une Haute École ou une École supérieure des Arts ;
  • un grade de Master, médecin ou médecin vétérinaire

Si la délivrance d’une équivalence à un grade académique spécifique n’est pas possible, il est toujours possible de faire une équivalence de niveau d’études.

B – Pour les diplômes obtenus hors de l’Espace économique européen (EEE)

1. Travailler dans les secteurs réglementés ou non réglementés

Pour les diplômes obtenus hors de l’EEE, leurs titulaires qui veulent exercer en Belgique dans une profession réglementée ou non réglementée doivent introduire une demande d’équivalence de leur diplôme. Pour introduire une demande, les frais varient entre 150€ et 200€. La procédure est gratuite pour les personnes réfugiées ou bénéficiaires de la protection subsidiaire ou temporaire.

S’il s’agit d’un diplôme d’études secondaires, la demande d’équivalence pour des fins professionnelles ou de formation professionnelle est introduite auprès du « Service des équivalences de l’enseignement obligatoire », sur rendez-vous ou par courrier recommandé selon les modalités indiquées ci-dessus.

S’il s’agit d’un diplôme de l’enseignement supérieur, la demande d’équivalence est introduite auprès du « Service de la Reconnaissance académique et professionnelle des diplômes étrangers d’enseignement supérieur ». La demande doit être introduite en ligne.

Ici encore, il est possible de demander une équivalence de niveau ou de grade spécifique comme indiqué ci-dessus.

C – Pour exercer en tant qu’indépendant

Si vous voulez travailler comme indépendant en Belgique, vous devez satisfaire à certaines conditions et accomplir plusieurs démarches administratives. En fonction de la région dans laquelle vous prévoyez déployer vos activités, vous pourriez être tenu de prouver vos connaissances de base en gestion (en Wallonie, pas à Bruxelles).

Pour plus de détails, contactez le SPF économie chaque jour ouvrable entre 9h à 17h par :

Téléphone : 0800/120.33
Formulaire en ligne
Courriel : info.eco@economie.fgov.be

Alternatives et recours en cas de refus d’équivalence ou d’équivalence restrictive

Recours devant le Conseil d’État

En cas de refus d’équivalence d’un diplôme ou d’une équivalence restrictive, un recours administratif est possible auprès du Conseil d’État lorsque le service des équivalences ne respecte pas la procédure au cours du traitement de la demande d’équivalence.

Si vous entamez une procédure avec le Conseil d’État, l’assistance d’un avocat n’est pas obligatoire mais grandement conseillée.

Le Conseil d’État ne donnera pas une décision d’équivalence, mais peut annuler la décision prise par le Service des équivalences s’il n’a pas respecté la procédure. Une demande d’équivalence peut alors à nouveau être introduite et elle pourrait déboucher sur une nouvelle décision.

La procédure de recours au Conseil d’état coûte 200€ (plus d’infos : www.raadvst-consetat.be  rubrique « Procédure »)

Médiateur de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Le médiateur a pour rôle d’accompagner toute personne qui rencontre des difficultés avec une administration de la Wallonie ou de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les services du médiateur peuvent intervenir en ce qui concerne les problèmes liés à l’accessibilité des services, la complétude du dossier (problèmes de formes administratives : certification conforme, de preuve de paiement, traduction…), le délai de traitement, la motivation de la décision, les équivalences provisoires, les équivalences paramédicales, les délais de remboursement, la restitution des originaux.

Attention, le médiateur ne peut pas remplacer l’Administration qui rend la décision sans éléments suffisamment complets et étayés.

> Pour plus de renseignements : 0800/19.199 (numéro gratuit)
https://www.le-mediateur.be

Voir aussi :

MAJ 2026




Le regroupement avec un regroupant majeur ressortissant d’un pays tiers

Le regroupant est bénéficiaire de la protection internationale (réfugié, bénéficiaire de la protection subsidiaire ou apatride)

Il faut bien vérifier quelle loi est applicable, en fonction de la date d’obtention du titre de séjour ou de la date d’introduction de la demande de regroupement familial.

Si le regroupant est sous le régime de la nouvelle loi et qu’il a obtenu un titre de séjour pour raisons médicales (art. 9ter), il n’est plus assimilé à un bénéficiaire de la protection internationale, comme c’était le cas sous l’ancienne loi.

Par bénéficiaire de la protection internationale, on entend donc :

  • Réfugié ;
  • Apatride ;
  • Bénéficiaire de la protection subsidiaire – attention la nouvelle loi a introduit certaines exceptions pour ce statut ;
  • Titulaire d’un titre de séjour pour raisons médicales (sauf si la nouvelle loi est d’application) – art. 9ter.

Dans ce cas, il pourra faire venir :

  • Son conjoint ou partenaire équivalent au mariage ;
  • Son partenaire enregistré ;
  • Son enfant mineur célibataire (et/ou l’enfant de son conjoint ou partenaire enregistré) ;
  • Son enfant majeur handicapé (et/ou l’enfant de son conjoint ou partenaire enregistré).

Le regroupant est non-bénéficiaire de la protection internationale

Par regroupant non-bénéficiaire de la protection internationale, on entend :

  • Le travailleur sous permis unique ;
  • L’étudiant ;
  • Le titulaire d’un titre de séjour pour raisons humanitaires (art. 9bis) ;
  • Le titulaire d’un titre de séjour pour raisons médicales (art. 9ter) sous la nouvelle loi de 2025 ;
  • Les personnes qui sont elles-mêmes venues sur base du regroupement familial ;
  • Les personnes en séjour illimité ou permanent.

Dans ce cas, il peut faire venir :

  • Son conjoint ;
  • Son partenaire enregistré ;
  • Son enfant mineur célibataire ;
  • Son enfant majeur handicapé célibataire.

Pour faire venir un conjoint, il existe des spécificités liées à son âge.

Si l’ancienne loi est applicable, le conjoint ou le partenaire (partenariat enregistré considéré comme équivalent au mariage) du regroupant doit avoir 21 ans ou 18 ans si le mariage a eu lieu avant l’arrivée du regroupant en Belgique.

Sous le régime de la nouvelle loi, il faut faire la distinction entre les bénéficiaires de la protection internationale et les non-bénéficiaires (comprenant les titulaires d’un titre de séjour pour raisons médicales art. 9ter).

Pour les bénéficiaires de la protection internationale :

  • Si le conjoint accompagne le regroupant : il doit avoir 18 ans ;
  • Si le conjoint le rejoint après : il doit avoir 21 ans ;
  • Si le regroupant est bénéficiaire de la protection subsidiaire et que le conjoint le rejoint par après : le conjoint doit avoir 21 ans et les liens familiaux doivent avoir existé avant l’arrivée du regroupant en Belgique.

Pour les non-bénéficiaires de la protection internationale :

  • Le conjoint doit avoir 21 ans.

La nouvelle loi ne considère plus le partenaire enregistré équivalent à mariage comme un conjoint. Il doit maintenant remplir les mêmes conditions qu’un partenaire enregistré conformément à la loi.  

Le regroupant est mineur

Il existe des règles spécifiques applicables au regroupant s’il est mineur.

MENA

Un MENA est un mineur étranger non accompagné qui a un statut spécifique, nous y avons consacré une page sur notre site.

Si l’ancienne loi est applicable, le MENA réfugié, apatride, titulaire de l’art. 9ter ou bénéficiaire de la protection subsidiaire pourra se faire rejoindre par ses parents.

Si la nouvelle loi est applicable, le MENA réfugié ou apatride pourra se faire rejoindre par ses parents. Pour le MENA titulaire de la protection subsidiaire, il ne peut en principe plus faire venir ses parents. Cependant, cette règle a provisoirement été suspendue par la Cour constitutionnelle de sorte que l’ancien régime continuera à s’appliquer dans l’attente d’une décision.

MEA

Si l’ancienne loi est d’application, le mineur étranger accompagné (MEA) reconnu réfugié, apatride, titulaire de l’art. 9ter ou bénéficiaire de la protection subsidiaire pourra se faire rejoindre ou accompagner par son/ses parent/s. Dans ce cas, le parent du mineur le rejoignant ou l’accompagnant pourrait obtenir un titre de séjour sur base du regroupement familial.  

Il existe néanmoins plusieurs conditions :

  • Le MEA doit être célibataire ;
  • Il doit résider avec un ou ses parents en Belgique ;
  • Il doit être rejoint ou accompagné avant ses 18 ans ;
  • Les liens familiaux devaient exister dans le Pays d’origine.

Sous la nouvelle loi, le MEA réfugié, apatride ou bénéficiaire de la protection subsidiaire peut demander le regroupement familial pour le(s) parent(s) qui l’accompagne(nt) (aux mêmes conditions que sous l’ancien régime – voir ci-dessus). Il n’est donc plus possible qu’un parent rejoigne un MEA sur base du regroupement familial. Seul le parent qui l’accompagne pourra faire une demande de regroupement familial.

