Le test d’entrée en médecine et dentisterie laisse place à un concours
Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté ce 29/09 en dernière lecture le projet de Décret relatif à l’instauration d’un concours d’entrée pour les filières de médecine et dentisterie à partir de l’année académique 2023-2024.
Quels sont les changements attendus ?
L’examen d’entrée laissait entrer tous ceux qui le réussissaient tandis que le concours, lui, permettra seulement à un nombre prédéterminé de lauréats (les mieux classés) d’entamer ces études.
Tous les étudiants réussissant le concours auront la garantie de disposer d’un numéro INAMI.
Le texte adopté définit comment se calcule le nombre d’admis (sachant que le quota de numéros INAMI passera en 2028 de 505 à 744 numéros) et réduit le nombre maximal d’étudiants non-résidents lauréats. Le nombre de non-résidents sera en effet réduit de 30 à 15% afin de garantir une offre de soins suffisante et lutter contre de possibles pénuries liées au départ de diplômés après leurs études.
Le concours se déroulera en une session unique comprise entre le 16 et le 31 août précédant l’année académique concernée, afin de permettre aux étudiants de se préparer durant l’été et de donner le temps aux candidats non-retenus de se réorienter avant la rentrée.
Pour le reste, les huit matières sur lesquelles portera le concours restent les mêmes que celles du test d’entrée. Une première partie concernera toujours les connaissances scientifiques évaluées (chimie, biologie, physique, mathématiques) tandis que la deuxième partie est relative à la communication et l’analyse critique de l’information (capacité d’analyse et de raisonnement, capacité de communication et de perception de situations conflictuelles, capacité de perception de l’éthique et considération de ses conséquences sur l’individu et la société, capacité à faire preuve d’empathie, de compassion d’équité et de respect).
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Infor Jeunes lance ses ateliers d’aide aux recours pour étudiants du secondaire, supérieur ou promotion sociale à partir du 22 juin 2022
Lors de ses ateliers, vous apprendrez « Ce qu’est un recours »; « Quelles sont les règles » ; « Si c’est opportun de le faire » ; « Comment rédiger un recours » ; « Quand et à qui l’envoyer ».
Pour les élèves du secondaire suite à :
L’obtention d’une attestation d’échec (AOC)
L’obtention d’une attestation d’orientation (AOB)
Un désaccord avec le décision du conseil de classe
Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)
Pour les élèves du supérieur en cas de :
Validation de crédits insuffisants
Crainte d’être déclaré non-finançable
Contestation de la décision du jury
Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)
Pour les élèves de promotion sociale en cas de :
Contestation d’une décision de refus (échec)
Contestation d’une décision d’une unité d’enseignement
Contestation de l’épreuve intégrée
Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)
Inscriptions entre 13h et 18h :
A notre permanence : Chaussé de Louvain, 339 à 1030 Schaerbeek
Listing alphabétique de sites internet sur les droits des jeunes, les droits fondamentaux, la justice et la législation en Belgique. Certains des organismes repris ci-dessous proposent également des permanences juridiques gratuites et un accompagnement personnalisé.
Gallilex (base de données répertoriant les décrets, arrêtés ministériels, circulaires, actes de (sub)délégation et la législation officieusement consolidée de la Communauté française)
Senlex (Constitution et principales normes institutionnelles, extraits de travaux parlementaires préparatoires, jurisprudence de la Cour constitutionnelle et avis du Conseil d’État)
Nous avons presque tous une orientation sexuelle plus ou moins affirmée. Pour certains, elle se construit plus difficilement ou plus tardivement que pour d’autres. L’orientation sexuelle que prend chacun, c’est-à-dire l’attirance amoureuse et/ou sexuelle, peut être hétérosexuelle (vers l’autre sexe), homosexuelle (vers le même sexe), bisexuelle (vers les deux sexes). Elle est aussi fonction de la personnalité de chacun (attirance, fantasmes, rêves, sensualité, etc.) et/ou elle peut l’influencer.
L’orientation homosexuelle
Le mot « gay » qui désignait en provençal le mode de vie « hors normes » des troubadours du moyen âge, a été choisi par les homosexuels dans les années ’60 pour remplacer les autres mots qui les désignaient jusque-là et qui sont tous associés à l’injure : « pédé », « folle », « tapette » et même « homo ». C’est le nom sous lequel ils se reconnaissent de manière internationale.
Au départ, il désignait les homosexuels des deux sexes – c’est d’ailleurs encore souvent le cas dans la littérature américaine – mais, dans les années ’80, surtout dans les pays francophones, les femmes ont choisi de s’approprier le terme : « lesbienne » du nom de l’île grecque où vivait la poétesse Sappho, au VIe siècle ACN, première femme à chanter l’amour entre femmes.
L’homosexualité sera pour certains une évidence dès le début de leurs relations. Pour d’autres, ce sera un cheminement de vie, vécu parfois même après une relation hétérosexuelle. Pour d’autres enfin, ce sera une alternance de relations homosexuelles et hétérosexuelles (la bisexualité).
Aller à la découverte de son homosexualité, la comprendre, l’affirmer sont des étapes pas toujours faciles à franchir. D’abord, il faut pouvoir dépasser l’injure qui y est liée, se regarder dans le miroir et se dire : « Je suis gay ». Ensuite, il faudra accepter de perdre certains rêves de vie (une femme, des enfants, comme papa et maman) même si les gays et les lesbiennes élèvent des enfants. Après, il faudra pouvoir le dire à ses amis les plus proches, ou du moins se faire des amis avec qui en parler, ce ne seront peut-être pas les mêmes. Enfin, il faut pouvoir le dire à ses parents, c’est souvent l’étape vécue comme la plus difficile.
Il faudra affronter le regard des autres, leurs critiques souvent, leurs injures parfois, la violence physique même dans certains cas. Si tout cela paraît trop difficile, si vous vous sentez perdu par rapport à toutes les questions que vous vous posez, des associations existent qui peuvent vous permettre de partager vos doutes, de briser votre isolement, de rencontrer d’autres jeunes qui se posent les mêmes questions et avec qui vous pourrez partager vos expériences, trouver ensemble des réponses.
