Le test d’entrée en médecine et dentisterie laisse place à un concours

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté ce 29/09 en dernière lecture le projet de Décret relatif à l’instauration d’un concours d’entrée pour les filières de médecine et dentisterie à partir de l’année académique 2023-2024.

Quels sont les changements attendus ?

L’examen d’entrée laissait entrer tous ceux qui le réussissaient tandis que le concours, lui, permettra seulement à un nombre prédéterminé de lauréats (les mieux classés) d’entamer ces  études.

Tous les étudiants réussissant le concours auront la garantie de disposer d’un numéro INAMI.

Le texte adopté définit comment se calcule le nombre d’admis (sachant que le quota de numéros INAMI passera en 2028 de 505 à 744 numéros) et réduit le nombre maximal d’étudiants non-résidents lauréats. Le nombre de non-résidents sera en effet réduit de 30 à 15% afin de garantir une offre de soins suffisante et lutter contre de possibles pénuries liées au départ de diplômés après leurs études.

Le concours se déroulera en une session unique comprise entre le 16 et le 31 août précédant l’année académique concernée, afin de permettre aux étudiants de se préparer durant l’été et de donner le temps aux candidats non-retenus de se réorienter avant la rentrée.

Pour le reste, les huit matières sur lesquelles portera le concours restent les mêmes que celles du test d’entrée. Une première partie concernera toujours les connaissances scientifiques évaluées (chimie, biologie, physique, mathématiques) tandis que la deuxième partie est relative à la communication et l’analyse critique de l’information (capacité d’analyse et de raisonnement, capacité de communication et de perception de situations conflictuelles, capacité de perception de l’éthique et considération de ses conséquences sur l’individu et la société, capacité à faire preuve d’empathie, de compassion d’équité et de respect).




Infor Jeunes lance ses ateliers d’aide aux recours pour étudiants du secondaire, supérieur ou promotion sociale à partir du 22 juin 2022

Aide aux recours

Lors de ses ateliers, vous apprendrez « Ce qu’est un recours »; « Quelles sont les règles » ; « Si c’est opportun de le faire » ; « Comment rédiger un recours » ; « Quand et à qui l’envoyer ».

Pour les élèves du secondaire suite à :

  • L’obtention d’une attestation d’échec (AOC)
  • L’obtention d’une attestation d’orientation (AOB)
  • Un désaccord avec le décision du conseil de classe

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Pour les élèves du supérieur en cas de :

  • Validation de crédits insuffisants
  • Crainte d’être déclaré non-finançable
  • Contestation de la décision du jury

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Pour les élèves de promotion sociale en cas de :

  • Contestation d’une décision de refus (échec)
  • Contestation d’une décision d’une unité d’enseignement
  • Contestation de l’épreuve intégrée

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Inscriptions entre 13h et 18h :

  • A notre permanence : Chaussé de Louvain, 339 à 1030 Schaerbeek
  • Par téléphone : 02/733.11.93

Affiches à télécharger :

secondairesupérieurpromotion socialegénéral




Élections régionales en résumé

Ce que l’on appelle couramment les élections régionales sont en fait les élections régionales et communautaires. Celles-ci se tiennent au même moment que les élections européennes. Lors de ces élections, on élit les membres du parlement wallon, du parlement flamand, du parlement de la région de Bruxelles-Capitale, du parlement de la communauté germanophone et les membres belges du parlement européen.

Les élections régionales et communautaires se tiennent tous les 5 ans. Les dernières ont eu lieu le 9 juin 2024, tandis que les prochaines auront lieu en 2029.

Trois régions composent la Belgique : la Région de Bruxelles-Capitale, la Région wallonne (= la Wallonie) et la Région flamande. Dans la pratique, cependant, la Région flamande n’existe que formellement : elle apparaît largement supplantée par la Communauté flamande.

La sixième réforme de l’État, qui a eu lieu en 2014, a profondément transformé le paysage institutionnel belge en transférant des compétences majeures aux Régions. Celles-ci ont désormais dans leurs compétences notamment : la politique de l’emploi, l’aménagement du territoire, le logement, l’environnement, l’économie, le transport, les travaux publics, la politique de l’énergie, les pouvoirs locaux, les relations extérieures, la recherche scientifique.

Pour pouvoir voter aux élections régionales, il faut quatre conditions

  • Être Belge ou l’être devenu au 1er avril de l’année électorale ;
  • Être âgé de 18 ans le jour du scrutin ;
  • Être inscrit dans les registres de population d’une commune belge ou résider à l’étranger au 1er avril de l’année électorale ;
  • Ne pas être déchu du droit de vote le jour du scrutin.

Que se passe-t-il si l’électeur ne vote pas ?

En Belgique, le vote est obligatoire. Si quelqu’un ne veut absolument pas voter, il doit quand même se présenter au bureau de vote et glisser dans l’urne un bulletin blanc ou choisir l’option « blanc » sur l’écran de l’ordinateur. Il ne sera pas tenu compte de ce vote lors de la répartition des sièges entre les listes électorales. Toutes les personnes inscrites sur la liste des électeurs, sont dans l’obligation d’aller voter. Les articles 209 et 210 du Code électoral prévoient les poursuites et les peines encourues en cas d’absence non justifiée à l’élection. Une première absence non justifiée est punie d’une réprimande ou d’une amende de 40€ à 80€. S’il y a récidive, l’amende sera de 80€ à 200€. Aucune peine d’emprisonnement n’est prononcée dans ces situations. Si l’électeur ne se présente pas à l’élection quatre fois dans un délai de 15 ans, il est rayé des listes électorales pour une période de 10 ans. Il est toujours possible de contester cette radiation auprès du juge de paix qui évaluera si l’absence est justifiée ou non.