Si le mineur (MEA ou MENA) est devenu majeur pendant la procédure de protection de protection internationale, il dispose d’un délai de 3 mois pour introduire une demande de regroupement familial à partir de la décision d’octroi son statut de réfugié. Cela signifie qu’il dispose d’un délai pour faire une demande pour que ses parents le rejoignent même s’il est devenu majeur.

A quelles conditions ?

A. Paiement d’une redevance  

Pour faire la demande de regroupement familial, vous devrez payer un montant de 218 euros sauf si le regroupé est :

  • Un enfant mineur célibataire ;
  • Un enfant majeur handicapé célibataire ;
  • Un membre de la famille d’un regroupant bénéficiaire de la protection internationale, qui l’a accompagné en Belgique. Les liens familiaux doivent avoir existé avant l’arrivée du regroupant en Belgique ;
  • Un membre de la famille d’un regroupant bénéficiaire de la protection internationale, qui le rejoint. Les liens familiaux doivent avoir existé avant l’arrivée du regroupant en Belgique. Sous la nouvelle loi, les membres de la famille qui rejoignent un bénéficiaire de la protection subsidiaire devront payer une redevance, contrairement à l’ancien régime qui prévoyait une dispense.

Le paiement de la redevance est une condition à l’introduction du dossier, elle devra donc être payée pour que la demande de regroupement familial soit traitée.

B. Preuve du lien familial

Il faut apporter la preuve du lien familial sur lequel la demande de regroupement familial est fondé.

– Pour le conjoint : l’acte de mariage traduit et légalisé ou apostillé.

– Pour le partenaire enregistré : partenariat enregistré traduit et légalisé ou apostillé ainsi que la preuve d’une relation stable et durable (cohabitation ou preuve qu’ils se connaissent depuis au moins 2 ans et ont entretenu des contacts réguliers ou ont un enfant commun).

– Pour l’enfant mineur célibataire : acte de naissance ou d’adoption ainsi que la preuve du célibat. Si l’enfant n’est pas commun du regroupant et de son conjoint ou partenaire, il faut démontrer qu’il exerce l’autorité parentale et a le droit de garde.

– Pour l’enfant majeur handicapé et célibataire : acte de naissance ou d’adoption et attestation d’un médecin agréé par l’ambassade attestant son handicap et son incapacité à subvenir à ses besoins.

Normalement, il faut fournir les documents officiels. Si ces documents ne sont pas disponibles, il est possible d’apporter d’autres preuves valables pour autant qu’elles datent d’avant l’entrée du regroupant en Belgique.

C. Vie commune

La personne qui rejoint le regroupant doit vivre avec lui. Il existe une exception pour l’enfant devenu majeur et son parent : il faut démontrer qu’ils gardent contact (visites occasionnelles, contacts réguliers…), sans pour autant qu’ils vivent ensemble.

D. Logement

Le regroupant doit avoir un logement salubre qui peut accueillir les membres de la famille qui souhaitent le rejoindre. Il faut apporter la preuve d’un contrat de bail et de son enregistrement. Si le contrat n’est pas au nom du regroupant, il devra fournir un certificat de résidence.  

E. Assurance maladie

Le regroupant doit avoir une assurance maladie couvrant les risques en Belgique pour lui-même et les membres de sa famille.

F. Santé et ordre public

Le membre de la famille rejoignant le regroupant doit fournir un extrait de son casier judiciaire traduit et apostillé (sauf si la personne qui rejoint est mineur), ainsi qu’un certificat médical délivré par un médecin agréé par l’Ambassade belge.

G. Moyens de subsistance

Il faut des moyens de subsistance stables, réguliers et suffisants. En principe, seuls les revenus du regroupant sont pris en compte mais il est possible que les revenus des membres qui le rejoignent soient également considérés. Les ressources doivent dans tous les cas être durables et suffisantes.
Le montant des revenus dépend de l’application ou non de la nouvelle loi.

  • Sous l’ancienne loi, il faut au moins 2173,88 euros nets par mois.
  • Sous la nouvelle loi, il faut au moins 2408,79 euros nets par mois et 10% de plus par membre de famille supplémentaire à charge.

Il n’y a pas de refus d’office si les moyens de subsistance ne sont pas suffisants, l’Office des étrangers analysera la situation financière du regroupant (revenus, charges, dépenses, loyers…).

Attention, les régimes d’assistance complémentaires ne sont pas pris en compte dans le calcul des revenus, il s’agit :

  • Du revenu d’intégration sociale ;
  • De l’aide sociale financière ;
  • Des allocations familiales ;
  • Des allocations d’insertion professionnelle et de transition ;
  • Des revenus d’un contrat de travail signé sur base de l’article 60§7 de la loi organique des centre publics d’action sociale

Les allocations de chômage sont par contre prises en compte dans le calcul, pour autant que le regroupant prouve qu’il cherche du travail. Les allocations pour personnes handicapées sont également comptabilisées.  

Dans certains cas, les conditions matérielles relatives au logement, aux moyens de subsistance et à l’assurance ne doivent pas être remplies. Les personnes bénéficiant de cette exemption ne sont donc pas tenues de démontrer qu’elles remplissent ces conditions pour faire une demande de regroupement familial. Les personnes exemptées sont les suivantes :

Sous l’ancienne loi :

  • Membres de la famille d’une personne bénéficiant de la protection internationale ou apatride, pour autant que la demande soit introduite dans l’année suivant l’octroi du statut ;
  •  Enfant mineur qui rejoint seul ses parents, son parent ou son conjoint/partenaire, pour autant qu’il soit en séjour illimité ;
  • Les parents d’un MENA ou d’un MEA bénéficiaire de la protection internationale ou apatride.

Sous la nouvelle loi :

  • Membres de la famille d’une personne bénéficiant de la protection internationale ou apatride, pour autant qu’elles l’accompagnent ;
  • Membres de la famille d’une personne reconnue réfugiée ou apatride qui les rejoignent. La demande doit être introduite dans les 6 mois suivant l’octroi du statut ;
  • Un enfant mineur ou majeur handicapé qui rejoint seul son parent qui est réfugié, apatride ou étranger en séjour illimité. L’exemption s’applique uniquement aux moyens de subsistance ;
  • Le ou les parents d’un MENA réfugié ou apatride qui le rejoignent.

Quelle est la procédure à suivre ?

  • Introduction du dossier : En principe, les membres de la famille qui souhaitent rejoindre le regroupant introduisent une demande d’autorisation à l’ambassade belge dans leur pays d’origine. La liste des ambassades et consulats de Belgique est disponible ici.
  • Transmission à l’Office des étrangers et traitement de la demande : L’Office des étrangers délivre sa réponse dans un délai de 9 mois, il y a une possibilité de prolongation de maximum 15 mois.
  • Décision de l’Office des étrangers : Si c’est positif, les membres qui ont fait la demande obtiendront un visa D. Dans le cas contraire, il sera possible de faire un recours devant le Conseil du Contentieux des étrangers dans les 30 jours, ou introduire une nouvelle demande si celle-ci était incomplète.
  • A l’arrivée en Belgique, le membre bénéficiant du regroupement doit se présenter dans les 8 jours à l’administration communale. A l’issue du contrôle de résidence, une carte A sera délivrée. Après 5 ans, le regroupé se verra délivré une carte B (séjour illimité), pour autant que les conditions du regroupement soient toujours remplies.

Dans certains cas, il est possible de faire la demande de regroupement familial en Belgique.

Voir aussi :

MAJ 2026




Le regroupement familial

Qu’est-ce que le regroupement familial ?

Une personne de nationalité belge ou un ressortissant étranger résidant légalement en Belgique peut, sous certaines conditions, faire venir en Belgique certains membres de sa famille dans le cadre d’une procédure spécifique : le regroupement familial.  

L’octroi de ce droit varie et est notamment déterminé par la nationalité, l’âge, le lien familial et le statut du regroupant (la personne qui se faire rejoindre et ouvre le droit au regroupement familial). En effet, les conditions diffèrent selon que le regroupant est mineur, majeur, bénéficiaire de la protection internationale (réfugié ou titulaire de la protection subsidiaire), titulaire d’un titre de séjour pour raisons humanitaires ou médicales, belge, citoyen de l’UE ou ressortissant d’un pays tiers…
De plus, seuls les membres de la famille nucléaire du regroupant peuvent prétendre au regroupement familial : il s’agit du père, de la mère, du/de la conjoint/e, des enfants mineurs ou handicapés. Les frères et sœurs ne peuvent pas rejoindre le regroupant sur cette base mais ils pourraient venir vivre en Belgique grâce au visa humanitaire.

Attention : une nouvelle loi a été adoptée le 18 juillet 2025, elle est entrée en vigueur le 18 août 2025 et durcit les conditions relatives au regroupement familial. Cette loi prévoit un régime transitoire si bien que l’ancien régime continuera à s’appliquer :

  • Aux demandes de regroupement familial introduites avant le 18 août 2025 ;
  • Aux demandes de regroupement familial introduites entre le 18 août 2025 et le 18 août 2027, si le regroupant a obtenu son titre de séjour avant le 18 août 2025.

