Le test d’entrée en médecine et dentisterie laisse place à un concours

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté ce 29/09 en dernière lecture le projet de Décret relatif à l’instauration d’un concours d’entrée pour les filières de médecine et dentisterie à partir de l’année académique 2023-2024.

Quels sont les changements attendus ?

L’examen d’entrée laissait entrer tous ceux qui le réussissaient tandis que le concours, lui, permettra seulement à un nombre prédéterminé de lauréats (les mieux classés) d’entamer ces  études.

Tous les étudiants réussissant le concours auront la garantie de disposer d’un numéro INAMI.

Le texte adopté définit comment se calcule le nombre d’admis (sachant que le quota de numéros INAMI passera en 2028 de 505 à 744 numéros) et réduit le nombre maximal d’étudiants non-résidents lauréats. Le nombre de non-résidents sera en effet réduit de 30 à 15% afin de garantir une offre de soins suffisante et lutter contre de possibles pénuries liées au départ de diplômés après leurs études.

Le concours se déroulera en une session unique comprise entre le 16 et le 31 août précédant l’année académique concernée, afin de permettre aux étudiants de se préparer durant l’été et de donner le temps aux candidats non-retenus de se réorienter avant la rentrée.

Pour le reste, les huit matières sur lesquelles portera le concours restent les mêmes que celles du test d’entrée. Une première partie concernera toujours les connaissances scientifiques évaluées (chimie, biologie, physique, mathématiques) tandis que la deuxième partie est relative à la communication et l’analyse critique de l’information (capacité d’analyse et de raisonnement, capacité de communication et de perception de situations conflictuelles, capacité de perception de l’éthique et considération de ses conséquences sur l’individu et la société, capacité à faire preuve d’empathie, de compassion d’équité et de respect).




Infor Jeunes lance ses ateliers d’aide aux recours pour étudiants du secondaire, supérieur ou promotion sociale à partir du 22 juin 2022

Aide aux recours

Lors de ses ateliers, vous apprendrez « Ce qu’est un recours »; « Quelles sont les règles » ; « Si c’est opportun de le faire » ; « Comment rédiger un recours » ; « Quand et à qui l’envoyer ».

Pour les élèves du secondaire suite à :

  • L’obtention d’une attestation d’échec (AOC)
  • L’obtention d’une attestation d’orientation (AOB)
  • Un désaccord avec le décision du conseil de classe

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Pour les élèves du supérieur en cas de :

  • Validation de crédits insuffisants
  • Crainte d’être déclaré non-finançable
  • Contestation de la décision du jury

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Pour les élèves de promotion sociale en cas de :

  • Contestation d’une décision de refus (échec)
  • Contestation d’une décision d’une unité d’enseignement
  • Contestation de l’épreuve intégrée

Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)

Inscriptions entre 13h et 18h :

  • A notre permanence : Chaussé de Louvain, 339 à 1030 Schaerbeek
  • Par téléphone : 02/733.11.93

Affiches à télécharger :

secondaire – supérieur – promotion sociale – général




Les premières fois

Une relation sexuelle n’est pas une sorte de gymnastique physique ou un acte purement technique. C’est aussi une manière de découvrir sa sensualité, de mieux connaître son corps et de celui de son partenaire. Partir à la découverte de son corps et de son(ses) plaisirs, c’est emprunter différents chemins, chercher les nuances, apprendre à découvrir son plaisir quelle que soit la manière dont on atteint l’orgasme.

La 1ère fois que vous aurez une relation sexuelle avec un·e partenaire, vous découvrirez certaines sensations inconnues. Elle vous apportera beaucoup de plaisir ou un peu de déception mais au fur et à mesure vos relations sexuelles vont évoluer et vous connaîtrez mieux votre corps, et ce qui vous apporte du plaisir (ainsi qu’à votre partenaire).

Comment savoir si je suis prêt·e à avoir une relation sexuelle ?

Lorsque vous découvrez la sexualité, il est normal que vous ayez des craintes, des doutes, etc. Vous pouvez aussi ne pas vous sentir prêt·e à cause de différents éléments : vos convictions religieuses, la peur d’être enceinte, le manque de confiance en soi ou en son/sa partenaire, etc.