Quand un gay ou une lesbienne qui se sent bien dans sa peau et vit positivement son homosexualité décide d’annoncer, clairement et sans ambiguïté, son orientation sexuelle à ses parents, ses amis, ses collègues de travail, ses voisins, c’est ce qu’on appelle le ‘coming out‘. Par contre, lorsque quelqu’un dénonce l’homosexualité d’une personne qui ne voulait pas que cela se sache, on parle de ‘outing‘. Cette pratique est condamnée par la communauté homosexuelle.
Gays et lesbiennes ont subi, depuis toujours, et subissent encore, d’importantes persécutions et discriminations (homophobie) dans quasi toutes les cultures. Pendant la seconde guerre mondiale, les nazis les internèrent et essayèrent de les exterminer au nom de la pureté de la race, comme ils ont essayé avec d’autres minorités. Comme les résistants avec leur triangle rouge, les juifs avec leur étoile jaune, les homosexuels étaient obligés de porter un triangle rose cousu sur leurs habits.
Le 27 juin 1969, des homosexuels américains ont manifesté à visage découvert contre une descente de police dans un bar gay de New York : le Stonewall Inn. Cette visibilité va relancer le mouvement d’émancipation et de revendication des homosexuels. Chaque année, c’est pour commémorer cet événement que gays et lesbiennes se retrouvent dans les rues pour la gay pride (à Bruxelles, au mois de mai). Mais les données ILGA World de juin 2026 recensent 63 États membres de l’ONU qui criminalisent légalement les actes sexuels consentis entre personnes de même sexe, auxquels s’ajoutent deux États où une criminalisation de fait est relevée. La peine de mort est prévue dans 7 États. Les années de libération sexuelle et le mouvement de libération homosexuelle ont probablement apporté une plus grande tolérance vis-à-vis des personnes homosexuelles. En 1978, le militant politique américain G. Baker a créé le drapeau arc-en-ciel (six couleurs) ou rainbow flag qui symbolise aujourd’hui la communauté homosexuelle partout dans le monde.
Malgré l’évolution des mentalités vis-à-vis de l’homosexualité, il ne faut pas oublier que le chemin a été long. Jusqu’en 1973, l’American Psychiatric Association classait l’homosexualité dans les maladies mentales. Et l’Organisation mondiale de la Santé ne l’a retirée de cette liste qu’en 1990.
Des lois, votées dans plusieurs pays européens (dont la Belgique), sur le mariage, la cohabitation légale et l’adoption par des personnes de même sexe, permettent petit à petit que les homosexuels accèdent aux mêmes droits que les hétérosexuels.
Pourtant, aujourd’hui encore, en Belgique, des pans entiers de la société, souvent conservatrice et religieuse (de toutes tendances), continuent à s’opposer aux droits des gays et des lesbiennes. C’est pourquoi notre pays, juste après le Canada, a adopté, en 2005, le 17 mai (le jour où l’OMS n’a plus reconnu l’homosexualité comme maladie mentale) comme Journée mondiale contre l’homophobie.
Un peu de législation
Quelle que soit notre orientation sexuelle, l’âge de la majorité sexuelle est de 16 ans en Belgique.
Choisir entre union libre, cohabitation légale, mariage ?
L’union libre d’un couple ne donne aucune protection légale aux membres du couple. Depuis le 23 décembre 1999, une loi « instaurant la cohabitation légale » a été votée afin que chaque membre du couple hétérosexuel ou homosexuel ait des droits et des devoirs (charges de la vie commune, protection du logement, au niveau des biens, dette, etc.). La déclaration de début (ou de fin) de cohabitation légale doit se faire devant l’officier de l’état civil du domicile du couple.
En matière de filiation, l’inégalité qui existait entre les couples homosexuels et hétérosexuels a été supprimée. En effet, depuis 2015, une présomption de comaternité existe à l’égard de la coparente. Cela signifie que si le couple est marié, la coparente devient automatiquement la mère de l’enfant. Si le couple n’est pas marié, la coparente peut reconnaître l’enfant. La loi parle bien de coparentes et s’applique donc à des couples homosexuels féminins. Le législateur estime qu’il est impossible qu’un enfant naisse d’un couple homosexuel masculin étant donné que le recours à des mères porteuses est interdit en Belgique.
Pour pallier cette inégalité, l’adoption par des couples gays et lesbiens est autorisée depuis le 20 juin 2006, (Loi modifiant certaines dispositions du Code civil en vue de permettre l’adoption par des personnes de même sexe), les couples homosexuels ont donc les mêmes droits et devoirs par rapport à leurs enfants que les couples hétérosexuels. Un couple homosexuel peut adopter un enfant, soit les 2 partenaires le font en même temps, soit un des partenaires du couple homosexuel peut adopter l’enfant de son conjoint. Dans les deux cas, l’enfant aura le nom d’un des parents. Cette loi a surtout voulu régler le problème des enfants qui sont déjà élevés par un couple homosexuel, mais il ouvre aussi la possibilité de l’adoption en Belgique (très peu d’enfants concernés) et hypothétiquement celle de l’adoption internationale liée aux lois en vigueur dans le pays d’où provient l’enfant que l’on veut adopter.
Lois contre le racisme et les discriminations
Les gays et les lesbiennes subissent régulièrement des discriminations liées à l’homophobie. Ils se voient, par exemple, refuser la location d’un logement, perdent leur emploi, ils sont victimes de violence parce qu’ils montrent leur homosexualité, obtiennent difficilement des informations sur l’état de santé de leur partenaire admis à l’hôpital, reçoivent avec beaucoup d’obstacles des prêts bancaires, etc.
Ces lois rendent possible la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle, le changement de sexe et donc contre les actes homophobes, en déposant une plainte. Les auteurs de discriminations risquent une peine d’emprisonnement et/ou une amende.
C’est UNIA ou l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (IEFH) qui sont habilités à recevoir une plainte, en fonction du type de discrimination subie. Il est aussi possible de s’adresser directement à un avocat ou au Parquet. Là encore, les associations de gays et de lesbiennes peuvent vous aider si vous avez été victime de tels actes et si vous voulez porter plainte.
La puberté est une période de transition pendant laquelle il se passe de nombreux changements dans le corps et dans la tête. Ces changements sont différents chez les filles et chez les garçons. Cela ne se fait pas en quelques semaines mais pendant quelques années entre 8 et 16 ans. Pendant cette période, le corps change pour prendre une apparence plus féminine ou plus masculine.