Si le regroupant a obtenu son titre de séjour après le 18 août 2025, les nouvelles règles seront d’application. Le nouveau régime sera applicable à toutes les demandes de regroupement dès le 18 août 2027.

Par exemple : Amir est afghan, il a obtenu le statut de réfugié le 12 juin 2025 et séjourne donc légalement en Belgique. Il se demande qui pourra le rejoindre. Vu qu’il a obtenu son titre de séjour avant le 18 août 2025, l’ancienne loi sera encore d’application pour autant qu’il introduise se demande avant le 18 août 2027. S’il l’introduit après, il sera sous le régime de la nouvelle loi. 

Il faut ensuite regarder la situation du regroupant – sa nationalité, son âge et son titre de séjour –  pour savoir qui pourra le rejoindre et à quelles conditions.

La demande de regroupement familial doit être introduite depuis l’étranger par les membres qui souhaitent rejoindre le regroupant. Ils doivent dans un premier temps compléter leur dossier et se rendre ensuite au poste diplomatique ou consulaire belge afin de faire une demande de visa. C’est l’Office des étrangers qui prendra la décision. Si le regroupement est accepté, les membres de la famille obtiendront un titre de séjour et pourront séjourner en Belgique pour une période d’un an, renouvelable. Il leur sera ensuite possible d’obtenir un titre de séjour illimité après une certaine période (le plus souvent 5 ans). A nouveau, la procédure varie en fonction de la situation de la personne qui se faire rejoindre.

Voir aussi :

MAJ 2026




Demande d’équivalence : dernier délai de deux semaines

Attention, si vous souhaitez étudier ou poursuivre vos études en Belgique, vous n’avez plus que deux semaines pour faire une demande d’équivalence. Vous devez en effet introduire votre demande d’équivalence pour le 15 juillet 2026 au plus tard !

Pour rappel, l’équivalence de diplôme détermine la valeur des études suivies à l’étranger, en les comparant aux études similaires en Belgique. La première question à se poser dans le cas d’une équivalence de diplôme est de savoir si vous souhaitez travailler ou étudier en Belgique.

Pour travailler en Belgique, l’équivalence est obligatoire pour exercer une profession réglementée ou non réglementée dans le secteur public ou les institutions subsidiées par les pouvoirs publics.

Pour poursuivre des études en Belgique, cela dépend du type d’enseignement que vous voulez rejoindre. Dans l’enseignement supérieur, par exemple, les démarches ne sont pas les mêmes s’il s’agit de s’inscrire aux études d’un premier cycle (bachelier) ou aux cycles supérieurs (master, master de spécialisation, doctorat).

Le dossier doit être introduit entre le 15 novembre et le 15 juillet de l’année académique précédant celle au cours de laquelle vous comptez vous inscrire.

Pour toutes les démarches à introduire, veuillez consulter nos articles à ce sujet.




Missions locales

Les 9 « Missions locales » francophones de Bruxelles sont des opérateurs d’insertion socioprofessionnelle (OISP) qui sont soutenues par l’Ordonnance du 27 novembre 2008 (mise à jour le 23 novembre 2020).

Elles offrent aux demandeurs d’emploi un service d’accueil, de conseils et d’informations en matière d’orientation professionnelle, d’emploi et de formation.

L’accompagnement se fait de manière individuelle ou collective :
– aide à la rédaction de CV ou de lettre de motivation ;
– aide à la rédaction d’un contrat de projet professionnel ;
– présentation par téléphone ;
– accompagnement aux tests de recrutement ;
– simulation d’entretien d’embauche ;
– aide en matière de recherche d’un emploi ;
– assistance à l’inscription auprès d’Actiris ;
– orientation vers des formations,
– élaboration et définition d’un projet professionnel ;
– utilisation de l’ordinateur dans la recherche d’emploi ;
– préformations et formations qualifiantes ;
– aide à la validation des compétences ;
– etc.

A Bruxelles

> MISSION LOCALE D’ANDERLECHT POUR L’EMPLOI, LA FORMATION ET LE DÉVELOPPEMENT
Maison de l’emploi – Rue de Birmingham, 225
1070 Anderlecht
02/555.05.60
secretariat@mlanderlecht.brussels
https://mla.brussels/

> MISSION LOCALE POUR L’EMPLOI DE BRUXELLES VILLE
Maison de l’emploi – Boulevard d’Anvers, 26
1000 Bruxelles
02/211.10.30
info@mlocbxl.irisnet.be
https://missionlocalebxlville.be
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> MISSION LOCALE POUR L’EMPLOI D’ETTERBEEK
Avenue des Casernes, 31 bte 2
1040 Etterbeek
02/626.15.40
secr@mlett.brussels
https://www.mlett.brussels

> MISSION LOCALE DE FOREST
Boulevard de la 2ème Armée Britannique, 29
1190 Forest
02/349.82.10 – 02/349.82.11
info@mlocforest.irisnet.be
https://mlforest.brussels

> MISSION LOCALE D’IXELLES POUR L’EMPLOI ET LA FORMATION 
Maison de l’emploi – Rue du Collège, 30 bte D
1050 Ixelles
02/515.77.40
info@mlxl.be
https://www.mlxl.be/
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> MISSION LOCALE DE MOLENBEEK
Boulevard Léopold II, 101-103
1080 Molenbeek
02/421.68.60
info@mloc1080.be
https://www.mloc1080.be

> MISSION LOCALE POUR L’EMPLOI DE SAINT-GILLES
Chaussée de Waterloo, 255/2
1060 Saint-Gilles
02/542.63.21
contact@mlsg.be
https://mlsg.be

> MISSION LOCALE POUR L’EMPLOI DE SAINT-JOSSE-TEN-NOODE
Rue de l’Union, 31
1210 Saint-Josse-Ten-Noode
02/210.89.30
info@mlstj.brussels
https://mlstj.brussels

> MISSION LOCALE DE SCHAERBEEK
Maison de l’emploi – Rue de Jérusalem, 46
1030 Schaerbeek
02/247.77.22
info@milocs.be
https://milocs.be
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En Wallonie

11 « Missions régionales pour l’emploi » (MIRE) se répartissent le territoire wallon.
Plus d’infos : http://www.missionsregionales-emploi.be

MAJ 2026




Accompagnement pour les NEETS

Les NEETS (Not in Education, Employment, or Training)

Qu’est-ce qu’on appelle les NEETS ?

Ce sont des jeunes de 15 à 29 ans qui n’exercent aucun emploi et ne suivent aucun enseignement ni aucune formation.

7 partenaires d’Actiris accompagnent pour une durée de 4 ans (jusqu’en 2027) des jeunes de 18 à 29 ans en situation de Neet vers le marché de l’emploi. Ces programmes de quelques semaines à plusieurs mois, entièrement financés par Actiris et les Fonds sociaux européens, sont donc gratuits pour les jeunes.

Quelles sont les conditions pour y participer ?

  • Avoir entre 18 et 29 ans au démarrage du programme
  • Habiter dans la région de Bruxelles-Capitale
  • Avoir au maximum un CESS
  • Ne pas être actuellement employé, aux études ou en formation
  • Être accompagné par un seul partenaire d’Actiris à la fois

Partenaires d’Actiris

> ART2WORK
Quai du Hainaut, 41
1080 Molenbeek
Tél. : 02/411.94.15
secretariat@art2work.be
https://www.art2work.be

> NICETONEETYOU by BACKSTAGE.NETWORK
Cantersteen, 12
1000 Bruxelles
Tél. : 0470/61.07.57 (coach Virginie)
nicetoneetyou@backstage.network
Formulaire de contact (Nice to neet you)
https://nicetoneetyou.be/

> INFOR JEUNES BRUXELLES
Service Jobcoaching
Rue Van Artevelde, 155
1000 Bruxelles
Tél. : 02/514.41.11 – 0471/68.20.44
bruxelles@ijbxl.be
https://ijbxl.be/service-job-coaching/

> JES
Rue des Ateliers, 3
1080 Molenbeek
Tél. : 02/411.68.83
neet@jes.be
iebel.devos@jes.be
https://jesbrussels.be/fr/formation-et-emploi/autre-secteur/nos-coachs/

> ORIENTAEURO
Programme Click
Tél. : 02/808.72.71
click@orientaeuro.be
https://www.orientaeuro.be/fr/coaching-gratuit-jeune-bruxelles/

Et uniquement en néerlandais :

> GROEP INTRO
Rue du Village, 30
1070 Anderlecht
Tél. : 02/558.18.80
brussel@groepintro.be
https://www.groepintro.be

> IN BRUSSEL
Quai du Commerce, 48 3ème étage
1000 Bruxelles
Tél. : 02/503.02.12
info@inbrussel.be
http://www.inbrussel.be

Voir aussi :

MAJ 2026




Je suis majeur et je réside en Belgique depuis 5 ans

Acquisition de la nationalité belge par déclaration pour les majeurs qui résident en Belgique sans interruption, depuis 5 ans au moins

Un majeur peut obtenir la nationalité belge par déclaration, lorsqu’il réside en Belgique depuis au moins 5 ans, pourvu qu’il prouve sa connaissance d’une des trois langues nationales et démontre son intégration sociale et sa participation économique (Art. 12bis §1er 2° – Code de la nationalité).