A vous d’y réfléchir, de prendre des décisions personnelles et d’en discuter avec votre partenaire. Ne vous laissez pas intimider par le fait que votre partenaire a déjà eu des relations sexuelles avant vous. Ne cédez pas à « l’urgence » et à l’excitation que vous ressentez à l’idée de vivre votre première expérience sexuelle.

La sexualité ça s’apprend, il faut donc prendre son temps et ne pas se précipiter. Gardez à l’esprit que c’est un moment important dans votre vie de jeune adolescent·e qui influencera la suite de votre vie, alors autant faire en sorte de démarrer cette nouvelle expérience sur de bonnes bases.

D’abord, évitez de faire ça dans de mauvaises conditions, par exemple après une soirée, lorsque vous avez bu trop d’alcool ou fumé un joint et que vous n’avez plus les idées très claires. Ces conditions risquent fort de diminuer votre concentration et vous risquez alors de prendre des risques inutiles comme oublier de mettre un préservatif ou de prendre un autre moyen contraceptif. De plus, si vous êtes dans un état second, vous ferez peut-être des choses que vous regretterez par la suite (par exemple : faire l’amour avec une personne que vous n’aimez pas).

Il est aussi important de bien se connaître (ses envies, ses désirs, etc.) avant d’avoir des rapports sexuels et ne pas le faire contre son gré. En effet, vous pouvez être prêt·e physiquement mais pas dans votre tête et vice-versa.

L’amour et faire l’amour ne doivent pas obligatoirement coexister. On peut avoir des relations sexuelles sans amour et aimer quelqu’un sans avoir de relations sexuelles, par exemple à cause de ses convictions.

Accepter son corps tel qu’il est et accepter que l’autre le découvre permettra de se sentir plus en confiance et de mieux s’épanouir lors des relations sexuelles, de prendre des initiatives, de guider son partenaire vers ce qui lui procure du plaisir.

Le choix du partenaire est aussi important car c’est avec lui/elle que vous allez découvrir votre sexualité. Avec le temps, toutes ces expériences devraient permettre de vous forger votre propre conception de la relation sexuelle et vous découvrirez qu’il y a des pratiques que vous aimez plus que d’autres par exemple.

Consentement

Le consentement est un aspect fondamental de la sexualité. Le consentement est l’accord libre et éclairé donné à son ou sa partenaire au moment d’avoir une activité sexuelle. Il doit être présent à chaque étape de la relation et être respecté par toutes les personnes concernées

Pour exister, le consentement doit être :

  • Libre : céder face à l’insistance, la pression ou le chantage n’est pas consentir.
  • Éclairé : si l’une des personnes ment ou dissimule ses intentions (par exemple : elle prévoit un rapport non protégé), il n’y a pas de consentement. Une personne endormie, inconsciente, sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants ne peut pas donner son consentement.
  • Enthousiaste : l’absence de refus direct ou indirect, ne vaut pas consentement. La question n’est pas de savoir si la personne dit « non », mais si elle exprime un grand « oui » !
  • Révocable : on peut changer d’avis à n’importe quel moment de la relation sexuelle. Le consentement doit être présent à chaque étape et à chaque fois.
  • Spécifique : consentir à une chose (par exemple à des caresses) n’implique pas un consentement à aller plus loin. En cas de doute, il vaut mieux t’arrêter et poser la question à ton ou ta partenaire ! Et si le doute persiste, arrêter.

Le consentement doit être mutuel et renouvelé à chaque nouvelle expérience sexuelle. Il ne peut jamais être considéré comme acquis, même dans une relation de couple.

Le plaisir sexuel

La sexualité peut se vivre de très nombreuses manières : plaisir solitaire (masturbation), avec un ou plusieurs partenaires, avec un partenaire du même ou d’un autre sexe. Les baisers, les caresses, les mots doux, etc. sont toutes des choses qui stimulent le plaisir avant et pendant la relation sexuelle.