Cette période est souvent accompagnée de nombreuses questions : qu’est-ce qui m’arrive ? Pourquoi mon copain Djamel a déjà de la moustache et pas moi ? Pourquoi Nadia a une plus grosse poitrine que moi ?
Le mot puberté vient du latin pubere qui signifie « se couvrir de poil ». Ce terme désigne dans le langage courant le développement sexuel, le changement de taille, de stature et l’évolution intellectuelle (changements dans les sentiments, les relations, les centres d’intérêt, etc.) qui se produisent entre l’enfance et l’état adulte.
La puberté commence en général entre 8 et 13 ans chez la fille, et entre 9 et 14 ans chez le garçon. Ces âges sont des repères : le développement peut commencer plus tôt ou plus tard. La puberté dure plusieurs années et son rythme varie selon les personnes. C’est à la puberté que commence l’adolescence qui se prolongera d’ailleurs au-delà de la puberté elle-même. C’est là aussi que commence, parfois, ce qu’on appelle la crise d’adolescence car l’adolescent vit de nombreux bouleversements psychologiques et/ou sociaux.
Bien entendu, l’arrivée de la puberté n’a pas la précision d’une horloge. Chez certains, elle commencera plus tard que la “moyenne” habituelle, d’autres ont parfois de tels problèmes psychologiques qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils sont en pleine puberté. En résumé, ce n’est pas une science exacte et bien des facteurs peuvent intervenir dans le développement ou la compréhension de sa puberté.
La puberté, comment ça se passe ?
La puberté implique des modifications anatomiques (croissance, transformation des organes génitaux) et physiologiques (mise en place des sécrétions hormonales et de la possibilité de se reproduire).
L’organisme contient certaines hormones = substance chimique sécrétée par les ovaires (filles) ou les testicules (garçon) qui vont stimuler le développement des organes sexuels. Vous pourrez donc avoir des relations sexuelles et les filles auront désormais la capacité d’avoir des enfants. Il est donc indispensable, dès le moment où une fille a des relations sexuelles d’utiliser une méthode contraceptive pour ne pas tomber enceinte accidentellement. Le préservatif permet également de réduire le risque de transmission de nombreuses infections sexuellement transmissibles (IST).
La puberté va se manifester par des signes visibles et moins visibles
Chez le garçon
des poils poussent sur le pubis, les aisselles, les jambes, le jeune garçon attrape un léger duvet sur le visage (un début de moustache et de barbe) ;
il grandit plus rapidement qu’auparavant, prend du poids et son corps s’élargit, devient plus musclé ;
la voix mue c’est-à-dire qu’elle varie de l’aigu au plus grave, cela peut surprendre au début ;
le pénis se développe et les testicules grossissent car ils commencent à produire des spermatozoïdes. Tout petit, le garçon a des érections spontanées, à la puberté, elles commencent à être liées à certaines émotions ;
parfois apparition de boutons. Il s’agit d’acné qui peut apparaître sur le visage parce que la peau devient plus grasse.
la transpiration et l’odeur corporelle peuvent devenir plus importantes. Une bonne hygiène quotidienne peut aider à se sentir plus à l’aise.
Chez la fille
les seins se développent mais il faudra être patiente avant de connaître sa taille exacte de soutien-gorge car la croissance de la poitrine va prendre plusieurs années ;
des poils poussent sur le pubis, les aisselles et les jambes ;
elle grandit plus rapidement qu’auparavant ;
le corps se transforme pour prendre une apparence plus féminine, ainsi certaines parties du corps s’arrondissent (seins, hanches, cuisses) ;
les premières règles vont apparaître souvent entre 12 et 14 ans, environ 2 ans après le début de la puberté. Au cours du cycle menstruel, la muqueuse de l’utérus s’épaissit pour préparer une éventuelle grossesse. Une ovulation peut avoir lieu : un ovaire libère alors un ovule. Lorsqu’il n’y a pas de grossesse, une partie de la muqueuse de l’utérus est éliminée par le vagin. Ce sont les règles. Il y aura des pertes de sang plus au moins abondantes et d’une durée variable de quelques jours à 10 jours. Ces pertes de sang viennent du vagin et pas de l’orifice urinaire ni de l’anus. Le sang n’est pas “sale”, il est plus ou moins foncé en fonction du temps qu’il est resté dans l’utérus. Au début, les règles peuvent être d’une durée variable et ne revenir que quelques mois plus tard, il faudra quelques mois à 1 an pour que les cycles soient réguliers (un cycle dure entre 21 jours minimum et 35 jours maximum). Il faudra choisir une protection : l’utilisation de serviettes hygiéniques, de tampon ou encore de culottes menstruelles. Le mieux est de toutes les essayer pour que vous sachiez ce qui vous apporte le plus de confort et d’hygiène. Des règles très abondantes, des saignements prolongés ou des douleurs importantes qui empêchent de mener ses activités habituelles justifient un avis médical ;
parfois apparition de boutons. Il s’agit d’acné qui peut apparaître sur le visage parce que la peau devient plus grasse.
Remarques
Chez la fille, comme chez le garçon, la puberté est une période pendant laquelle les hormones sont en grande activité pour transformer son corps en jeune homme/ femme et cela peut modifier son humeur par moment. L’adolescent sera plus triste ou plus joyeux. L’image qu’on aura de son corps va être modifiée et l’adolescent devra en quelque sorte se réapprivoiser et (re)découvrir son identité.
Se masturber, c’est normal ?
Quand on est jeune pubère, les relations sexuelles avec quelqu’un d’autre ne sont pas toujours évidentes (et parfois même plus tard).
Se masturber, c’est se procurer du plaisir soi-même par des caresses, des frottements… Cela permet de mieux connaître les parties intimes de son corps, de mieux comprendre ses réactions et peut aider à se sentir plus à l’aise lors des futures relations sexuelles. Si vous ressentez du plaisir lorsque vous vous masturbez (en général avec les mains), cela est tout à fait normal et c’est l’aboutissement de la masturbation car les parties érogènes de son corps sont très sensibles et les caresses provoquent l’excitation sexuelle.
Les femmes se masturbent en stimulant leur clitoris (situé entre les petites lèvres) ou en stimulant leur vagin en se pénétrant avec les doigts ou un objet (par exemple : godemiché). Certaines cumulent la stimulation clitoridienne et vaginale. Les hommes se masturbent par un mouvement de va et vient sur leur pénis. Les stimulations d’autres zones érogènes comme l’anus ou les seins peuvent augmenter le plaisir de la masturbation.