Pour pouvoir être élu aux élections régionales, il faut :

  • Être Belge le jour de l’élection quelle que soit la manière dont on a acquis la nationalité belge (naissance, mariage, option, naturalisation) ;
  • Être âgé de 18 ans accomplis le jour de l’élection ;
  • Jouir de ses droits civils et politiques le jour de l’élection ;
  • Ne pas être dans un des cas d’exclusion ou de suspension le jour de l’élection. Vous n’êtes pas éligible si :
    – Vous faites partie des personnes protégées qui ont été expressément déclarées incapables d’exercer leurs droits politiques en vertu de l’article 492/1 du Code civil ou de celles qui sont internées par application de la loi du 5 mai 2014 relative à l’internement.
    – Vous êtes interdit temporairement de l’exercice du droit de vote par condamnation ;
  • Être domicilié dans une commune de la région où on se présente et y habiter 6 mois avant l’élection.

-> Pour plus d’informations : https://elections.fgov.be/informations-generales/structure-et-fonctionnement-electoral-et-parlementaire-belges

Voir aussi :

MAJ 2025




Les raisons d’opter pour une contraception

Pourquoi utiliser un moyen contraceptif ?

Aujourd’hui, de nombreux adolescents ont leur premier rapport sexuel de plus en plus tôt. Souvent, avant même de connaître l’existence des différents moyens de contraception. Alors, il ne faut pas prendre de risques inutiles et surtout ne pas confondre : protection et contraception !

Lorsque l’on parle de contraception, il s’agit des méthodes qui vont permettre d’éviter une grossesse, lors d’une relation sexuelle homme-femme. Ce sont notamment la pilule, le patch, le stérilet, etc., et également le préservatif. La majorité des moyens de contraception s’adressent aux femmes. Le préservatif est, lui, utilisé principalement par les hommes mais il existe aussi des préservatifs féminins.

Par contre lorsque l’on parle de protection, il s’agit de se protéger contre les IST (dont le SIDA) et pour cela le seul et unique moyen actuel est le préservatif masculin (qui a la double fonction car il évite aussi une grossesse). Utiliser un moyen de contraception est donc indispensable et ce dès sa première relation sexuelle (ceci concerne tant les jeunes filles que les garçons) si vous voulez éviter de tomber enceinte ou de contracter une IST.

Mieux comprendre son cycle menstruel

Pour pouvoir comprendre l’effet de la contraception hormonale (pilule, patch, anneau vaginal, implant…), il faut d’abord comprendre ce qui se passe avec son corps et plus précisément pendant son cycle menstruel.

La période qui correspond au cycle menstruel se situe entre le premier jour des règles et le dernier jour qui précède les règles du mois suivant. En principe, ce cycle dure 28 jours mais cela peut varier d’une personne à l’autre (entre 23 et 35 jours).

Au début de ce cycle, un ovule se développe dans les ovaires, il mûrit pendant plusieurs jours et une fois arrivé à maturation, ira se loger dans l’utérus pendant 24h à 48h maximum.

Lorsque l’ovule est dans l’utérus, il peut être fécondé par un spermatozoïde. Si rien ne se passe, il est rejeté et évacué sous forme de saignements : apparaissent alors les règles (la seule manifestation « visible » de ce qui se passe dans son corps).

Retarder l’arrivée de mes règles, c’est possible ?

Oui, c’est possible, éventuellement si vous partez en vacances ou si vous avez un événement important.

La pilule

Il suffit de recommencer une nouvelle plaquette de pilule à la fin de la plaquette en cours c’est-à-dire sans faire de pause de 7 jours (sans pilule).

Le patch

Après la 3ème semaine, vous ne faites pas de pause (= semaine sans patch) et vous collez directement un nouveau patch (vos règles seront retardées d’une semaine et si vous voulez que le retard dure plus longtemps, il suffit de coller un nouveau patch la semaine suivante).

L’anneau vaginal

Au bout de 3 semaines, vous retirez l’anneau et vous en placez un autre directement sans faire de pause de 7 jours (=semaine sans anneau). Attention, un même anneau ne peut être utilisé plus de 3 semaines, il faut donc en placer un autre au terme des 3 semaines.

Coût

Le prix d’un moyen de contraception est de 0 à 14€ par mois, cela varie également en fonction de l’âge de la personne. Pour les moins de 25 ans ou les BIM, un remboursement supplémentaire de l’INAMI est possible.

A ne pas oublier !

  • Tous les moyens de contraception continuent à agir pendant la période de pause c’est-à-dire les 7 jours pendant lesquels vous ne prenez plus votre contraception. A condition, de bien reprendre la contraception à la fin de ces 7 jours de pause, c’est-à–dire au 8ème jour.
  • Lorsque vous devez prendre un médicament en plus de votre contraception hormonale (la pilule, le patch, l’anneau vaginal, l’implant, piqûre contraceptive), l’efficacité de votre contraception peut être diminuée. Il faut toujours prévenir le médecin de votre méthode contraceptive.
  • Il n’est pas nécessaire de subir un examen gynécologique avant de prendre un moyen de contraception, un simple rendez-vous chez un médecin, de préférence un gynécologue, suffit.
  • Le meilleur moyen de se protéger contre la grossesse et les IST (infections sexuellement transmissibles) est d’utiliser une double méthode de protection. Actuellement, le préservatif est le seul moyen pour se protéger des IST (dont le SIDA), à utiliser en plus d’une méthode contraceptive.
  • Le préservatif peut aussi être utilisé comme contraceptif d’urgence.
  • Et n’oubliez pas de demander conseil à un médecin, un gynécologue ou de vous rendre dans un centre de planning familial ou une maison médicale.

Voir aussi :

MAJ 2025




Que coûte la contraception ?

Les prix de la contraception varient en fonction du type de contraception utilisée et de l’âge de l’utilisatrice.