Conditions

1° Avoir atteint l’âge de 18 ans (le lieu de naissance n’a pas d’importance)

2° Ne pas avoir commis un fait personnel grave

3° Avoir un titre de séjour illimité au moment de la demande

4° Avoir établi sa résidence principale en Belgique depuis au moins cinq ans, de manière ininterrompue et sur la base de titres de séjour de plus de trois mois pour ces 5 années, sans avoir jamais été radié de son adresse ou perdu son droit au séjour

Le caractère ininterrompu du séjour n’est pas affecté par des absences temporaires de six mois maximum, pour autant que ces absences ne dépassent pas au total une durée d’une année sur 5 ans.

5° Prouver sa connaissance d’une des trois langues nationales. En général, cette preuve sera apportée par la preuve d’intégration sociale

6° Prouver son intégration sociale

7° Prouver sa participation économique

La preuve personne qui travaille de manière ininterrompue depuis au moins 5 ans au moment de la demande, remplit cumulativement les conditions de connaissance de la langue, d’intégration sociale et de participation économique.

8° Payer un droit d’enregistrement de 1.000€.

Quels sont les documents nécessaires ?

1° Un acte de naissance

Attention à l’orthographe de vos prénom, nom, date et lieu de naissance.

Si vous êtes dans l’impossibilité de vous procurer un acte de naissance, le document à suppléer dépend du lieu où votre acte de naissance a été dressé (article 5 du Code de la nationalité belge) :

a) si votre acte de naissance a été dressé en Afghanistan, en Angola (seule l’enclave Cabinda), en Somalie ou au Soudan du Sud, vous pouvez fournir :

  • soit un document équivalent délivré par les autorités diplomatiques ou consulaires de votre pays de naissance ;
  • soit en cas d’impossibilité ou de difficultés sérieuses à se procurer ce dernier document, un acte de notoriété délivré par le juge de paix de la commune au sein de laquelle vous êtes inscrit dans les registres de la population.

b) si votre acte de naissance n’a pas été dressé dans l’un de quatre pays cités ci-dessus, vous pouvez suppléer l’acte de naissance par un acte de notoriété délivré par le juge de paix de la commune au sein de laquelle vous êtes inscrit dans les registres de la population.

  • Si vous êtes dans l’impossibilité de vous procurer l’acte de notoriété, vous pouvez introduire une requête auprès du tribunal de la famille pour demander l’autorisation de produire une déclaration sous serment de vous-même.

Procédure d’obtention de l’acte de notoriété

L’obtention d’un acte de notoriété comporte trois étapes dont il n’est pas forcément nécessaire de recourir aux services d’un avocat :

  • Dans un premier temps, vous devez demander un formulaire à remplir auprès du juge de paix. Dans ce document, vous indiquez votre nom, prénom, profession et domicile et de ceux de vos père et mère, s’ils sont connus ; le lieu et, autant que possible, l’époque de votre naissance et les causes qui vous empêchent de produire l’acte de naissance ;
  • Ensuite, le juge va vous convoquer pour soutenir votre déclaration avec l’appui de deux témoins. Dans la pratique, il est préférable que les témoins soient de la même origine et plus âgés que vous (par exemple, des parents peuvent servir de témoins pour leurs enfants). Les témoins signeront l’acte de notoriété avec le juge de paix et, s’il est des témoins qui ne puissent ou ne sachent signer, il en sera fait mention ;
  • Enfin, l’acte de notoriété doit être homologué par le tribunal de la famille du ressort du juge de paix. Le tribunal, après avoir entendu le procureur du Roi, donnera ou refusera son homologation, selon qu’il trouvera suffisantes ou insuffisantes les déclarations des témoins, et les causes qui vous empêchent de produire l’acte de naissance ;

Un extrait de casier judiciaire (à demander à la commune) ;

3° Un certificat de résidence avec historique d’adresses prouvant une résidence principale ininterrompue en Belgique depuis cinq ans avant la demande de nationalité (à demander à la commune).

Ce séjour de 5 ans est compté à partir du moment où vous avez été mis en possession de l’une ou l’autre des cartes suivantes :

  • Carte A
  • Carte B
  • Carte EU (anciennement carte E)
  • Carte EU+ (anciennement carte E+)
  • Carte F
  • Carte F+
  • Carte H
  • Carte K (anciennement carte C)
  • Carte L (anciennement carte D)
  • Carte M

Les annexes suivantes, établies conformément à l’arrêté royal du 8 octobre 1981 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers, sont également acceptées :

  • Annexe 4 OU carte orange

Attention, le séjour sous carte orange n’est pris en considération que si la carte orange a été délivrée aux demandeurs d’asile qui ont finalement obtenu le statut de réfugiés et aux personnes qui ont obtenu le regroupement familial avec un citoyen européen.

  • Annexe 7bis (permis de séjour de résident de longue durée-CE)
  • Annexe 8 (attestation d’enregistrement délivrée aux citoyens européens)
  • Annexe 8bis (document attestant de la permanence du séjour d’un citoyen européen)
  • Annexe 15

Attention, l’annexe 15 délivrée à l’étranger – un étudiant étranger par exemple – qui vient d’arriver pour la première fois en Belgique n’est pas prise en considération pour le calcul du séjour légal précédant la demande de nationalité. L’Annexe 15 n’atteste un séjour valable que dans les 4 cas suivants :

– lorsqu’elle est délivrée à un membre de la famille d’un citoyen européen qui attend la Carte F+ ;
– lorsque la commune est dans l’impossibilité de délivrer à l’étranger les documents auxquels il a droit ;
lorsque l’Office des étrangers statue sur la demande de renouvellement de l’autorisation de séjour provisoire introduite par l’étranger avant l’expiration de son autorisation de séjour actuelle ;
ou encore lorsque l’étranger a introduit une demande d’autorisation d’établissement ou d’acquisition du statut de résident de longue durée-U.E. et que le titre de séjour dont il est titulaire vient à échéance pendant le délai octroyé à l’Office des étrangers pour statuer sur ladite demande.

  • Annexe 19 (la demande d’attestation d’enregistrement d’un citoyen européen)
  • Annexe 19ter (demande de carte de séjour de membre de la famille d’un citoyen)
  • Annexes 25, 25quinquies, 26, 26quinquies (délivrées aux réfugiés reconnus)
  • Annexe 56 (attestation pour les bénéficiaires de l’accord du Brexit).

4° Une photocopie recto-verso de la carte d’identité ;

5° La preuve de paiement d’un droit d’enregistrement de 1.030€. Ce droit est payable en ligne via MyMinfin OU via un bureau Sécurité juridique compétent. Une preuve de paiement pourra être imprimée directement après le paiement via MyMinfin, et une quittance sera délivrée en cas de paiement effectué auprès d’un bureau de sécurité juridique. La preuve du paiement est annexée à la demande de déclaration de nationalité. En plus de ce droit d’enregistrement de 1.030€, la commune peut exiger une taxe communale dont le montant varie d’une commune à une autre.

6° Preuve d’un titre de séjour illimité au moment de la demande de nationalité

Au moment de la demande de la nationalité belge, vous devez être en possession d’un titre de séjour illimité ou d’un autre titre de séjour pris en considération par l’Arrêté royal portant exécution de la loi du 4 décembre 2012 modifiant le Code de la nationalité belge afin de rendre [l’acquisition] de la nationalité belge neutre du point de vue de l’immigration. Les cartes A et H ne sont pas acceptées.

Seules les cartes suivantes sont considérées comme des titres de séjour illimité :

  • Carte B
  • Carte EU (anciennement carte E)
  • Carte EU+ (anciennement carte E+)
  • Carte F
  • Carte F+
  • Carte K (anciennement carte C)
  • Carte L (anciennement carte D) et
  • Carte M (carte nouvellement introduite suite au Brexit – article 50 TUE).

Les documents suivants donnent également droit à un titre de séjour illimité et seront pris en considération :

7° Preuve de la connaissance d’une des trois langues nationales (Français, Néerlandais ou Allemand).