La masturbation fait partie de votre intimité et ça ne concerne que vous, à vous donc d’en faire la découverte, d’utiliser les techniques qui vous conviennent le mieux et d’avoir recours à certains fantasmes. Se masturber ne portera pas atteinte à votre santé mentale et physique et vous pouvez évidemment le faire autant de fois que vous en avez envie. Et bien entendu, ce n’est pas une drogue, ça ne rend pas sourd ni aveugle ni fou et ça ne diminue pas la fertilité.
Orientation sexuelle : plutôt les filles ou les garçons ?
Un jour, il se peut que vous vous aperceviez que vous éprouvez une attirance plus qu’amicale envers les jeunes du même sexe que vous (c’est ce qu’on appelle l’homosexualité) ou envers les garçons et les filles à la fois (c’est ce qu’on appelle la bisexualité).
De nombreuses questions peuvent se bousculer dans la tête : pourquoi ça m’arrive ? Pourquoi suis-je comme ça ? Suis-je normal ? Certains auront dès l’adolescence une orientation sexuelle affirmée, d’autres seront plus indécis.
En parler avec qui ?
Parler de la sexualité avec ses parents, sa sœur ou son frère n’est pas toujours chose facile et parfois on est plus à l’aise lorsqu’on en parle avec une personne extérieure à son entourage : un ami, un éducateur, une personne en qui on a confiance, etc. Vous avez le droit de poser des questions, de prendre le temps de comprendre ce que vous ressentez et de demander des informations fiables, sans crainte d’être jugé. N’hésitez donc pas à vous adresser à d’autres personnes qui sont formées et prêtes à vous écouter : par exemple dans les centres de planning familial, dans des associations spécialisées ou à votre médecin.
Transition de genre : modification de l’enregistrement du sexe et changement de prénom(s)
Une transition n’est pas obligatoire, elle dépend du ressenti et des convictions de chaque personne. Il se peut qu’une personne transgenre (dont l’identité de genre ressentie ne correspond pas au genre qui lui a été attribué à la naissance) ait la volonté d’effectuer une transition pour se rapprocher de sa situation de confort. Cette transition peut comporter plusieurs dimensions :
–Dimension médicale : intervention chirurgicale, traitement hormonal… – Dimension juridique : changement de genre à l’état civil, changement de prénom.
Ces différentes démarches sont indépendantes : une personne peut entreprendre une transition sociale, médicale ou juridique sans être obligée d’effectuer les autres démarches.
Comment cela fonctionne-t-il d’un point de vue légal ?
Modification de l’enregistrement du sexe (ou changement de sexe juridique)
Pour les belges et étrangers majeurs ou mineurs émancipés
Les personnes qui ont la conviction que le sexe mentionné dans leur acte de naissance ne correspond pas à leur identité de genre vécue intimement peuvent demander la modification de l’enregistrement de leur sexe à l’état civil. Cette procédure peut prendre jusqu’à six mois maximum et comprend plusieurs étapes :
Il faut premièrement, remplir une déclaration de volonté de modifier l’enregistrement de son sexe auprès de l’officier de l’état civil de la commune où vous êtes inscrit au registre de la population ou au registre des étrangers. Cette déclaration fait état de la conviction intime que le sexe mentionné dans l’acte de naissance ne correspond pas à l’identité de genre telle qu’elle est vécue et exprime la volonté de faire modifier ce point sur le plan administratif et juridique.
Lors du dépôt de cette déclaration, vous recevrez un accusé de réception de celle-ci, mentionnant les conséquences administratives et juridiques d’un tel changement. Attention, à ce stade, le changement n’a donc pas encore eu lieu officiellement.
En effet, l’officier de l’état civil doit d’abord informer le procureur du roi de cette déclaration. Celui-ci doit rendre un avis dans un délai de trois mois à compter de la réception de la déclaration. S’il rend un avis négatif pour contrariété à l’ordre public (ce qui est limité aux cas « extrêmes et marginaux », et donc très rare) l’officier de l’état civil notifiera son refus de procéder à la modification de l’enregistrement du sexe. Si par contre, le procureur ne rend pas d’avis dans le délai qui lui est imparti (trois mois), l’avis est réputé favorable et l’officier de l’état civil pourra procéder à l’établissement de l’acte.
Pour cela, vous devez vous rendre auprès de l’officier de l’état civil auprès duquel il avait préalablement introduit sa déclaration. L’acte doit être établi au plus tôt trois mois et au plus tard six mois suivant l’introduction de la déclaration.
Toutefois, le délai d’attente et la seconde comparution auprès de l’officier de l’état civil restent obligatoires.
Pour les belges et étrangers mineurs non émancipés
Les mineurs non émancipés doivent suivre la même procédure mais ils doivent répondre à des conditions supplémentaires :
– avoir 16 ans accomplis ; – fournir une attestation délivrée par un pédopsychiatre affirmant que la demande émane d’un choix libre et conscient ; – être assistés par leurs parents ou représentants légaux.
Si ces derniers refusent d’intervenir dans cette procédure, le mineur peut demander au Tribunal de la famille de désigner un tuteur ad hoc pour accomplir cet acte et l’accompagner dans sa démarche ;
Depuis le 1er octobre 2023, il est permis de modifier plusieurs fois l’enregistrement de mention de genre. La procédure n’est donc plus irréversible. Toutefois, le délai d’attente et la seconde comparution auprès de l’officier de l’état civil restent obligatoires.
Attention : la procédure ne permet pas actuellement de faire enregistrer une mention juridique non binaire. L’enregistrement du sexe demeure fondé sur les catégories masculin et féminin.
Modification du prénom
Il est également possible de changer de prénom, si une personne estime que son prénom de naissance ne correspond pas/plus à son identité de genre.
Pour les personnes majeures et les mineurs émancipés
A nouveau, la démarche consiste à remplir une déclaration de changement de prénom mentionnant toutes les modifications souhaitées. Cette déclaration doit être déposée auprès de l’officier de l’état civil de la commune où la personne est inscrite dans le registre de la population ou le registre des étrangers. En plus de cette déclaration, il faut joindre un extrait de casier judiciaire et une déclaration sur l’honneur attestant de la conviction que le prénom mentionné sur l’acte de naissance ne correspond pas à l’identité de genre vécue intimement. Dans le cadre de cette procédure spécifique, le nouveau premier prénom doit être conforme à l’identité de genre de la personne.