Tarifs pleins à titre indicatif, avant remboursement de l’INAMI (assurance maladie-invalidité)

Contraceptions hormonales

  • La pilule : de 4,54€ à 39,32€ (= 3 mois de contraception) – certaines pilules sont gratuites pour les moins de 25 ans ou les personnes bénéficiant du statut BIM (vérifiez auprès de votre mutuelle, ce statut dépend de vos revenus annuels).
  • Le patch : 36,43€ pour 9 patchs (= 3 mois de contraception), intervention de 3€ pour les moins de 25 ans ou les personnes bénéficiant du statut BIM.
  • L’anneau vaginal : de 30,86€ à 41,08€ pour 3 anneaux (= 3 mois de contraception) – intervention de 3€ pour les moins de 25 ans ou les personnes bénéficiant du statut BIM.
  • La piqûre ou injection contraceptive : de 10,32€ et 30,69€ par dose (protection pendant 3 mois).
  • L’implant : 143,59€ (= 3 ans de contraception), 36€ pour les moins de 25 ans ou les personnes bénéficiant du statut BIM.

Les méthodes barrières

Contraception intra-utérine

  • Le stérilet au cuivre (sans hormones) : de 45,50€ à 269€.
  • Le stérilet hormonal : de 118,06€ à 147,57€.

L’un comme l’autre peut être pris en charge en grande partie pour les moins de 25 ans ou bénéficiaires du statut BIM.

Contraception d’urgence

  • La pilule du lendemain (Justine, Levodonna, Norvelo, Postinor) : 0€ 0,85€. Elle est gratuite dans les centres de planning.
  • La pilule du surlendemain (EllaOne) : 16€ à 25€ et gratuite en planning familial.

Remboursement principal

La plupart de ces contraceptifs sont partiellement remboursés par l’INAMI. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle.

Remboursement supplémentaire pour les moins de 25 ans

Depuis le 10 septembre 2020, les femmes de moins de 25 ans ont droit à un remboursement supplémentaire de l’INAMI (en plus du remboursement principal). L’INAMI intervient à raison de 3€ par mois pour la pilule, le patch, l’anneau vaginal, l’implant, le stérilet et la pilule du lendemain qui est gratuite pour les moins de 25 ans. Concrètement, lors de l’achat à la pharmacie, cette intervention supplémentaire est octroyée directement sur présentation de sa prescription médicale. Il est important d’être en ordre de mutuelle, sinon le pharmacien peut refuser le remboursement. Par an, les femmes quel que soit leur âge peuvent avoir un maximum de 40€ par an pour les moyens de contraception.

Sources légales : Arrêté royal du 16 septembre 2013 fixant une intervention spécifique dans le coût des contraceptifs pour les bénéficiaires n’ayant pas atteint l’âge de 25 ans , et pour les bénéficiaires ayant droit à une intervention majorée

Voir aussi :

MAJ 2025




La pilule

La pilule est le moyen contraceptif le plus utilisé, elle a l’avantage d’être facile à utiliser et de provoquer des règles régulières.

De quoi est-elle composée ?

La pilule est un médicament composé d’hormones. La majorité des pilules utilisées actuellement sont des pilules dites « combinées » car elles contiennent deux hormones : de l’œstrogène et de la progestérone.

Il existe deux grands types de pilules : les pilules dites «combinées» (PC) ou minidosées (oestro-progestative), plaquette de 21 ou 28 comprimés et les pilules microprogestatives (PP) ou microdosées (progestative), plaquette de 28 comprimés.

Ce qui différencie les 3 types de pilules combinées, c’est la quantité d’œstrogène et de progestatif qu’elles contiennent :

  1. La pilule monophasique : c’est la plus courante, elle contient la même quantité d’œstrogène et de progestatif : 21 jours de prise et 7 jours de pause ;
  2. La pilule biphasique : 2 types de comprimés dont la quantité d’hormone varie, elles doivent être prises dans le bon ordre : 21/22 jours de prise et 7/6 jours de pause ;
  3. La pilule triphasique : 3 types de comprimés avec une quantité variable d’hormones, elles doivent être prises dans le bon ordre : 21 jours de prise et 7 jours de pause.

Prendre la pilule la première fois

Si vous décidez d’utiliser un contraceptif de manière permanente, allez d’abord voir un médecin. Si vous décidez de prendre la pilule comme moyen contraceptif, il faudra obligatoirement une prescription médicale.

Pour garantir une efficacité totale de la pilule, il est conseillé de commencer à prendre la première pilule le premier jour des règles (l’efficacité de la pilule ne sera pas garantie, si vous la commencez le 2, 3ème … jours des règles !). Donc ne prenez pas la pilule ni avant vos règles ni après le 1er jour des règles car vous risqueriez d’être enceinte si vous avez des relations sexuelles. Si vous la prenez bien le 1er jour des règles, vous serez protégée dès ce 1er jour. Ensuite, il faut la prendre pendant 21 jours suivis d’une pause de 7 jours (sans prendre de pilule) et ainsi de suite. Il faut donc être très attentive pendant le 1er mois.

Attention : Lorsqu’on arrête la pilule pendant toute une période et qu’on décide de la prendre à nouveau, il faut procéder de la même manière que la toute première fois c’est-à-dire qu’il faut commencer à reprendre la pilule le 1er jour des règles, ainsi l’efficacité de la pilule est maximale.

Comment fonctionne-t-elle ?

La pilule est un contraceptif hormonal, cela veut dire qu’elle libère des hormones dans le corps qui vont empêcher l’ovule (cellule reproductrice femelle) d’arriver à maturation et de migrer dans l’utérus (organe génital féminin). De plus, la pilule a comme effet d’épaissir le col de l’utérus afin de rendre plus difficile la pénétration des spermatozoïdes.