Le niveau de langue minimum requis a été fixé au niveau A2 du Cadre européen commun de référence pour les langues et comprend une aptitude à comprendre, parler et écrire la langue. En général, cette preuve sera apportée :

  • Soit par un diplôme ou un certificat belge délivré par un établissement d’enseignement organisé, reconnu ou subventionné par l’une des Communautés ou par l’École royale militaire, obtenu dans l’une des trois langues nationales, et qui est au moins du niveau de l’enseignement secondaire supérieur ;
  • Soit par un diplôme ou un certificat délivré par un établissement d’enseignement de l’Union européenne reconnu équivalent par l’une des Communautés, qui est au moins du niveau de l’enseignement secondaire supérieur et qui atteste de la connaissance minimale d’une des trois langues ;
  • Soit par un document attestant qu’une formation professionnelle d’au moins 400h reconnue par une autorité compétente a été suivie (ex : une formation organisée par Bruxelles Formation, Actiris, le Forem ou le VDAB…). Il doit s’agir d’UNE formation d’au moins 400h. Pas de DEUX formations de 200h ou 4 de 100h. De plus, il s’agit de formations professionnelles, c’est-à-dire débouchant sur un métier. Ex : HORECA, vendeur, maçon, employé administratif, etc. Les formations de langue ne sont pas considérées comme des formations professionnelles ;
  • Soit par un document attestant que vous avez suivi un cours d’intégration prévu par l’autorité compétente de votre résidence principale au moment où vous entamez votre cours d’intégration ;
  • Soit par des documents attestant que vous avez travaillé de manière ininterrompue au cours des cinq dernières années comme travailleur salarié et/ou comme agent statutaire nommé dans la fonction publique et/ou en tant que travailleur indépendant à titre principal. A cette fin, vous pouvez produire les documents suivants :

    – Si vous avez travaillé comme salarié dans le secteur privé, vous pourrez produire des documents dénommés « comptes individuels » délivrés par votre employeur ou vos différents employeurs ;

    – Si vous avez travaillé comme salarié dans la fonction publique, vous pourrez produire une ou des attestation(s) délivrée(s) par le service compétent de l’administration publique ;

    – Si vous avez travaillé comme agent statutaire dans la fonction publique, vous pourrez produire la preuve de votre nomination définitive accompagnée d’attestation(s) délivrée(s) par le service compétent de l’administration publique ;

    – Si vous avez travaillé comme indépendant à titre principal, vous pourrez produire la preuve de votre affiliation à une caisse d’assurance sociale pour travailleurs indépendants accompagnée de la preuve du paiement des cotisations sociales trimestrielles durant la période de 5 ans précédant le dépôt de la demande de nationalité ;

  • Soit par une preuve attestant que vous avez réussi un test de langue par une attestation de réussite de niveau A2 d’une des trois langues nationales délivrée par un établissement organisé, reconnu ou subventionné par une Communauté ;
  • Soit par un certificat linguistique délivré par Travaillerpour.be
  • Soit par une attestation de réussite d’une des trois langues nationales délivrée par les Offices régionaux de la formation professionnelle et de l’emploi (Actiris, Forem, VDAB ou Arbeitsamt) ;
  • Soit par une attestation de réussite de cours de langue délivrée par un établissement d’enseignement de promotion sociale ;
  • Soit par une attestation de réussite aux examens de langues organisés par certains établissements d’enseignement supérieur pour accéder aux études de 1er cycle ;
  • Soit une attestation de réussite relative aux cours du soir de langues vivantes organisés par des établissements d’enseignement supérieur.

En général, la preuve de la connaissance de la langue sera apportée par la preuve de votre intégration sociale ;

Preuve de votre intégration sociale

Cette preuve est apportée par l’un des documents suivants :

  • Un diplôme ou un certificat du niveau minimum de l’enseignement secondaire supérieur délivré par un établissement d’enseignement organisé, reconnu ou subventionné par une des trois Communautés ou par l’Ecole Royale militaire et obtenu dans l’une des trois langues nationales

Les diplômes étrangers (y compris ceux obtenus dans les pays membres de l’Union européenne autres que la Belgique) ne sont pas acceptés comme preuve de l’intégration sociale, même s’ils ont été reconnus par l’une des trois Communautés belges ;

  • Un document attestant du suivi d’une formation professionnelle de 400h organisée par le Forem, le VDAB, Bruxelles Formation, Actiris, Arbeitsamt B ;
  • Un document (compte individuel) attestant l’exercice d’une activité professionnelle comme salarié ou indépendant au cours de 5 dernières années précédant la demande de nationalité ;
  • Un document attestant du suivi d’un cours d’intégration organisé par l’autorité compétente de votre lieu de résidence au moment où vous entamez ce cours).

9° Preuve de votre participation économique

Note importante : si vous apportez déjà la preuve de votre intégration sociale par l’accomplissement d’une activité professionnelle comme salarié, indépendant ou agent statutaire au cours des cinq années qui précèdent votre demande de nationalité, vous êtes présumé d’office avoir fait preuve de votre participation économique.

Si tel n’est pas le cas, vous devez prouver la participation économique autrement :

  • Soit en ayant travaillé pendant au moins 468 journées de travail au cours des cinq dernières années en tant que travailleur salarié et/ou agent statutaire dans la fonction publique. La preuve est généralement apportée par le document « compte individuel » délivré par votre employeur (si vous êtes salarié) OU la preuve de votre nomination et l’attestation délivrée par le service compétent de l’administration publique (si vous êtes agent statutaire) ;
  • Soit en ayant travaillé comme indépendant à titre principal pendant au moins 18 mois au cours des 5 ans qui précèdent la demande de nationalité. Il faudra alors fournir la preuve de l’affiliation à une caisse d’assurance sociale et la preuve du paiement des cotisations sociales pendant 6 trimestres ;

Le travail effectué à l’étranger ne compte pas !

  • Soit en ayant suivi des études en Belgique (pas à l’étranger) qui ont débouché sur l’obtention d’un diplôme ou d’un certificat dans les cinq ans qui précèdent la demande de nationalité. Sans avoir la prétention d’être exhaustif au vu de la grande diversité de cas qui pourraient se présenter, les diplômes les plus fréquemment utilisés pour prouver la participation économique sont :

    – le CESS (Certificat d’Enseignement Secondaire Supérieur) obtenu après un minimum de trois années d’études

    – le baccalauréat

    – le master

    – le doctorat

Les formations professionnelles d’au moins 400 heures sont également prises en compte, mais elles équivalent rarement à 468 journées de travail. On peut néanmoins déduire la durée de ces formations de 468 jours de travail salarié ou de 18 mois de travail indépendant, si elles ont été terminées dans les 5 ans qui précèdent la demande de nationalité. Par exemple, 400h de formation équivalent à 52,5 jours de travail.

Les années d’études ou de formation qui n’ont pas débouché sur l’obtention d’un diplôme ou d’un certificat ne sont pas prises en compte pour prouver la participation économique. Par exemple, si vous avez acquis 100 crédits sur 120 crédits d’un programme de master et avez par la suite abandonné vos études, votre formation est considérée comme non aboutie car vous n’avez pas obtenu le diplôme de master. Vous ne pouvez donc pas faire valoir vos 100 crédits pour les déduire de 468 journées de travail.

Comment faire dans la pratique ?

La déclaration de nationalité doit être introduite auprès de l’officier de l’état civil de votre commune de résidence. Avant de déposer la demande, il est important de contacter préalablement l’officier de l’état civil pour demander la liste complète des documents nécessaires. Après le dépôt de votre demande, l’officier de l’état civil dispose de trente jours pour vérifier si votre dossier est complet.

Si le dossier n’est pas complet, l’officier de l’état civil indique dans un formulaire, quelles sont les pièces manquantes. Vous aurez deux mois pour compléter votre dossier. Si vous le ne faites pas, votre demande sera déclarée irrecevable.

Si votre dossier est complet et recevable, l’officier de l’état civil vous délivre un récépissé, soit dans les trente-cinq jours ouvrables suivant le dépôt de la déclaration si la déclaration a immédiatement été jugée complète, soit dans les quinze jours ouvrables suivant l’expiration du délai de deux mois qui vous est accordé pour compléter votre dossier.

Ensuite, l’officier de l’état civil transmet, pour avis, une copie de l’intégralité du dossier au procureur du Roi, au plus tard dans les cinq jours ouvrables de la délivrance du récépissé. En même temps, l’officier de l’état civil transmet également copie de votre dossier à l’Office des étrangers et à la Sûreté de l’Etat. Ces trois instances mènent une enquête pour déterminer si les conditions de base de la demande de nationalité belge sont remplies et s’il n’existe pas un empêchement résultant de faits personnels graves.