L’orgasme est une manifestation possible du plaisir sexuel, c’est une jouissance intense qui peut s’accompagner de spasmes musculaires. Il s’accompagne de manifestations physiques : la lubrification du vagin (se fait en général naturellement mais on peut aussi avoir recours à un gel lubrifiant) chez la femme et l’éjaculation du sperme chez l’homme. Mais aussi de manifestations psychiques : sentiment de satisfaction, impression de bien-être général. Chez la femme l’orgasme n’est pas toujours atteint au terme du rapport sexuel car le plaisir sexuel de la femme est atteint par la stimulation du clitoris et/ou du vagin. Cela signifie qu’il faut prendre plus de temps et stimuler ce plaisir qui est totalement différent de celui de l’homme. L’orgasme ou plutôt les orgasmes sont très différents d’une personne à l’autre dans la façon de se déclencher, de les ressentir, dans leurs intensités. Il ne se déclenche pas nécessairement en même temps chez les deux partenaires.

Le désir sexuel est souvent orienté vers le partenaire mais il peut aussi être stimulé par des fantasmes qui se forment à partir de son imagination, de lectures ou de films érotiques. Tous nos fantasmes ne se réalisent pas et ne doivent pas nécessairement l’être.

Déçu·e …

Il peut arriver que le premier rapport sexuel ne soit pas à la hauteur de ce qu’on avait imaginé et que vous soyez déçu·e ou même « dégoûté·e » ou simplement parce que ce n’était pas la première fois pour votre partenaire contrairement à vous. L’important, c’est que vous vous demandiez pourquoi ça n’a pas été afin que ça se passe mieux la prochaine fois, n’hésitez donc pas à en discuter avec votre partenaire. Vous pouvez aussi en discuter avec des ami·es qui eux/elles ont un autre vécu de la sexualité et ainsi échanger vos impressions.

Rappelez-vous que vous n’êtes pas obligé·e de recommencer si vous n’en avez pas envie. Vous avez le droit de prendre votre temps et de changer d’avis.

Respecter son/sa partenaire

Dans les mots relation sexuelle, il y a « relation », c’est à dire le lien existant entre deux ou plusieurs personnes. Pensez donc à tenir compte de votre partenaire, respecter ses choix sexuels et ne pas lui imposer des pratiques sexuelles qu’il/elle n’apprécierait pas.
C’est pourquoi il est important de connaître ses besoins et ses envies et surtout de pouvoir discuter de votre sexualité avant, pendant et après le rapport sexuel. Avoir confiance l’un envers l’autre va favoriser la communication entre vous.

Le respect doit être réciproque : chacun·e doit pouvoir exprimer ses limites, ses envies et ses désaccords sans craindre la réaction de l’autre.

Protection et contraception

Respecter son/sa partenaire c’est aussi le/la protéger contre les Infections sexuellement transmissibles (IST) dont le Sida et le seul moyen d’y arriver, c’est de porter un préservatif.

Le préservatif externe (souvent appelé préservatif masculin) et le préservatif interne (souvent appelé préservatif féminin) sont les principaux moyens de protection contre les IST lors des relations sexuelles. Ils permettent également de prévenir les grossesses lorsqu’ils sont utilisés correctement.

Lors des premières relations, il est normal que vous soyez un peu gêné·e de sortir un préservatif, mais vous devrez arriver à dépasser ce tabou car il est tellement important de se protéger qu’il ne faut pas prendre un risque inutile ! N’oubliez pas qu’il suffit d’un seul rapport non-protégé pour contracter une IST !

De plus, sachez qu’il existe des préservatifs de couleurs et de goûts différents et pour se sentir plus à l’aise, vous pouvez aborder la question de manière moins sérieuse en proposant à votre partenaire quel goût il/elle préfèrerait.

Attention : les autres méthodes contraceptives (pilule, implant, stérilet, patch, etc.) permettent de prévenir une grossesse, mais ne protègent pas contre les IST. Il est donc possible d’associer un préservatif à une autre méthode contraceptive afin de bénéficier d’une double protection.

Choisir une méthode contraceptive qui vous convienne est aussi important, discutez-en avec votre partenaire, médecin ou dans un centre de planning familial.

Majorité sexuelle

Vous avez bien lu… il existe bel et bien une majorité sexuelle. En Belgique, l’âge de la majorité sexuelle est fixé à 16 ans. En principe, une personne de moins de 16 ans ne peut pas consentir librement à des actes sexuels au sens de la loi.