Vous prenez donc les 21 comprimés et ensuite vous arrêtez pendant 7 jours. Au cours de ces 7 jours, vous aurez vos règles. Après ces 7 jours, vous recommencez une nouvelle plaquette de pilule pendant 21 jours. Même si vos règles ne sont pas encore finies, vous devez absolument reprendre la pilule après 7 jours de pause, donc le 8ème jour sinon son efficacité ne sera pas garantie. Pendant les 7 jours de pause, l’action contraceptive de la pilule est toujours active, il n’y a pas de risques d’être enceinte pour autant que vous repreniez la pilule à la fin des 7 jours de pause (= le 8ème jour).

Où l’acheter ?

Elle est vendue sous forme de plaquette qui contient 21 pilules. La pilule s’achète en pharmacie avec une prescription médicale, le médecin la prescrit pour une période d’un an (ou 6 mois renouvelable). Beaucoup de pilules existent en générique et sont donc moins chères. De 4,54€ à 39,32€ pour une boîte de 3 plaquettes de pilules (3 mois). Pour les moins de 25 ans en ordre de mutuelle, certaines pilules sont gratuites. Il faut aussi présenter sa carte d’identité car la pilule est en partie remboursable par la sécurité sociale et si vous avez moins de 25 ans, vous bénéficierez aussi d’une réduction supplémentaire.

Chaque plaquette de pilules sert pendant un mois. Au-dessus de chaque comprimé est indiqué un jour de la semaine et certaines plaquettes contiennent des pilules de couleurs différentes (en fonction des différentes doses d’hormones), afin de pouvoir suivre le bon ordre sans te tromper.

Vous avez oublié de prendre la pilule

Si vous oubliez de prendre la pilule, il est important de se souvenir quand vous avez pris la dernière pilule. C’est pourquoi, il est toujours conseillé de prendre la pilule plus ou moins à la même heure. Ainsi lorsqu’on l’oublie, on sait rapidement calculer en nombre d’heures à quand remonte la dernière prise.

Oubli de pilule oestro-progestative (ou minidosée)

La pilule peut agir jusqu’à 36 heures. Concrètement, cela veut dire que la pilule agit pendant 24h + 12 heures.

Si vous avez moins de 12h de retard par rapport à l’heure à laquelle vous auriez dû la prendre, la dernière pilule agit toujours.

  • Dès que vous vous rendez compte de l’oubli, prenez la pilule oubliée.
  • Et continuez la prise journalière habituelle (il arrive donc que vous en preniez 2 sur une même journée).
  • Ensuite, poursuivez votre plaquette comme d’habitude.

Si votre retard est de plus de 12h par rapport à l’heure à laquelle vous auriez dû la prendre, l’efficacité de la pilule n’est plus garantie et vous risquez une grossesse en cas de rapports sexuels, si vous ne prenez pas d’autres précautions complémentaires.

  • Prenez le comprimé oublié et continuez à prendre la pilule comme d’habitude.
  • Prenez la pilule du lendemain si vous avez eu un rapport sexuel dans les 5 jours précédant l’oubli.
  • Il est aussi conseillé d’utiliser un préservatif pendant 7 jours suivant l’oubli lors de vos rapports sexuels, afin d’éviter tout risque de grossesse.
  • Si l’oubli concerne un des 7 derniers comprimés : continuez votre plaquette, supprimez l’arrêt de 7 jours, enchaînez directement une nouvelle plaquette (il est possible que vous n’ayez pas de règles).

Lorsque vous oubliez de prendre plusieurs pilules, ça devient compliqué et il faut alors utiliser un préservatif lors de vos rapports sexuels afin d’écarter tout risque d’avoir une grossesse non désirée.

Contactez aussitôt votre médecin ou un centre de planning familial qui pourra vous renseigner au mieux.

Oubli de pilule progestative (ou microdosée)

Lisez la notice car le délai maximum d’oubli varie selon la marque. Le retard de prise ne doit pas dépasser 3 heures pour les PP contenant du lévonorgestrel et 12 heures pour les PP contenant du désogestrel.

Les informations ci-dessous ne concernent pas la pilule Cérazette qui tolère 12h d’oubli.

Si votre retard est de moins de 3h par rapport à l’heure à laquelle vous auriez dû la prendre : vous êtes protégée d’une éventuelle grossesse.

  • Dès que vous vous rendez compte de l’oubli, prenez le comprimé oublié.
  • Et continuez la plaquette comme d’habitude.

Si votre retard est de plus de 3h : vous n’êtes pas protégée d’une éventuelle grossesse.

  • Dès que vous vous rendez compte de l’oubli, prenez le comprimé oublié.
  • Prenez le comprimé du jour à l’heure habituelle.
  • Poursuivez la plaquette comme d’habitude.
  • Prenez la pilule du lendemain si vous avez eu un rapport sexuel dans les 5 jours précédant l’oubli.
  • Il est aussi conseillé d’utiliser un préservatif pendant 7 jours suivant l’oubli (14 jours pour le MICROLUT) lors de vos rapports sexuels, afin d’éviter tout risque de grossesse.

Contactez aussitôt votre médecin ou un centre de planning familial qui pourra vous renseigner au mieux.

Les effets secondaires de la pilule

Ils peuvent être différents : prise de poids, maux de tête, douleurs aux seins… Ils sont dus à la rétention d’eau provoquée par les hormones contenues dans la pilule.

Depuis l’apparition de la 3ème et 4ème générations de pilules, il n’y a presque plus d’effets secondaires. En effet, il existe un progestatif récent qui empêche la rétention d’eau dans le corps. Il reste cependant un risque d’accident veineux. Si toutefois vous avez des effets secondaires, le médecin pourra prescrire un autre type de pilule.