Cette procédure est accessible aux belges, apatrides, réfugiés majeurs ou mineur émancipés.
Pour les personnes mineures
Pour les personnes mineures non émancipées, qu’elles soient belges, apatrides ou réfugiées, la procédure est identique mais deux conditions supplémentaires sont requises :
– le/la mineur.e doit avoir au moins 12 ans ; – il/elle doit être assistée.e de ses parents ou représentant légal.
Des procédures non-médicalisées
Depuis 2017, tant pour la procédure de changement d’enregistrement du sexe que celle du changement de prénom, la loi n’oblige pas de procéder à une réassignation sexuelle (opération de changement de sexe biologique) pour pouvoir accomplir ces démarches. En effet la volonté du législateur est de favoriser l’autodétermination des citoyens en se basant sur l’identité de genre ressentie et non plus sur un sexe biologique. Il n’est pas non plus exigé de recourir à une réassignation une fois les changements juridiques administratifs accomplis.
Vous avez envie de faire une activité sportive, de voyager, un groupe de votre mouvement de jeunesse veut organiser un spectacle à la fin de l’année ? Qu’en est-il exactement ?
Vos activités
De nombreuses activités culturelles et sportives sont organisées pour les jeunes de tous âges. Seuls certains sports « extrêmes » ne sont accessibles qu’à partir d’un certain âge (variable en fonction du sport).
Vos sorties
Si vous avez moins de 16 ans : vous pouvez participer à une fête privée (sans but commercial), à une soirée en maison de jeunes, assister à un spectacle. Mais dans un café, on ne peut pas vous servir des boissons alcoolisées et vous ne pouvez pas entrer dans une boîte de nuit. L’interdiction d’entrer dans une boîte de nuit avant 16 ans n’est pas inscrite dans une loi spécifique, mais la plupart des établissements appliquent ce règlement interne pour des raisons de sécurité et de protection de la jeunesse.
Si vous avez entre 16 et 18 ans : vous pouvez sortir en boîte bien que souvent l’entrée soit interdite aux mineurs. Vous pouvez boire un verre dans un café mais le cafetier ne peut vous servir comme alcool que les boissons légères (bière, vin, vin mousseux ou pré-mixte), vous pouvez donc acheter ou vous faire servir de la bière et du vin, à condition qu’ils ne contiennent pas d’alcool fort ajouté. Les bières contenant un arôme de boisson spiritueuse sont également interdites aux moins de 18 ans. Les autres boissons alcoolisées sont réservées aux majeurs (et toujours avec parcimonie !). Vous ne pouvez pas jouer sur les machines à sous ni acheter un billet de Lotto (jeux de hasard).
Si vous avez envie d’aller à un concert ou voir un spectacle de théâtre ou de danse, en principe vous en avez le droit mais certaines salles interdisent l’accès aux mineurs s’il y a un risque que le spectacle mette en danger leur moralité ou leur sécurité.
Depuis 2020, la règlementation n’interdit plus le cinéma aux mineurs de moins de 16 ans. Un système de recommandation, basé sur la responsabilité de tous, a été mis en place avec 6 pictogrammes de contenu (violence, angoisse, sexe, discrimination, abus de drogues/alcool, langage grossier) et 7 catégories (tout public, 6, 9, 12, 14, 16 et 18 ans),
Si vous voulez organiser un spectacle, sachez que vous ne pouvez pas effectuer une activité s’intégrant dans le circuit de production, c’est-à-dire pas une activité commerciale puisque les jeunes de moins de 15 ans ne peuvent pas travailler. Certaines activités sont toutefois autorisées, notamment celles organisées dans le cadre scolaire ou d’un mouvement de jeunesse (la participation à un spectacle de l’école ou de son mouvement de jeunesse ne nécessite pas de demander une autorisation). Une dérogation individuelle peut également être accordée pour certaines activités artistiques, culturelles ou publicitaires.
À partir de 15 ans, si vous avez suivi les 2 premières années du secondaire, sans forcément les avoir réussies (ou de 16 ans dans le cas contraire), vous avez le droit de travailler en qualité de jobiste étudiant.
Nouveauté depuis mai 2026 : Si vous avez 15 ans mais que vous n’avez pas suivi ces deux premières années du secondaire, vous pouvez aussi exercer des jobs étudiants mais uniquement des jobs étudiants dits « légers ».
Par travaux légers, on vise les travaux non industriels de nature légère : des activités qui ne requièrent pas de formation spécifique et qui ne sont pas effectuées avec ou sur des équipements de travail mécaniques. Voyez à ce sujet la page du SPF Emploi.
Vos voyages
Vous pouvez partir à l’étranger en vacances. En fonction du pays, vous devrez avoir votre carte d’identité, un passeport et éventuellement un visa.
Il n’existe pas de procédure belge générale imposant une autorisation parentale pour voyager à l’étranger, comme le signale le SPF.
Il est par contre hautement recommandé de disposer d’une autorisation écrite lorsqu’un mineur voyage seul ou avec une personne autre que ses parents. Selon la destination, une légalisation de signature (à demander à votre administration communale) ou un formulaire spécifique peut être exigé. Renseignez-vous auprès de l’ambassade ou du consulat du pays concerné ainsi qu’auprès de votre compagnie aérienne.
En l’absence de formulaire type, vos parents peuvent donc librement rédiger un document vous autorisant à effectuer un voyage bien spécifique, en y indiquant la durée, la destination ou tout renseignement utile. Pour rendre ce document le plus officiel possible, ils doivent bien sûr le signer et faire légaliser leur signature à l’administration communale.
Nous vous conseillons de vous renseigner systématiquement auprès de l’ambassade ou du consulat du pays dans lequel vous vous rendez pour en savoir plus sur les conditions d’accès de celui-ci.
Allocations d’études : délai prolongé jusqu’au 2 novembre 2026
En raison de l’inaccessibilité du site des Allocations d’études pendant 48 heures, le délai pour introduire une demande d’allocation d’études pour l’année scolaire et académique 2026-2027 est prolongé jusqu’au lundi 2 novembre 2026 à 23 h 59.