L’Office des étrangers et à la Sûreté de l’Etat rendent leur avis au Procureur du Roi et ce dernier a un délai de quatre mois à compter de la date du récépissé délivré par l’officier de l’état civil, pour émettre un avis négatif sur l’acquisition de la nationalité belge. L’avis négatif du procureur du Roi doit être motivé et vous être notifié par courrier recommandé. Le procureur du Roi envoie en même temps ce courrier à l’officier de l’état civil. Si vous souhaitez contester l’avis négatif du procureur du Roi, vous devez, dans un délai de 15 jours suivant la réception de cet avis négatif, écrire une lettre recommandée à l’officier de l’état civil, pour l’inviter à transmettre votre dossier au tribunal de la famille. Vous n’avez donc pas à saisir le tribunal par vous-même. Il suffit de demander à l’officier de l’état civil de le faire. Quelques mois plus tard, le juge de la famille vous convoquera à l’audition. A cette occasion, vous ou votre avocat pourrez expliquer pourquoi vous n’êtes pas d’accord avec l’avis négatif du procureur du Roi. Si le juge accepte votre demande de nationalité : l’officier d’état civil établit un acte de nationalité belge en votre faveur. A partir de ce moment-là vous êtes inscrit comme belge dans les registres de la population. La décision du juge de la famille peut faire l’objet d’un appel auprès de la Cour d’appel à votre initiative ou à celle du procureur du Roi.

Faute d’un avis négatif dans ce délai, l’officier de l’état civil établit un acte de nationalité en votre faveur et vous en donne notification. Vous devenez belge à compter de l’établissement de l’acte de nationalité.

Des changements de règles en vue…

Attention, en janvier 2025, le gouvernement dit Arizona a annoncé une volonté de changer les règles concernant l’acquisition de la nationalité. A l’heure actuelle, ces nouvelles règles ne sont pas encore d’application car elles n’ont pas encore été transcrites dans des lois. Voici toutefois déjà un aperçu de ce qui risque probablement de changer.

Pour obtenir la nationalité par acquisition, il faudra :

  • Passer un test de citoyenneté.
  • Avoir une connaissance de la langue dans laquelle la personne réside (et non plus la langue de son choix) d’un niveau B1 (et non plus A2).
  • Il ne sera plus possible de déduite la connaissance de la langue de certaines formes d’intégration sociale ou économique (formation, travail, diplômes, le test linguistique sera donc obligatoire pour prouver la connaissance de la langue.

Voir aussi :

MAJ 2026




Je suis majeur étranger, parent d’un enfant mineur belge

Acquisition de la nationalité belge par déclaration, lorsqu’on est étranger, parent d’un enfant mineur belge

Comme pour le conjoint d’une personne belge, les conditions d’obtention de la nationalité belge sont quelque peu assouplies pour l’étranger parent biologique ou adoptif d’un enfant mineur belge. Pour obtenir la nationalité belge, un tel parent doit seulement avoir établi sa résidence principale en Belgique depuis 5 ans au moins ET prouver sa connaissance d’une des trois langues nationales, ainsi que son intégration sociale (Art. 12bis §1er 3° – Code de la nationalité). Il est dispensé de prouver sa participation économique.

Attention cependant, cette faveur (exemption de prouver la participation économique) est parfois trompeuse, dans la mesure où la preuve de l’intégration sociale exigée au parent étranger d’un enfant mineur belge est plus difficile que celle qui est exigée à tout autre demandeur de la nationalité belge. Comme on le verra ci-dessous, la preuve de l’intégration sociale exigée au parent étranger d’un enfant mineur belge comporte des éléments à connotation économique.

Il est donc parfois intéressant de demander la nationalité belge sur la base d’un séjour légal et ininterrompu de 5 ans tout court, plutôt que de la demander sur la base de filiation avec un enfant mineur belge. Par exemple, les personnes qui ont travaillé continuellement depuis au moins 5 ans pourraient demander la nationalité belge sur la base d’un séjour légal et ininterrompu de 5 ans tout court, au lieu de passer par le détour de la filiation avec un enfant mineur belge. Car l’exercice d’une activité professionnelle continue au cours de 5 ans qui précèdent la demande de la nationalité belge permet de prouver cumulativement les exigences de participation économique et d’intégration sociale et linguistique.

> Conditions

1° Avoir atteint l’âge de 18 ans

2° Ne pas avoir commis un fait personnel grave au sens du Code pénal

3° Être le parent biologique ou l’adoptant d’un enfant belge qui n’a pas atteint l’âge de dix-huit ans ou n’est pas émancipé avant cet âge

4° Être titulaire d’une carte de séjour illimité au moment de la demande de nationalité

5° Avoir un séjour légal et ininterrompu d’au moins cinq ans en Belgique, au moment de la demande. Il faut donc avoir été inscrit dans l’un des registres de population et avoir des permis de séjour de plus de trois mois au cours des cinq dernières années précédant la demande, sans avoir jamais été radié de votre adresse ou perdu votre droit au séjour

6° Apporter la preuve de votre connaissance d’une des trois langues nationales (français, néerlandais ou allemand)

7° Apporter la preuve de votre intégration sociale

> Quels sont les documents nécessaires ?

1° Un acte de naissance du parent ou de l’adoptant

Un extrait de casier judiciaire (à demander à la commune)

3° Photocopie recto verso de la carte d’identité du parent ou de l’adoptant

4° Preuve de lien de filiation juridique

Cette preuve est apportée par une copie conforme de l’acte de naissance de l’enfant ou tout autre document de nature à établir le lien de filiation juridique entre l’enfant et l’intéressé (ex : un jugement attribuant la filiation, un acte de reconnaissance de paternité, d’adoption, etc.). Le cas échéant, le document doit être traduit et légalisé.

Preuve de la nationalité belge de l’enfant

Cette preuve est généralement attestée par le certificat de nationalité de l’enfant.

6° Extrait de l’acte de naissance de l’enfant mineur

7° Certificat de résidence avec historique d’adresses prouvant une résidence principale et ininterrompue en Belgique depuis 5 ans au moins

8° La preuve d’un titre de séjour illimité au moment de la demande

Au moment de la demande de la nationalité belge, vous devez être en possession d’un titre de séjour illimité ou d’un autre titre de séjour pris en considération par l’Arrêté royal portant exécution de la loi du 4 décembre 2012 modifiant le Code de la nationalité belge afin de rendre [l’acquisition] de la nationalité belge neutre du point de vue de l’immigration. Les cartes A et H ne sont pas acceptées.

Seules les cartes suivantes sont considérées comme des titres de séjour illimité :

  • Carte B
  • Carte EU (anciennement carte E)
  • Carte EU+ (anciennement carte E+)
  • Carte F
  • Carte F+
  • Carte K (anciennement carte C)
  • Carte L (anciennement carte D) et
  • Carte M (carte nouvellement introduite suite au Brexit – article 50 TUE).

Les documents suivants donnent également droit à un titre de séjour illimité et sont pris en considération :

  • L’attestation d’enregistrement établie conformément à l’annexe 8 de l’arrêté royal du 8 octobre 1981 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers
  • Le document attestant de la permanence du séjour établi conformément à l’annexe 8bis de l’arrêté royal du 8 octobre 1981 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers ; et
  • Le permis de séjour de résident de longue durée-CE, établi conformément à l’annexe 7bis de l’arrêté royal du 8 octobre 1981 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers.

9° Preuve de la connaissance d’une des trois langues nationales

Le niveau de langue minimum requis a été fixé au niveau A2 du Cadre européen commun de référence pour les langues et comprend une aptitude à comprendre, parler et écrire la langue. En général, cette preuve sera apportée :

  • Soit par un diplôme ou un certificat belge délivré par un établissement d’enseignement organisé, reconnu ou subventionné par l’une des Communautés ou par l’École royale militaire, obtenu dans l’une des trois langues nationales, et qui est au moins du niveau de l’enseignement secondaire supérieur ;
  • Soit par un diplôme ou un certificat délivré par un établissement d’enseignement de l’Union européenne reconnu équivalent par l’une des Communautés, qui est au moins du niveau de l’enseignement secondaire supérieur et qui atteste de la connaissance minimale d’une des trois langues ;
  • Soit par un document attestant qu’une formation professionnelle d’au moins 400h reconnue par une autorité compétente a été suivie (ex : une formation organisée par Bruxelles Formation, Actiris, le Forem ou le VDAB…). Il doit s’agir d’UNE formation d’au moins 400h. Pas de DEUX formations de 200h ou 4 de 100h. De plus, il s’agit de formations professionnelles, c’est-à-dire débouchant sur un métier. Ex : HORECA, vendeur, maçon, employé administratif, etc. Les formations de langue ne sont pas considérées comme des formations professionnelles ;
  • Soit par un document attestant que vous avez suivi un parcours d’intégration prévu par l’autorité compétente de votre résidence principale au moment où vous entamez votre parcours d’intégration ;
  • Soit par des documents attestant que vous avez travaillé de manière ininterrompue au cours des cinq dernières années comme travailleur salarié et/ou comme agent statutaire nommé dans la fonction publique et/ou en tant que travailleur indépendant à titre principal. A cette fin, vous pouvez produire les documents suivants :

    – Si vous avez travaillé comme salarié dans le secteur privé, vous pourrez produire des documents dénommés « comptes individuels » délivrés par votre employeur ou vos différents employeurs ;

    – Si vous avez travaillé comme salarié dans la fonction publique, vous pourrez produire une ou des attestation(s) délivrée(s) par le service compétent de l’administration publique ;