Remarques :

  • Le risque sera plus ou moins élevé selon que l’oubli de pilule ait lieu pendant la 1ère, 2ème ou 3ème semaine du cycle. Le meilleur conseil à donner est donc de prendre contact avec le médecin ou un centre de planning familial ;
  • Il est vivement déconseillé d’utiliser la pilule d’une de ses amies si elle n’est pas la même que celle que vous utilisez ;
  • Si vous vomissez ou que vous avez la diarrhée et que vous avez pris la pilule moins de 4h avant, il faut reprendre une autre pilule ;
  • Certains médicaments diminuent l’efficacité de la pilule comme les antibiotiques ou les antiépileptiques. Demandez conseil au médecin ;
  • Il est préférable de garder une plaquette de secours pour les petits imprévus (pilule perdue, vomissements…), ainsi vous gardez un ordre précis dans la plaquette en cours. Attention, il est toujours préférable de se faire conseiller au préalable par son médecin en cas d’imprévus.

Voir aussi :

MAJ 2025




Contraception d’urgence

La contraception d’urgence peut être utilisée pour éviter une grossesse non désirée en cas d’oubli de votre moyen contraceptif, s’il y a eu un problème avec votre moyen contraceptif (déchirure du préservatif par exemple) ou si vous ne prenez aucun moyen contraceptif.

Les formes les plus connues sont la pilule du lendemain et la pilule du surlendemain, mais il existe aussi le stérilet du lendemain.

Gérer sa contraception n’est pas facile et avoir un rapport mal ou non protégé n’est jamais exclu (préservatif déchiré, pilule oubliée, mauvaise manipulation du contraceptif). Suite à ce rapport sexuel non protégé, vous avez des doutes et les questions commencent à se bousculer dans votre tête. Il est important de réagir rapidement et surtout de ne pas laisser le doute planer ou se dire qu’il n’y a aucun risque d’être enceinte (par exemple : vous êtes à la fin du cycle, vous étiez réglée quand vous avez eu un rapport non protégé).

La pilule du « lendemain » (Justine, Levodonna, Norvelo, Postinor)

De quoi est-elle composée ?

Elle est composée d’un comprimé à prendre le plus vite possible et au plus tard dans les 72 heures qui suivent une relation sexuelle non protégée. C’est une mini-pilule sans œstrogène. Il ne s’agit pas réellement de pilule du « lendemain » puisqu’elle est efficace dans les 72 heures.

Comment fonctionne-t-elle ?

La pilule du lendemain bloque ou retarde l’ovulation et évite donc la fécondation (il n’y a donc pas interruption de grossesse). Elle se présente sous la forme d’une pilule contenant une hormone, à prendre le plus vite possible après le rapport à risque et au plus tard dans les 72h (3 jours).

Si vous avez pris la pilule du lendemain, il est plus prudent de demander conseil au médecin ou dans un centre de planning familial afin de faire le point sur votre cycle menstruel et votre contraception.

Il est préférable d’attendre le premier jour des prochaines règles pour reprendre la pilule ou réutiliser le patch ou l’anneau vaginal. En effet, le cycle menstruel est perturbé puisque vous avez eu un rapport sexuel sans utiliser de moyen contraceptif et aussi par la prise de la pilule du lendemain. D’ailleurs, vous pouvez avoir de petits saignements (qui ne sont pas les règles) et aussi un retard de règles. Si le retard de règles est trop long, faites un test de grossesse ou consultez un médecin. Entre-temps (c’est-à-dire entre le moment où vous prenez la pilule du lendemain et l’arrivée des prochaines règles), il faut utiliser un préservatif lors des rapports sexuels jusqu’à ce vous repreniez votre contraception habituelle (le premier jour des prochaines règles). Si vous reprenez quand même votre contraception habituelle dès le jour suivant la prise de la pilule du lendemain, l’efficacité de votre contraceptif (que ce soit la pilule, le patch ou l’anneau vaginal) n’est pas garantie puisque votre cycle a été perturbé. Autrement dit, vous risquez d’être enceinte lors des rapports sexuels suivants.

Où l’acheter ?

Dès les premières heures qui suivent le rapport sexuel ou dès le lendemain, vous pouvez acheter la pilule du lendemain. Il faut agir rapidement, donc même se rendre dans une pharmacie de garde en dehors des heures d’ouverture habituelle des pharmacies. Elle est en vente libre dans les pharmacies et est quasiment gratuite (0 à 0,85€). Elle est gratuite pour les jeunes de moins de 25 ans, on peut donc l’acheter sans prescription médicale.

Vous pouvez également vous présenter dans un centre de planning familial pour obtenir la pilule du lendemain, ils vous la délivreront gratuitement à condition qu’ils en aient en stock. Dans un centre de planning familial, vous bénéficierez aussi de toute l’information sur la contraception d’urgence et sur la contraception ordinaire.

Remarques

  • Vous pouvez avoir des nausées, maux de tête, maux de ventre, saignements peu abondants. Si vous vomissez dans les 3h qui suivent la prise du comprimé, il faut immédiatement en reprendre un autre.
  • Il s’agit là d’une contraception d’urgence, et non pas d’une contraception normale. Il ne faut donc pas y avoir recours systématiquement.
  • La pilule du lendemain ne protègera pas d’une éventuelle grossesse lors des rapports sexuels suivants, il faudra donc s’abstenir ou utiliser un préservatif avant la venue des règles suivantes.
  • En aucun cas, elle ne protège des IST (dont le SIDA).

Le stérilet « du lendemain » (Le dispositif intra-utérin au cuivre)

De quoi est-il composé ?

Il s’agit en fait du stérilet « normal » en cuivre qui peut aussi être utilisé comme contraception d’urgence en cas de rapport non protégé, si le délai de 72h (3 jours) est dépassé et qu’il est alors inutile d’utiliser la pilule du lendemain. Il est efficace à 99%.