Cette prolongation concerne les élèves de l’enseignement secondaire ainsi que les étudiants de l’enseignement supérieur.
Vous pouvez passer à notre permanence au 339 de la chaussée de Louvain de 13h à 18h pour faire la demande en ligne.
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Après plusieurs semaines de travaux, Infor Jeunes vous accueille à nouveau au 339 de la chaussée de Louvain à 1030 Schaerbeek
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Bonjour.
Suite à des circonstances exceptionnelles et indépendantes de notre volonté, notre centre est fermé jusqu’au lundi 19 octobre. Vous pouvez nous joindre par mail à l’adresse inforjeunes@jeminforme.be ou via notre site Jeminforme.be
Merci de votre compréhension.
Publication partagée
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Etes-vous un étudiant finançable ?
Attention, les règles de finançabilité expliquées ci-dessous sont d’application à partir de la rentrée 2025-2026.
La finançabilité d’un étudiant, c’est quoi ?
En Belgique francophone, le coût des études est assumé pour une petite partie par les droits d’inscription que les étudiants versent à leur établissement d’enseignement, et, pour la plus grande partie, par un subside octroyé par la Communauté française à l’établissement. Ce subside n’est versé que pour les étudiants qui sont considérés comme « finançables ». Les établissements d’enseignement peuvent donc refuser l’inscription d’un étudiant non finançable.
Comment les établissements d’enseignement supérieur vérifient-ils la finançabilité des étudiants ? Pour les nouveaux étudiants, tout commence au moment de votre première demande d’admission. On vous demande généralement de déclarer votre nationalité et de produire des justificatifs relatifs à votre passé académique et non académique depuis votre première inscription après l’obtention de votre diplôme secondaire (en Belgique ou ailleurs). Vous êtes ainsi tenu de déclarer toutes vos études antérieures y compris les études préalables à des études supérieures et les résultats que vous avez obtenus. Vous devez fournir des preuves suffisantes de vos activités par tout document officiel probant (attestation d’inscription à Actiris/Forem/VDAB, billet d’avion en cas de voyage, contrat de travail, convention de bénévole, cours de langues, formation, certificats médicaux, etc.). Une déclaration sur l’honneur de l’étudiant témoignant de l’impossibilité matérielle de fournir de tels documents peut être présentée. Toute omission est considérée comme fraude à l’inscription. Les années pour lesquelles vous n’avez pas été aux études supérieures (parce que vous travailliez par exemple) ne sont pas prises en considération pour déterminer votre finançabilité, ni les années en promotion sociale/enseignement pour adultes ou en formation en alternance.
Prenons un exemple d’un parcours : 2022-2023 : travail 2023-2024 : promotion sociale 2024-2025 : BA1 psychologie 2025-2026 : BA1 psychologie 2026-2027 : formation
Dans l’exemple ci-dessous, seules les années dans l’enseignement supérieur comptent pour le calcul de la finançabilité, donc les années 2024-2025 et 2025-2026. Les années 2022-2023, 2023-2024 et 2026-2027 ne comptent pas dans le calcul de la finançabilité.
Pour les étudiants qui se réinscrivent en poursuite de cursus, les établissements d’enseignement déterminent leur finançabilité sur la base des données dont ils disposent déjà.
Pourquoi ne suis-je plus finançable ?
1. Pour raison de nationalité
Un étudiant non finançable pour des raisons de nationalité doit en principe payer des droits d’inscription spécifiques ou majorés. Il s’agit des ressortissants d’un pays hors Union européenne et qui ne sont pas assimilés aux étudiants belges. Pour plus de détails à ce sujet, visitez notre page Minerval et droits d’inscription.
2. Pour des raisons liées au parcours académique
Les règles de finançabilité pour raisons académiques ont connu une réforme importante impliquant des régimes d’application différents. Depuis la rentrée 2025-2026, tous les étudiants sont désormais soumis aux mêmes règles, il ne faut donc plus se référer aux anciennes règles.
règles de base
Voici quelques règles de base pour calculer quelles sont les années d’un parcours académique à prendre en compte.
Pour comptabiliser le passé académique :
Les inscriptions aux années académiques précédentes ayant conduit à l’obtention d’un grade académique ne sont pas prises en compte.
Toutes les autres inscriptions aux études supérieures, suivies en Belgique ou à l’étranger, sont prises en compte (y compris les concours et épreuves d’accès).
Une année d’étude avec un programme annuel allégé est équivalent à une inscription au cycle d’études.
Est comptabilisé comme 0 crédit : un échec ou un abandon à un concours ou à une épreuve permettant d’entreprendre/poursuivre des études supérieures en dehors de la communauté française à l’issue d’une année d’étude préparatoire ou générale menant à ce concours/cette épreuve.
Les étudiants qui ont échoué à deux reprises à un concours à l’issue d’une année d’études supérieures préparatoire sont non finançables en vue d’une inscription dans la filière d’études visée par le concours. Est notamment visée la première année commune aux études de santé (PASS).
L’étudiant qui se réoriente en cours d’année bénéficie d’un calcul avantageux pour la comptabilisation des crédits auxquels il a été inscrit avant sa réorientation.
Si vous devenez non finançable, vous pouvez devenir à nouveau finançable si vous ne vous êtes pas inscrit durant les 5 années académiques précédentes. Il faut bien avoir 5 ans sans inscription depuis l’année qui suit l’année de non-finançabilité ! Donc si vous avez été déclaré non finançable en 2020-2021, vous devez attendre 2026-2027 pour redevenir finançable.
Remarque : Adaptation « Covid-19 » de l’année 2019-2020 : Suite à la crise sanitaire a été adopté le 17 juillet 2020 un décret déterminant la finançabilité des étudiants pour l’année académique 2020-2021. Cette disposition permet de ne pas comptabiliser l’année 2019-2020 (l’année Covid est donc neutralisée) dans le nombre d’années d’inscription dans le cycle pour le calcul de la finançabilité. En revanche, les crédits acquis dans le cursus sont quant à eux bien comptabilisés.