Il existe toutefois des exceptions destinées à tenir compte du développement sexuel entre jeunes:

  • Un·e jeune âgé·e de 14 à moins de 16 ans peut consentir à des actes sexuels si la différence d’âge avec l’autre personne ne dépasse pas trois ans.

  • Lorsque deux mineur·es âgé·es d’au moins 14 ans ont des relations sexuelles consenties et que leur différence d’âge dépasse trois ans, la loi prévoit également qu’il n’y a pas d’infraction.

Ces exceptions ne s’appliquent pas lorsque l’autre personne occupe une position d’autorité, de confiance ou d’influence sur le ou la jeune, ou dans certaines situations familiales ou d’exploitation sexuelle.

Dans tous les cas, le consentement reste indispensable. L’âge de la majorité sexuelle ne donne jamais le droit d’imposer un acte sexuel à quelqu’un.

Voir aussi :

MAJ 2026




La loi et la sexualité

En Belgique, la législation encadre les relations sexuelles afin de protéger l’intégrité sexuelle et l’autodétermination de chacun, et particulièrement des mineurs. Le consentement est au cœur de cette législation : toute personne doit pouvoir décider librement d’avoir ou non une relation ou un acte sexuel.

Depuis le 1er septembre 2026, ces dispositions sont intégrées dans le nouveau Code pénal belge, qui a remplacé l’ancien Code pénal. Les articles relatifs au droit pénal sexuel ont donc été renumérotés.

Le consentement (sous-section 1re)

Selon l’article 132 du nouveau Code pénal, « le consentement suppose que celui-ci a été donné librement. Ceci est apprécié au regard des circonstances de l’affaire. Le consentement ne peut pas être déduit de la simple absence de résistance de la victime. Le consentement peut être retiré à tout moment avant ou pendant l’acte à caractère sexuel. Il n’y a pas de consentement lorsque l’acte à caractère sexuel a été commis en profitant de la situation de vulnérabilité de la victime due notamment à un état de peur, à l’influence de l’alcool, de stupéfiants, de substances psychotropes ou de toute autre substance ayant un effet similaire, à une maladie ou à une situation de handicap, altérant le libre arbitre. En tout état de cause, il n’y a pas de consentement si l’acte à caractère sexuel résulte d’une menace, de violences physiques ou psychologiques, d’une contrainte, d’une surprise, d’une ruse ou de tout autre comportement punissable. En tout état de cause, il n’y a pas de consentement lorsque l’acte à caractère sexuel a été commis au préjudice d’une victime inconsciente ou endormie »

Le Code fait expressément mention de situations dans lesquelles le mineur d’âge n’est jamais réputé avoir la possibilité d’exprimer librement son consentement, notamment dans le cas d’inceste : « Un mineur n’est jamais réputé avoir la possibilité d’exprimer librement son consentement si :

1° l’auteur est un parent ou un allié en ligne directe ascendante, ou un parent ou un allié en ligne collatérale jusqu’au troisième degré, ou toute autre personne qui occupe une position similaire au sein de la famille, ou toute personne cohabitant habituellement ou occasionnellement avec le mineur et qui a autorité sur lui, ou si
2° l’acte a été rendu possible en raison de l’utilisation, dans le chef de l’auteur, d’une position reconnue de confiance, d’autorité ou d’influence sur le mineur, ou si
3° l’acte est considéré comme un acte de débauche ou un acte de prostitution »

La majorité sexuelle

En Belgique, l’article 133 du nouveau Code pénal fixe la majorité sexuelle à 16 ans. Cela signifie qu’avant cet âge, il est considéré que le mineur ne peut consentir à un rapport sexuel. Dès lors, à partir de cet âge-là, un mineur peut entretenir une relation sexuelle hétérosexuelle ou homosexuelle sans que cela ne soit punissable.

Toutefois, la loi prévoit quelques exceptions pour tenir compte de l’autonomie sexuelle des adolescents.