Comment fonctionne-t-il ?

Il doit être placé, dans les 3 à 5 jours maximum, qui suivent le rapport non protégé. Pour le stérilet, vous avez donc un délai plus long que pour la pilule du lendemain. Vous pourrez le faire retirer par le médecin lors de vos prochaines règles ou le garder pendant 5 ans comme moyen contraceptif (= durée maximale du stérilet).

EllaOne : la pilule du « surlendemain »

De quoi est-elle composée ?

C’est un comprimé blanc, un contraceptif féminin d’urgence, à prendre, au plus tard, dans les 5 jours qui suivent une relation sexuelle non protégée ou en cas d’échec d’une méthode contraceptive. Elle est composée d’une molécule appelée ulipristal acétate.

Comment ça fonctionne ?

EllaOne empêche la grossesse en interférant avec l’ovulation. Le comprimé se prend par voire orale, le plus rapidement possible et au plus tard dans les 5 jours (120 heures) d’un rapport non protégé, pendant ou en dehors des repas. Plus la pilule est prise rapidement après une prise de risque, plus les risques de grossesse non désirée diminuent. Vous pouvez prendre cette pilule à n’importe quel moment de votre cycle menstruel. Si vous vomissez la pilule, il faut en reprendre une autre dans les 3h qui suivent la 1ère prise.

Quelques effets indésirables sont à prévoir dans certains cas, tels que des douleurs abdominales (mal au ventre) et des troubles de la menstruation (problèmes en ce qui concerne les règles). Il faut aussi vérifier que vous n’êtes pas allergique aux produits qui la composent (ulipristal acétate).

Où l’acheter ?

EllaOne est en vente libre en pharmacie, comme la « pilule du lendemain ». Elle coûte 16€ pour les personnes en ordre de mutuelle et 25€ pour celles sans mutuelle.

Voir aussi :

MAJ 2025




Méthodes contraceptives

Si vous décidez d’avoir vos premières relations sexuelles, il faut penser à votre contraception et ce, de préférence avant le premier rapport, ce qui n’est pas toujours évident.

Adressez-vous alors à votre médecin, il vous conseillera au mieux et surtout il vous informera sur tous les moyens de contraception cités sur ce site et vous déciderez ensemble (et avec votre partenaire éventuellement) de la contraception qui conviendra le mieux.

De nombreux éléments peuvent intervenir dans ce choix : l’âge, l’état de santé, les relations sexuelles avec un ou plusieurs partenaires, le mode de vie qui permet de prendre un moyen contraceptif régulièrement ou non, les horaires, les effets secondaires des contraceptifs, le niveau d’efficacité, etc.

Il arrive que certains médecins prescrivent automatiquement la pilule comme contraceptif, qui est le moyen le plus utilisé, mais il existe un large choix de contraceptifs : stérilets, capote ou condom, patch, anneau vaginal, implant et piqûre contraceptive. N’hésitez donc pas à lui poser des questions, son rôle est aussi de vous informer. Si vous ne vous sentez pas à l’aise face à votre médecin (par exemple si c’est le médecin de famille), vous pouvez vous adresser à un centre de planning familial, une maison médicale et/ou à un·e gynécologue. Là aussi, réfléchissez au fait que vous vous sentez peut-être plus à l’aise avec un médecin femme et orientez votre choix en fonction de votre ressenti.

Il n’est pas nécessaire de subir un examen gynécologique avant de prendre un moyen de contraception, un simple rendez-vous chez un médecin, ou un gynécologue, suffit.

Choisir un moyen de contraception n’est pas irréversible, vous pouvez bien entendu en changer dès que vous le souhaitez. En effet, la contraception la mieux adaptée à une adolescente qui débute sa vie sexuelle ne sera pas forcement celle qui sera la mieux adaptée à une jeune femme mature ayant un enfant.

N’oubliez pas qu’en cas d’urgence, il existe la pilule du lendemain, le stérilet du lendemain et la pilule du « surlendemain ».

Pour être bien protégé, le mieux, c’est évidemment d’avoir une double protection c’est-à-dire de prendre à la fois un moyen de contraception pour éviter une grossesse (pilule, anneau vaginal…) et un préservatif pour éviter de contracter une IST (dont le Sida) quand vous avez différents partenaires ou quand vous n’avez pas encore fait le test SIDA.

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MAJ 2025




Le stérilet

Le stérilet appelé aussi DIU pour dispositif intra-utérin est le 2ème moyen de contraception le plus utilisé en Belgique après la pilule. Il est mis en place et retiré par un médecin. Ce dernier place le stérilet au niveau de l’utérus et non dans le vagin. Il est placé pour une durée maximale de 3 ou 8 ans mais on peut le faire enlever avant.

De quoi est-il composé ?

C’est une petite tige en plastique, qui a la forme d’un « T ». Il fait 3-4 cm de long. Il existe 2 types de stérilets : le stérilet en cuivre (qui contient un fil de cuivre) et le stérilet hormonal (qui est composé d’un réservoir contenant une hormone progestative).

Comment ça fonctionne ?

Le stérilet agit à plusieurs niveaux en fonction du type de stérilet utilisé.

Stérilet en cuivre

Ce stérilet est spermicide, ce qui signifie qu’il détruit les spermatozoïdes. Plus la surface du cuivre est grande, plus le stérilet est efficace. Il est très efficace, bon marché et ne contient pas d’hormone.

Stérilet hormonal

Ce stérilet contient une hormone progestative qui empêche les spermatozoïdes de franchir le col de l’utérus. Il a aussi comme effet de diminuer la paroi interne de l’utérus et donc de diminuer le volume et la durée des règles.