    – Si vous avez travaillé comme agent statutaire dans la fonction publique, vous pourrez produire la preuve de votre nomination définitive accompagnée d’attestation(s) délivrée(s) par le service compétent de l’administration publique ;

    – Si vous avez travaillé comme indépendant à titre principal, vous produirez la preuve de votre affiliation à une caisse d’assurance sociale pour travailleurs indépendants accompagnée de la preuve du paiement des cotisations sociales trimestrielles durant la période de 5 ans précédant le dépôt de la demande de nationalité ;

  • Soit par une preuve attestant que vous avez réussi un test de langue par une attestation de réussite de niveau A2 d’une des trois langues nationales délivrée par un établissement organisé, reconnu ou subventionné par une Communauté ;
  • Soit par un certificat linguistique délivré par Travaillerpour.be ;
  • Soit par une attestation de réussite d’une des trois langues nationales délivrée par les Offices régionaux de la formation professionnelle et de l’emploi (Actiris, Forem, VDAB ou Arbeitsamt) ;
  • Soit par une attestation de réussite de cours de langue délivrée par un établissement d’enseignement de promotion sociale ;
  • Soit par une attestation de réussite aux examens de langues organisés par certains établissements d’enseignement supérieur pour accéder aux études de 1er cycle ;
  • Soit une attestation de réussite relative aux cours du soir de langues vivantes organisés par des établissements d’enseignement supérieur.

10° Preuve de votre intégration sociale.

Cette preuve est apportée par l’un des documents suivants :

  • Un diplôme ou un certificat du niveau minimum de l’enseignement secondaire supérieur délivré par un établissement d’enseignement organisé, reconnu ou subventionné par une des trois Communautés ou par l’Ecole Royale militaire et obtenu dans l’une des trois langues nationales

Les diplômes étrangers (y compris ceux obtenus dans les pays membres de l’Union européenne autres que la Belgique) ne sont pas acceptés comme preuve de l’intégration sociale, même s’ils ont été reconnus par l’une des trois Communautés belges ;

  • Un document attestant du suivi d’une formation professionnelle de 400h organisée par le Forem, le VDAB, Bruxelles Formation, Actiris, Arbeitsamt B ET la preuve d’exercice d’une activité professionnelle d’au moins 234 jours au cours des 5 dernières années.

Comme on le voit, le parent d’un enfant mineur belge qui cherche à prouver son intégration sociale par le suivi d’une formation professionnelle de 400h doit, au surplus, démontrer avoir travaillé au moins 234 jours au cours des 5 dernières années. Dès lors, même si une telle personne est exemptée de la condition de participation économique, la charge de prouver l’intégration économique pourrait lui être difficile si elle n’apporte pas une preuve autre que le suivi d’une formation professionnelle de 400h.

  • Un document (compte individuel) attestant l’exercice d’une activité professionnelle comme salarié ou indépendant au cours de 5 dernières années précédant la demande de nationalité ;
  • Un document attestant du suivi d’un cours d’intégration organisé par l’autorité compétente de votre lieu de résidence au moment où vous entamez ce cours).

En général, la preuve de l’intégration sociale couvre également la preuve de la connaissance de la langue.

11° Preuve de paiement d’un droit d’enregistrement de 1.000€ payable en ligne via  MyMinfin OU via un bureau Sécurité juridique compétent. Une preuve de paiement peut être imprimée dans les instants qui suivent le paiement via MyMinfin, ou une quittance est délivrée comme preuve de paiement pour les paiements effectués auprès d’un bureau de sécurité juridique. La preuve du paiement est annexée à la demande de déclaration de nationalité.

En plus de ce droit d’enregistrement de 1.000€, la commune peut exiger une taxe communale dont le montant varie d’une commune à une autre.

> Comment faire en pratique ?

La déclaration de nationalité doit être introduite auprès de l’officier de l’état civil de votre commune de résidence. Avant de déposer la demande, il est important de contacter préalablement l’officier de l’état civil pour demander la liste complète des documents nécessaires. Après le dépôt de votre demande, l’officier de l’état civil dispose de trente jours pour vérifier si votre dossier est complet.

Si le dossier n’est pas complet, l’officier de l’état civil indique dans un formulaire, quelles sont les pièces manquantes. Vous aurez deux mois pour compléter votre dossier. Si vous le ne faites pas, votre demande sera déclarée irrecevable.

Si votre dossier est complet et recevable, l’officier de l’état civil vous délivre un récépissé, soit dans les trente-cinq jours ouvrables suivant le dépôt de la déclaration si la déclaration a immédiatement été jugée complète, soit dans les quinze jours ouvrables suivant l’expiration du délai de deux mois qui vous est accordé pour compléter votre dossier.

Ensuite, l’officier de l’état civil transmet, pour avis, une copie de l’intégralité du dossier au procureur du Roi, au plus tard dans les cinq jours ouvrables de la délivrance du récépissé. En même temps, l’officier de l’état civil transmet également copie de votre dossier à l’Office des étrangers et à la Sûreté de l’État. Ces trois instances mènent une enquête pour déterminer si les conditions de base de la demande de nationalité belge sont remplies et s’il n’existe pas un empêchement résultant de faits personnels graves.

L’Office des étrangers et à la Sûreté de l’État rendent leur avis au Procureur du Roi et ce dernier a un délai de quatre mois à compter de la date du récépissé délivré par l’officier de l’état civil, pour émettre un avis négatif sur l’acquisition de la nationalité belge. L’avis négatif du procureur du Roi doit être motivé et vous être notifié par courrier recommandé. Le procureur du Roi envoie en même temps ce courrier à l’officier de l’état civil. Si vous souhaitez contester l’avis négatif du procureur du Roi, vous devez, dans un délai de 15 jours suivant la réception de cet avis négatif, écrire une lettre recommandée à l’officier de l’état civil, pour l’inviter à transmettre votre dossier au tribunal de la famille. Vous n’avez donc pas à saisir le tribunal par vous-même. Il suffit de demander à l’officier de l’état civil de le faire. Quelques mois plus tard, le juge de la famille vous convoquera à l’audition. A cette occasion, vous ou votre avocat pourrez expliquer pourquoi vous n’êtes pas d’accord avec l’avis négatif du procureur du Roi. Si le juge accepte votre demande de nationalité : l’officier d’état civil établit un acte de nationalité belge en votre faveur. A partir de ce moment-là vous êtes inscrit comme belge dans les registres de la population. La décision du juge de la famille peut faire l’objet d’un appel auprès de la Cour d’appel à votre initiative ou à celle du procureur du Roi.

Faute d’un avis négatif dans ce délai, l’officier de l’état civil établit un acte de nationalité en votre faveur et vous en donne notification. Vous devenez belge à compter de l’établissement de l’acte de nationalité.

> Des changements de règles en vue…

Attention, en janvier 2025, le gouvernement dit Arizona a annoncé une volonté de changer les règles concernant l’acquisition de la nationalité. A l’heure actuelle, ces nouvelles règles ne sont pas encore d’application car elles n’ont pas encore été transcrites dans des lois. Voici toutefois déjà un aperçu de ce qui risque probablement de changer.

Pour obtenir la nationalité par acquisition, il faudra :

  • Passer un test de citoyenneté.
  • Avoir une connaissance de la langue dans laquelle la personne réside (et non plus la langue de son choix) d’un niveau B1 (et non plus A2).
  • Il ne sera plus possible de déduire la connaissance de la langue de certaines formes d’intégration sociale ou économique (formation, travail, diplômes…), le test linguistique sera donc obligatoire pour prouver la connaissance de la langue.

Voir aussi :

MAJ 2026




Je suis majeur, étranger, pensionné, handicapé ou invalide

Acquisition de la nationalité belge par déclaration, sur base de l’âge de la pension, d’un handicap ou d’une invalidité

L’étranger majeur peut acquérir la nationalité belge par déclaration s’il vit en Belgique depuis cinq ans, s’il prouve qu’il ne peut exercer une activité professionnelle parce qu’il a atteint l’âge de la pension ou en raison d’un handicap ou d’une invalidité (Art. 12bis §1er 4° – Code de la nationalité).

> Conditions

Les conditions d’obtention de la nationalité belge sont simplifiées pour les personnes qui ont atteint l’âge de la pension ou qui souffrent d’un handicap ou d’une invalidité qui les empêchent d’exercer une activité professionnelle. A l’heure actuelle, ces personnes sont dispensées de prouver l’intégration sociale, la participation économique et la connaissance d’une des langues nationales, sous réserve d’éventuelles modifications législatives futures.Les seules conditions requises sont les suivantes :

1° Avoir atteint l’âge de 18 ans ;

2° Avoir une carte de séjour illimité au moment de la demande ;

3° Avoir un séjour légal et ininterrompu en Belgique depuis au moins cinq ans sur la base de titres de séjour de plus de trois mois ;

4° Il faut prouver l’âge de la pension, un handicap ou une invalidité (66%) ;

5° Acquitter un droit d’enregistrement de 1.030€, payable en ligne via MyMinfin OU via un Bureau Sécurité juridique compétent. Une preuve de paiement peut être imprimée dans les instants qui suivent le paiement via MyMinfin, ou une quittance est délivrée comme preuve de paiement pour les paiements effectués auprès d’un bureau de sécurité juridique. La preuve du paiement est annexée à la demande de déclaration de nationalité. En plus de ce droit d’enregistrement de 1.030€, la commune peut exiger une taxe communale dont le montant varie d’une commune à une autre.