Désinscription avant le 1er décembre (ou avant toute autre date mentionnée dans le règlement des études de l’établissement d’enseignement concerné)
Dans l’enseignement supérieur (universitaire ou non), l’étudiant qui ne souhaite pas continuer son année d’études doit se désinscrire avant le 1er décembre de l’année académique. Respecter cette date de désinscription est fondamental. En effet, dans ce cas, l’année scolaire entamée ne sera pas prise en compte dans le calcul du nombre d’inscriptions pour la finançabilité (si l’étudiant se réinscrit par la suite dans une école supérieure) et le minerval payé sera remboursé à l’exception de l’acompte de 50 euros exigé pour confirmer l’inscription.
Les nouvelles règles de finançabilité (applicables à tous les étudiants)
Un étudiant est finançable si :
a) Il s’inscrit à un cycle d’études (ex : bac 1 ou master 1) sans avoir été inscrit dans l’enseignement supérieur (excepté en promotion sociale/enseignement pour adultes) au cours des cinq dernières années. OU ;
b) Il a acquis la totalité des crédits qui composaient son programme annuel lors de sa dernière inscription, peut importe le nombre de crédit dont se composaient son PAE. OU ;
c) Il remplit les conditions de réussites académiques suffisantes, c’est-à-dire, atteindre un certain nombre de crédits en un temps défini :
Pour rester finançable dans un bachelier de 180 crédits, il faut :
Avoir validé au moins une unité d’enseignement au terme de la 1ère inscription (une unité d’enseignement = un cours ou un ensemble de cours regroupé. Ex : anglais 1er quadri + anglais 2e quadri, un cours théorique + ses travaux pratiques si les deux sont compris dans le même intitulé de cours sur le PAE). Si ce n’est pas le cas, l’étudiant est obligé de se réorienter ou de demander une dérogation pour continuer dans ce cursus.
Avoir validé les 60 premiers crédits du bloc 1 au terme de la 2e inscription.
Exceptions :
L’étudiant qui a acquis moins de 30 crédits au terme de sa 1ère inscription reste finançable s’il a acquis 50 crédits du bloc 1 au terme de la 2e inscription.
L’étudiant qui a acquis entre 30 et 59 crédits lors de sa 1ère inscription reste finançable s’il atteint au terme de sa 2e inscription, 60 crédit dont 50 de bloc 1
Attention, le recours à ces exceptions n’est possible que si le jury l’autorise.
Quoiqu’il en soit, si l’étudiant bénéficie de ces exceptions, il doit impérativement avoir validé :
60 crédits de bac l’année qui suit
120 crédits de bachelier au terme de la 4e inscription
tous les 180 crédits de son bachelier au terme de sa 5e inscription.
Exemple : 2025-2026 : Une unité d’enseignement (UE) validée lors de la BA1 2026-2027 : 60 crédits de BA1 (sauf exceptions accordées par le Jury) 2027-2028 : Pas de balise à atteindre 2028-2029 : 120 crédits du bachelier 2029-2030 : 180 crédits du bachelier
Pour rester finançable dans un bachelier de 240 crédits, il faut :
Avoir validé 180 crédits au terme de la 6e inscription.
Avoir validé la totalité des crédits au terme de la 7e inscription.
En cas de réorientation, on décale les balises d’un an.
Pour rester finançable en Master, il faut :
Avoir validé 60 crédits au terme de 2 inscriptions dans le 2e cycle (peu importe que ce soit des crédits de MA1 ou MA2)..
Avoir validé 120 crédits au terme de la 4e inscription.
Avoir validé 180 crédits au terme de la 6e inscription (pour les masters 180).
Quelques cas particuliers
La réorientation
En cas de réorientation, vous avez droit à une inscription supplémentaire. Et ce, peu importe lors de quelle inscription vous vous êtes réorienté.
Attention : Le décret ne permet pas de se réorienter après la 3e inscription sauf si l’établissement vous valorise 60 crédits car il faut avoir acquis 60 crédits lors de sa 4e inscription maximum pour rester finançable.
La réorientation vers un nouveau cursus est obligatoire si vous n’avez valorisé aucun cours après 1 an dans votre cycle d’études.
Si cette réorientation intervient après la deuxième inscription dans le cycle de bachelier, l’étudiant doit réussir les cinquante premiers crédits de ce nouveau bachelier après la troisième inscription.
Par exemple : 2023-2024 : BA A 2024-2025 : BA A 2025-2026 : Réorientation vers BA B : L’étudiant devra valider au moins 50 crédits de sa nouvelle BA1 pour rester finançable l’année d’après (y compris ceux du BA A qui ont été valorisés)
Donc si on reprend l’exemple ci-dessus, l’étudiant bénéficie encore de 4 inscriptions pour valider son bachelier B. Il devra avoir valider son bachelier B de 180 crédits pour fin 2028-2029 :
2025-2026 : 50 crédits de BA1 2026-2027 : 60 crédits de BA1 2027-2028 : 120 crédits du bachelier 2028-2029 : 180 crédits du bachelier
En effet, il faut compter 6 inscriptions en prenant en compte les années de l’ancien bachelier : 5 ans + 1 an grâce à la réorientation. Donc depuis sa 1ère inscription en 2023, cela fait bien 6 ans.
Les étudiants qui se sont réorientés en 2024-2025 après au moins 2 inscriptions ont droit à 2 inscriptions supplémentaires à condition qu’ils soient restés dans le même cursus dans lequel il se sont réorientés. Donc ils bénéficient de 7 inscriptions maximum (5+2) pour valider leur bachelier de 180 crédits.
La passerelle
En cas de passerelle, vous bénéficiez d’une année supplémentaire si vous avez un maximum de 30 crédits complémentaires ;
Si vous avez entre 31 et 60 crédits complémentaires, vous bénéficiez de deux années supplémentaires.
La programme d’allègement
Si vous bénéficiez d’un programme d’allègement, vous bénéficiez d’une demi-inscription supplémentaire dans votre cycle d’études. Pour calculer les inscriptions supplémentaires, on arrondit la somme à l’entier supérieur.
Exemple : 2025-2026 : PAE de 60 crédits 2026-2027 : PAE de 30 crédits grâce à un allègement 2027-2028 : PAE de 60 crédits 2028-2029 : PAE de 30 crédits grâce à un allégement 2029-2030 : L’étudiant devra avoir validé 120 crédits lors de cette 5e inscription et non 4e car il a bénéficié d’un an en plus sur les balises grâce à ses 2 allégements donc 2 demi-années en plus=1 an en plus.