La pause du stérilet nécessite trois visites médicales :

  • la 1ère visite sert à réaliser un examen gynécologique complet ;
  • lors de la 2ème visite, le médecin place le stérilet au niveau de l’utérus ;
  • la 3ème est une visite de contrôle pour vérifier si le stérilet est bien en place.
    Ensuite, il faudra faire une visite annuelle de contrôle.

Où l’acheter ?

En pharmacie avec une prescription médicale. C’est un gynécologue qui devra le poser. Dans certains hôpitaux ou centres de plannings familiaux, ils ont déjà le matériel (des stérilets en stock). Le stérilet en cuivre coûte entre 45,50 et 269€ et le stérilet hormonal de 118 à 147,57€. Intervention de l’assurance santé pour les moins de 25 ans et les BIM.

Remarques

  • Son efficacité est garantie pendant 3 ou 8 ans ;
  • Quelques inconvénients : les règles peuvent être plus abondantes et douloureuses ; le premier mois, des saignements peuvent apparaître ; le premier mois aussi le stérilet peut être expulsé (il faut alors voir un médecin) ;
  • Le stérilet ne rend pas stérile (contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire) ;
  • La prise d’anti-inflammatoires peut diminuer l’efficacité du stérilet.

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L’anneau vaginal

L’anneau vaginal est un anneau en plastique souple qui est placé dans le vagin. Il contient une association d’hormones (œstrogène + progestatif). 

De quoi est-il composé ?

Il s’agit d’un anneau transparent, mince et souple de 5 centimètres de diamètre. C’est une méthode hormonale qui consiste à faire absorber les hormones contenues dans une pilule combinée (œstrogènes + progestatifs) à travers la paroi vaginale et non par le tube digestif (comme la pilule) ou par la peau (comme le patch contraceptif). L’anneau libère des hormones qui empêchent l’ovulation et épaississent le col de l’utérus.

Comment fonctionne-t-il ?

Il faut le placer dans le vagin (le plus haut possible) : il se glisse comme un tampon. Si vous ne le sentez pas, c’est qu’il tient bien et est bien placé. A la chaleur du corps, les hormones sont diffusées à travers la paroi vaginale et passent dans le sang.

  • Il faut le mettre le 1er jour des règles pour avoir une efficacité maximale, le même anneau reste en place pendant 3 semaines consécutives. Ensuite, au terme de ces 3 semaines, vous le retirez et vous le jetez.
  • Vous ne mettez rien pendant 7 jours, apparaîtront alors vos règles (l’action contraceptive de votre anneau continue à agir pendant ces 7 jours).
  • Au 8ème jour, vous replacez un nouvel anneau pour 3 semaines et ainsi de suite.
  • Vous avez la possibilité de le retirer pendant vos rapports sexuels pendant 3h maximum. Avant de le replacer, vous le rincez à l’eau froide (jamais à l’eau chaude !).
  • Il peut être expulsé (après un rapport sexuel, par exemple). S’il est expulsé, il faut le remettre en place. En revanche, s’il est expulsé depuis plus de 3h, vous devez prendre les mêmes précautions qu’après un oubli de pilule supérieur à 12h.

Comme tout moyen de contraception où il y a manipulation, il y a un risque de mauvaise utilisation.

Où l’acheter ?

En pharmacie avec une prescription médicale (vous bénéficiez aussi d’un remboursement pour ce contraceptif) : 30,86€ à 41,08€ la boîte de 3 anneaux (= 3 mois de contraception). Intervention de 3€ par anneau pour les moins de 25 ans et les BIM. Certaines mutuelles remboursent jusqu’à 50€ par an dans le cadre de l’assurance complémentaire. Les anneaux doivent être utilisés dans les 4 mois qui suivent leur achat.

Remarques

  • Vous n’y pensez que 2 fois par mois (pour le mettre et le retirer), ainsi vous êtes tranquille pour 3 semaines contrairement à la pilule ou au patch.
  • Son efficacité contraceptive est garantie même en cas de vomissement ou de diarrhée.
  • Vous le placez vous-même, vous n’avez pas besoin d’un gynécologue pour le faire.
  • Il peut y avoir des effets indésirables comme pour tous les autres contraceptifs hormonaux (maux de tête, seins douloureux…).
  • Il pourrait arriver que les partenaires sentent le contact de l’anneau pendant leurs rapports sexuels et considèrent qu’il est une gêne (ce n’est pas automatique).
  • Son prix est élevé.
  • Ne surtout pas oublier de le retirer après 3 semaines (car il ne diffuse plus d’hormones) ; si vous oubliez de le changer au-delà de 3 semaines, son efficacité n’est plus garantie. Remplacez-le dès que vous vous en rendez compte. Dans ce cas, il est préférable de demander conseil à votre médecin ou à un centre de planning familial et d’utiliser un préservatif entre-temps.

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Le préservatif féminin (interne)

Les plus connus et les plus utilisés des préservatifs, sont les préservatifs masculins mais il existe aussi des préservatifs féminins. Le préservatif féminin flottant empêche le passage des spermatozoïdes dans le vagin, et donc la fécondation comme le préservatif masculin.
En utilisant un préservatif, vous n’avez qu’un risque minime de tomber enceinte ou de contracter une IST.

De quoi est-il composé ?

Il s’agit d’une gaine assez large en polyuréthane (intéressant pour les allergiques) avec un petit anneau à chaque extrémité : l’anneau de l’extrémité fermée est plus rigide car il se place au niveau du col de l’utérus, l’autre anneau pend à l’autre extrémité du préservatif et sert à recouvrir les organes génitaux externes. Le préservatif recouvre l’entièreté de la paroi vaginale. Lors de la pénétration, il faut guider le pénis convenablement dans le préservatif.