Premièrement, « un mineur qui a atteint l’âge de quatorze ans accomplis mais pas l’âge de seize ans accomplis, peut consentir librement si la différence d’âge avec l’autre personne n’est pas supérieure à trois ans. Donc une personne de quatorze ans pourrait avoir une relation sexuelle avec une personne de 17 ans, mais pas plus. Sinon, ce sera considéré, aux yeux de la loi, comme étant un viol.

Deuxièmement, lorsqu’une relation sexuelle consentie concerne deux mineurs âgés d’au moins 14 ans, il n’y a pas d’infraction du seul fait que leur différence d’âge dépasse trois ans.

Une précision importante concerne les relations entre un jeune de 14 à 16 ans et une personne majeure. Dans son arrêt n° 112/2025 du 17 juillet 2025, la Cour constitutionnelle a jugé contraire aux principes d’égalité et de non-discrimination la règle qui empêchait systématiquement un jeune de 14 à 16 ans de consentir à une relation sexuelle avec une personne majeure lorsque leur différence d’âge dépassait trois ans. La Cour a notamment examiné la situation de personnes majeures qui n’avaient pas encore 19 ans. Cette décision doit être prise en compte dans l’application de la règle des trois ans.

Attention, la majorité civile est toutefois bien fixée à 18 ans. Cela signifie qu’entre 16 et 18 ans, un mineur peut avoir des relations sexuelles mais il est toujours mineur civilement et donc soumis à l’autorité parentale. Celle-ci permet notamment aux parents d’avoir, au moins théoriquement, un contrôle sur les relations de leur enfant.

Les actes à caractère sexuels non consentis (sous-section 2)

Le nouveau Code pénal distingue plusieurs infractions portant atteinte à l’intégrité sexuelle et au droit à l’autodétermination sexuelle.

A. L’atteinte à l’intégrité sexuelle

Article 134 du nouveau Code pénal : « L’atteinte à l’intégrité sexuelle consiste à délibérément accomplir un acte à caractère sexuel sur une personne qui n’y consent pas, avec ou sans l’aide d’un tiers qui n’y consent pas, ou à faire exécuter un acte à caractère sexuel par une personne qui n’y consent pas.Cette infraction est punie d’une peine de niveau 3.

Est assimilé à l’atteinte à l’intégrité sexuelle le fait de faire assister délibérément une personne qui n’y consent pas à des actes à caractère sexuel ou à des abus sexuels, même sans qu’elle doive y participer. L’atteinte existe dès qu’il y a commencement d’exécution.»

B. Le voyeurisme

Article 135 du nouveau Code pénal : « Le voyeurisme consiste à observer ou faire observer délibérément une personne ou réaliser ou faire réaliser délibérément un enregistrement visuel ou audio de celle-ci,

– directement ou par un moyen technique ou autre ;
– sans le consentement de cette personne ou à son insu ;
– alors que cette personne est dénudée ou se livre à une activité sexuelle explicite ; et
– alors que cette personne se trouve dans des circonstances où elle peut raisonnablement considérer qu’elle est à l’abri des regards indésirables.

Par personne dénudée, on entend la personne qui, sans son consentement ou à son insu, montre une partie de son corps, laquelle, en raison de son intégrité sexuelle, aurait été gardée cachée si cette personne avait su qu’elle était observée ou faisait l’objet d’un enregistrement visuel ou audio. Cette infraction est punie d’une peine de niveau 3. Le voyeurisme existe dès qu’il y a commencement d’exécution. » 

C. La diffusion non consentie (avec une intention méchante ou dans un but lucratif) de contenus à caractère sexuel

Les articles 136 et 137 du nouveau Code pénal sanctionnent la diffusion non consentie (avec une intention méchante ou dans un but lucratif) de contenus à caractère sexuel : « La diffusion non consentie (avec une intention méchante ou dans un but lucratif) de contenus à caractère sexuel consiste à montrer, rendre accessible ou diffuser, (avec une intention méchante ou dans un but lucratif) du contenu visuel ou audio d’une personne dénudée ou d’une personne qui se livre à une activité sexuelle explicite sans son accord ou à son insu, même si cette personne a consenti à leur réalisation. Cette infraction est punie d’une peine de niveau 3. La diffusion non consentie avec une intention méchante ou dans un but lucratif de contenus à caractère sexuel existe dès qu’il y a commencement d’exécution. »

Dans le langage courant, on parle de « revenge porn ».