> Quels sont les documents nécessaires ?

1° Acte de naissance (belge ou étranger)

Attention à l’orthographe de vos prénom, nom, date et lieu de naissance.

Si votre acte de naissance a été dressé dans un pays pour lequel l’obtention d’acte de naissance est impossible ou engendre des difficultés sérieuses, vous pouvez produire afin de suppléer à l’acte de naissance :

a) soit un document équivalent délivré par les autorités diplomatiques ou consulaires de votre pays de naissance ;
b) soit en cas d’impossibilité ou de difficultés sérieuses à vous procurer ce dernier document, un acte de notoriété délivré par le juge de paix de votre résidence principale.

N.B. Les pays où l’obtention d’actes de naissance est impossible ou engendre des difficultés sérieuses sont listés dans l’Arrêté royal du 17 janvier 2013. Il s’agit des pays ci-après :

-Afghanistan
-Angola (seule l’enclave Cabinda)
-Somalie
-Soudan du Sud

L’étranger dont l’acte de naissance a été dressé dans l’un de ces pays n’a pas à prouver que l’obtention de l’acte de naissance est impossible ou engendre des difficultés sérieuses dans le pays où il a été dressé.

Par contre, l’étranger dont l’acte de naissance n’a pas été dressé dans l’un de ces pays et qui se trouve dans l’impossibilité de se procurer un acte de naissance, DOIT prouver que l’obtention de l’acte de naissance est impossible ou engendre des difficultés sérieuses, dans le pays où il a été dressé. S’il apporte cette preuve, il peut suppléer à l’acte de naissance en produisant un acte de notoriété délivré par le juge de paix de sa résidence principale.

L’acte de notoriété contiendra la déclaration faite par deux témoins, de l’un ou de l’autre sexe, parents ou non parents, des prénoms, nom, profession et domicile de l’intéressé et de ceux de ses père et mère, s’ils sont connus ; le lieu et, autant que possible, l’époque de sa naissance et les causes qui empêchent de produire l’acte de naissance. Les témoins signeront l’acte de notoriété avec le juge de paix. S’il est des témoins qui ne puissent ou ne sachent signer, il en sera fait mention.

L’acte de notoriété sera présenté au tribunal de la famille qui l’accepte ou le refuse, après avoir requis l’avis du procureur du Roi.

Tout étranger qui est dans l’impossibilité de se procurer l’acte de notoriété peut demander l’autorisation du tribunal de la famille, pour suppléer l’acte de notoriété par une déclaration sous serment de l’intéressé lui-même. Pour accorder ou refuser une telle autorisation, le tribunal de la famille doit requérir l’avis du procureur du Roi.

2° Preuve d’un titre de séjour illimité au moment de la demande

Au moment de la demande de la nationalité belge, vous devez être en possession d’un titre de séjour illimité ou d’un autre titre de séjour pris en considération par l’Arrêté royal portant exécution de la loi du 4 décembre 2012 modifiant le Code de la nationalité belge afin de rendre [l’acquisition] de la nationalité belge neutre du point de vue de l’immigration. Les cartes A et H ne sont pas acceptées.

Seules les cartes suivantes sont considérées comme des titres de séjour illimité :

  • Carte B
  • Carte EU (anciennement carte E)
  • Carte EU+ (anciennement carte E+)
  • Carte F
  • Carte F+
  • Carte K (anciennement carte C)
  • Carte L (anciennement carte D) et
  • Carte M (carte nouvellement introduite suite au Brexit – article 50 TUE).

Les documents suivants donnent également droit à un titre de séjour illimité et sont pris en considération :

3° Certificat de résidence avec historique des adresses prouvant une résidence principale ininterrompue en Belgique depuis au moins cinq ans

4° Preuve de l’âge de la pension
La preuve de l’âge de la pension sera apportée par- un acte de naissance. C’est l’âge de la pension qui compte, peu importe que la personne concernée ait réellement travaillé.

5° Preuve du handicap

Une attestation de la Direction générale Personnes handicapées du Service public fédéral Sécurité sociale prouvant la réduction de capacité de gain.

6° Preuve de l’invalidité

La preuve de l’invalidité pourra être rapportée par l’un des moyens de preuve suivants :

– Une attestation délivrée par l’organisme assureur de l’intéressé reconnaissant une invalidité permanente ;

OU

– Une attestation du Fonds des accidents de travail ou du Fonds des maladies professionnelles ou du service médical compétent de l’administration certifiant une incapacité à 66 % (en cas d’accident de travail ou de maladie professionnelle) ;

OU

– Une copie du jugement définitif attestant d’une incapacité à 66 % (si la personne a été victime d’un accident en dehors de son lieu de travail) ;

OU

– Pour les agents statutaires de la fonction publique, une attestation de mise à la pension prématurée pour motif de santé du Service de santé de l’administration pour laquelle la personne concernée travaille.

> Comment faire dans la pratique ?

La déclaration de nationalité doit être introduite auprès de l’officier de l’état civil de votre commune de résidence. Avant de déposer la demande, il est important de contacter préalablement l’officier de l’état civil pour demander la liste complète des documents nécessaires. Après le dépôt de votre demande, l’officier de l’état civil dispose de trente jours pour vérifier si votre dossier est complet.

Si le dossier n’est pas complet, l’officier de l’état civil indique dans un formulaire, quelles sont les pièces manquantes. Vous aurez deux mois pour compléter votre dossier. Si vous le ne faites pas, votre demande sera déclarée irrecevable.

Si votre dossier est complet et recevable, l’officier de l’état civil vous délivre un récépissé, soit dans les trente-cinq jours ouvrables suivant le dépôt de la déclaration si la déclaration a immédiatement été jugée complète, soit dans les quinze jours ouvrables suivant l’expiration du délai de deux mois qui vous est accordé pour compléter votre dossier.

Ensuite, l’officier de l’état civil transmet, pour avis, une copie de l’intégralité du dossier au procureur du Roi, au plus tard dans les cinq jours ouvrables de la délivrance du récépissé. En même temps, l’officier de l’état civil transmet également copie de votre dossier à l’Office des étrangers et à la Sûreté de l’État. Ces trois instances mènent une enquête pour déterminer si les conditions de base de la demande de nationalité belge sont remplies et s’il n’existe pas un empêchement résultant de faits personnels graves au sens du Code de la nationalité belge.

L’Office des étrangers et à la Sûreté de l’État rendent leur avis au Procureur du Roi et ce dernier a un délai de quatre mois à compter de la date du récépissé délivré par l’officier de l’état civil, pour émettre un avis négatif sur l’acquisition de la nationalité belge. L’avis négatif du procureur du Roi doit être motivé et vous être notifié par courrier recommandé. Le procureur du Roi envoie en même temps ce courrier à l’officier de l’état civil. Si vous souhaitez contester l’avis négatif du procureur du Roi, vous devez, dans un délai de 15 jours suivant la réception de cet avis négatif, écrire une lettre recommandée à l’officier de l’état civil, pour l’inviter à transmettre votre dossier au tribunal de la famille. Vous n’avez donc pas à saisir le tribunal par vous-même. Il suffit de demander à l’officier de l’état civil de le faire. Quelques mois plus tard, le juge de la famille vous convoquera à l’audition. A cette occasion, vous ou votre avocat pourrez expliquer pourquoi vous n’êtes pas d’accord avec l’avis négatif du procureur du Roi. Si le juge accepte votre demande de nationalité : l’officier d’état civil établit un acte de nationalité belge en votre faveur. A partir de ce moment-là vous êtes inscrit comme belge dans les registres de la population. La décision du juge de la famille peut faire l’objet d’un appel auprès de la Cour d’appel à votre initiative ou à celle du procureur du Roi.

Faute d’un avis négatif dans ce délai, l’officier de l’état civil établit un acte de nationalité en votre faveur et vous en donne notification. Vous devenez belge à compter de l’établissement de l’acte de nationalité.

> Des changements de règles en vue…

Attention, en janvier 2025, le gouvernement Arizona a annoncé une volonté de changer les règles concernant l’acquisition de la nationalité. A l’heure actuelle, ces nouvelles règles ne sont pas encore d’application car elles n’ont pas encore été transcrites dans des lois. Parmi les réformes annoncées, figure notamment l’introduction éventuelle d’un test de citoyenneté. A ce jour, cette obligation n’est pas encore entrée en vigueur.

Voir aussi :

MAJ 2026