Comment fonctionne-t-il ?

Certaines trouvent cela compliqué et pour d’autres c’est aussi facile que de glisser un tampon. Une fois sorti de l’emballage, introduisez l’anneau à partir de l’extrémité fermée : tordez le un peu de façon à ce que vous puissiez l’introduire dans votre vagin et ensuite glissez le bien au fond. Dès que l’anneau est entré complètement, il reprend sa forme initiale autour du col de l’utérus. Il empêchera ainsi les spermatozoïdes de remonter dans l’utérus. Une fois le rapport sexuel terminé, retirez-le doucement par le biais de l’anneau externe. Il peut être mis en place plusieurs heures avant le rapport sexuel. Il doit être changé à chaque rapport sexuel et entre chaque pénétration.

Remarques

  • Attention ! Le préservatif féminin est moins facile à mettre que le préservatif masculin. Il faut bien lire le mode d’emploi car s’il est mal placé, le sperme risque de s’échapper.
  • Il est beaucoup plus cher que le préservatif pour hommes. L’unité revient à 2€ au minimum. Certaines mutuelles remboursent les préservatifs pour femme jusqu’à 50€ par an dans le cadre de l’assurance complémentaire.
  • Il arrive que certains utilisateurs soient gênés pendant le rapport sexuel parce qu’il est bruyant.
  • Il est beaucoup moins diffusé que le préservatif masculin et par conséquent, on ne le trouve pas aussi facilement.
  • Son avantage : il peut être placé bien avant le rapport sexuel (contrairement au préservatif masculin qui doit être mis au moment où le pénis est en érection) et ne doit pas nécessairement être retiré directement après l’éjaculation du sperme.
  • Tout comme le préservatif masculin, il protège à la fois des IST (dont le Sida) et évite un risque de grossesse.
  • Il faut en utiliser un nouveau pour chaque rapport sexuel.
  • Il faut le jeter dans la poubelle et non aux toilettes.

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Le préservatif masculin

Le préservatif masculin moulant ou capote ou condom empêche le sperme d’arriver dans le vagin et comme les muqueuses ne sont pas en contact, il protège aussi des IST (dont le SIDA). Si votre partenaire utilise un préservatif, vous êtes protégée contre une grossesse non désirée. Actuellement, c’est le seul et unique moyen de contraception qui protège des IST et donc du SIDA. Les plus connus et les plus utilisés sont les préservatifs masculins mais il existe aussi des préservatifs pour les filles.

De quoi est-il composé ?

Le préservatif masculin moulant (condom ou capote) est une fine enveloppe en latex ou pour les allergiques au latex en polyuréthane ou en latex déprotéinisé. Il en existe de plusieurs tailles et couleurs, parfumés, nervurés, plus ou moins épais.

Comment fonctionne-t-il ?

Le préservatif est un véritable barrage pour le sperme, il l’empêche d’arriver dans le vagin. Il faut changer de préservatif à chaque rapport sexuel, entre chaque pénétration. Un gel lubrifiant peut être associé à l’utilisation du préservatif avant et pendant le rapport.

Petit mode d’emploi

  • Une fois sorti de son emballage et avant de le dérouler sur le pénis en érection, il faut pincer le bout du préservatif (qui va servir de réservoir pour le sperme) pour empêcher l’air de passer dedans ;
  • Il faut absolument le dérouler sur le pénis en érection et pas avant, ainsi il se glisse plus facilement et on ne risque pas de l’abîmer ;
  • Il faut maintenir le bout du préservatif avec une main et avec l’autre main, le dérouler le long du pénis ;
  • En principe, les préservatifs sont déjà lubrifiés mais on vend encore certains préservatifs sans lubrifiant. Si c’est le cas de ceux que vous utilisez, il faut employer un lubrifiant à base d’eau. Le lubrifiant va empêcher que le préservatif se casse et faciliter la pénétration ;
  • Attention aux ongles ou bijoux (bagues, piercings…) qui risquent de l’endommager sans même que vous vous en aperceviez ;
  • Après l’éjaculation du sperme dans le réservoir du préservatif, il faut « se retirer » immédiatement, complètement et retirer le préservatif, sinon il risque de glisser ;
  • Au moment du retrait du pénis, il faut bien retenir le préservatif pour s’assurer que rien ne s’échappe, ensuite il faut faire un petit nœud et le jeter ;
  • Il faut utiliser un préservatif neuf à chaque rapport sexuel !
  • Il est préférable de l’essayer seul pour s’habituer à son utilisation mais durant une relation sexuelle on est deux, à voir alors qui prend les choses en main.

Où l’acheter ?

Il est en vente libre, on s’en procure très facilement à n’importe quel moment de la journée. On peut l’acheter dans les pharmacies, les supermarchés, les night shops. Il coûte entre 0,20€ et 1,50€. Certaines mutuelles remboursent les préservatifs jusqu’à 50€ par an dans le cadre de l’assurance complémentaire. Des distributeurs de préservatifs sont également à disposition (de jour comme de nuit), ils sont situés un peu partout : dans les toilettes de bars, les discothèques, devant certaines pharmacies… Les centres de planning familiaux,  notre permanence Infor Jeunes et la Plateforme Prévention Sida distribuent aussi des préservatifs gratuitement.

Remarques

  • Il arrive que des personnes soient allergiques aux latex, il est donc possible d’acheter des préservatifs antiallergiques (en pharmacie, supermarché), ils sont un peu plus chers.
  • N’oubliez pas de vérifier la date de péremption sur l’emballage du préservatif et le sigle CE/Communauté Européenne (pour avoir la certitude du respect des normes de fabrication) !
  • Un préservatif doit être conservé convenablement : à température ambiante et il n’est pas bon qu’il reste compressé longtemps (ex : dans une poche ou un portefeuille).

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