Que faire lorsqu’on est plus finançable ?
Se renseigner
Un étudiant considéré comme non-finançable par un établissement supérieur a toujours intérêt à vérifier si les règles de la finançabilité ont bien été appliquées sur base de sa situation personnelle. Pour cela, plusieurs services peuvent aider :
> La FEF (Fédération des Étudiants Francophones) dispose d’un service juridique spécialisé dans toutes les questions relatives à la finançabilité estudiantine.
Lorsque l’étudiant n’est plus finançable, il ne peut pas « s’auto-financer » en demandant de payer un minerval plus cher. Par contre, il a la possibilité de faire une demande de dérogation auprès de l’établissement supérieur pour pouvoir à nouveau recommencer son année, mais ce dernier n’est pas obligé d’accepter la demande de l’étudiant.
La demande consiste à adresser une lettre écrite motivée à une autorité académique désignée dans le Règlement des études de l’établissement d’enseignement supérieur concerné (généralement le vice-recteur aux affaires étudiantes). Cette lettre doit expliquer votre détermination à continuer des études ainsi que les circonstances pouvant justifier vos échecs antérieurs. Vous pouvez aussi mentionner ce qui a été (sera) mis en place pour augmenter vos chances de réussite.
Attention, vérifiez bien la date limite pour laquelle la demande de dérogation doit être introduite. Vous la trouverez en principe dans le Règlement des études de l’école concernée. Vous pouvez aussi contacter le secrétariat.
Si l’établissement d’enseignement supérieur concerné accorde la dérogation, elle financera l’année scolaire sur ses propres fonds, l’étudiant ne devra donc payer que les frais d’inscription ordinaire.
Si la demande est acceptée, vous pourrez vous réinscrire mais en tant qu’étudiant non finançable. Vous devrez alors atteindre la balise de finançabilité qu’il n’avait pas atteint.
Par exemple : 2025-2026 : l’étudiant a acquis 20 crédits sur 60. 2026-2027 : l’étudiant a acquis 45 crédits sur 60. Il est non-finançable mais dérogation acceptée. 2027-2028 : Inscription sur dérogation : l’étudiant devra atteindre la balise précédente, c’est-à-dire les 60 crédits pour redevenir finançable l’année prochaine.
Si la demande de dérogation est rejetée, vous pouvez envisager les alternatives suivantes.
Alternatives
Ces règles de financement ne concernent pas l’enseignement supérieur de promotion sociale/enseignement pour adultes. Dès lors, l’étudiant non-finançable peut se réorienter vers cet enseignement afin de poursuivre des études supérieures. L’enseignement pour adultes (anciennement promotion sociale) organise des bacheliers d’enseignement supérieur de type court (et quelques masters). Les cours se déroulent en soirée, en journée ou en horaire adapté. Vous trouverez la liste des bacheliers existants à Infor Jeunes et pour la Région bruxelloise sur www.promsoc.brussels .
Depuis septembre 2024, il n’est plus tenu compte des années réalisées en enseignement pour adultes/promotion sociale dans le calcul de la finançabilité. Par contre, selon le décret sur la finançabilité : « L’étudiant qui a obtenu un grade académique « réinitialise » le calcul de sa finançabilité. Ainsi, un étudiant qui a acquis sous réserve du respect des articles 3 et 4 du décret du 11 avril 2014, un grade académique au cours de sa dernière inscription est finançable. Il s’agirait par exemple d’un étudiant ayant acquis un grade académique dans l’enseignement de promotion sociale et qui serait par la suite finançable pour un programme dans une Université, une Haute École ou une École supérieure des arts ». Donc si vous avez obtenu un diplôme en promotion sociale, vous pouvez réaliser un master en enseignement supérieur via une passerelle.
Les activités d’enseignement réalisées en promotion sociale peuvent être valorisées pour le calcul des balises à atteindre. Mais cela dépend de l’établissement d’enseignement supérieur, il n’y a aucune garantie que ce soit acceptée.
En cas de parcours en dehors de la fédération Wallonie-Bruxelles
1/ Si le jury estime que ce cursus est similaire/équivalent à celui que l’étudiant compte entreprendre en FWB, ce parcours hors-FWB sera pris en compte dans le cadre du calcul de la finançabilité.
Pour la détermination de la finançabilité de l’étudiant :
Lors de l’admission en FWB, la balise qui correspond au nombre d’inscriptions dans le cycle est vérifiée ;
En ce qui concerne les balises correspondant à un nombre inférieur d’inscriptions, seul l’objectif (en termes de nombre de crédits et de qualité des UE associées) doit être atteint, peu importe le nombre d’inscriptions qui ont été nécessaires pour y parvenir ;
Les balises considérées comme satisfaites lors de cette analyse de la finançabilité sont définitivement acquises.
2/ Si le jury estime que le cursus n’est pas similaire, ce seront les mêmes règles que pour un étudiant belge qui se réoriente qui s’appliqueront. L’étudiant aura droit à une année supplémentaire.
Exemple : 2022-2023 : Cursus en France 2023-2024 : Cursus en France 2024-2025 : Cursus en France 2025-2026 : FWB – Cursus considéré « non-similaire » (Ce qui équivaut à une réorientation)
L’étudiant a alors droit à une année en plus pour valider les 120 crédits (4 inscriptions + 1).
Donc dans les deux cas, votre finançabilité dépendra de l’établissement dans lequel vous souhaitez vous inscrire.
SI VOUS SOUHAITEZ POSER UNE QUESTION SUR LA FINANCABILITÉ ET POUR POUVOIR VOUS AIDER DU MIEUX POSSIBLE, VEUILLEZ NOUS FAIRE PARVENIR LE DÉTAIL DE VOTRE PARCOURS ACADÉMIQUE DEPUIS VOTRE TOUTE PREMIÈRE INSCRIPTION DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR SELON LE MODÈLE CI-DESSOUS :
1ère inscription : 20…-20…. : 1er bac/master en …… – …… crédits réussis sur ………. Crédits totaux
2ème inscription : 20…-20…. : 1er bac/master en …… – …… crédits réussis sur ………. Crédits totaux
3ème inscription : 20…-20…. : 1er bac/master en …… – …… crédits réussis sur ………. Crédits totaux
Etc.
En n’oubliant pas de préciser les années où vous avez bénéficié d’une réorientation, d’un allègement…