D. Le viol

L’article 138 du nouveau Code pénal définit le viol en ces termes : « On entend par viol tout acte délibéré qui consiste en ou se compose d’une pénétration sexuelle de quelque nature et par quelque moyen que ce soit, commis sur une personne ou avec l’aide d’une personne qui n’y consent pas.Cette infraction est punie d’une peine de niveau 4 ».

La pénétration peut être partielle ou complète. Le consentement peut également être retiré pendant l’acte sexuel.

E. Sanctions

Depuis le 1er septembre 2026, le nouveau Code pénal ne classe plus les infractions en crimes, délits et contraventions. Il prévoit une échelle de huit niveaux de peines. Les anciennes peines exprimées directement en années de réclusion ne doivent donc plus être reprises telles quelles pour les faits commis sous le nouveau régime.

Les principales infractions sexuelles sont punies selon leur nature et les circonstances dans lesquelles elles ont été commises.

À titre indicatif, les infractions de base sont punies comme suit :

  • l’atteinte à l’intégrité sexuelle : peine de niveau 3 ;
  • le voyeurisme : peine de niveau 3 ;
  • la diffusion non consentie de contenus à caractère sexuel : peine de niveau 3 ;
  • la diffusion non consentie avec une intention méchante ou dans un but lucratif : peine de niveau 3 ;
  • le viol : peine de niveau 4.

Certaines circonstances rendent les infractions sexuelles plus graves aux yeux de la loi et entraînent des sanctions plus lourdes. C’est notamment le cas lorsque les faits ont entraîné la mort de la victime, ont été commis avec des violences graves, concernent un mineur ou ont été commis avec la participation ou en présence d’autres personnes. Le nouveau Code pénal prévoit des dispositions spécifiques pour ces situations (sous-section 3 « Les infractions aggravées).

La sous-section 4 concerne les peines plus lourdes qui sont prévues lorsque certaines circonstances aggravantes sont présentes, notamment lorsque la victime est mineure, en situation de vulnérabilité ou victime d’inceste. Le nouveau Code pénal distingue notamment les victimes de moins de 16 ans et celles âgées de 16 à 18 ans (Article 150).

Exploitation sexuelle des mineurs (section 2)

Le nouveau Code pénal regroupe les infractions relatives à l’exploitation sexuelle des mineurs dans une section spécifique (section 2). Il distingue notamment l’approche de mineurs à des fins sexuelles (Article 151), l’exploitation sexuelle des mineurs à des fins de prostitution (sous-section 2) et les images d’abus sexuels de mineurs (sous-section 3).

Une avancée de la réforme de 2022 consiste dans le fait que le législateur regroupe dans une seule et même section l’ensemble des dispositions relatives à l’exploitation sexuelle des mineurs.

A. L’approche de mineurs à des fins sexuelles

Article 151 du nouveau Code pénal : L’approche d’un mineur à des fins sexuelles.
– « l’approche d’un mineur à des fins sexuelles consiste à proposer, par quelque moyen que ce soit, une rencontre à un mineur dans l’intention de commettre une infraction visée au présent chapitre, si cette proposition a été suivie d’actes matériels pouvant conduire à la dite rencontre. »
– « Cette infraction est punie d’une peine de niveau 3 »

La simple proposition ne suffit donc pas : elle doit être suivie d’actes matériels susceptibles de permettre la rencontre.

B. La débauche de mineurs et la prostitution enfantine

Articles 152 à 169 du nouveau Code pénal
Ces articles traitent :

  • de l’incitation d’un mineur à la débauche ou la prostitution
  • du recrutement d’un mineur à des fins de débauche ou de prostitution,
  • de la tenue d’une maison de débauche ou de prostitution où un mineur se livre à la débauche ou à la prostitution,
  • de la mise à disposition d’un local à un mineur à des fins de débauche ou de prostitution,
  • de l’exploitation de la débauche ou de la prostitution d’un mineur,
  • de l’obtention de la débauche ou de la prostitution d’un mineur (pénalisation du client),
  • de l’organisation de la débauche ou de la prostitution d’un mineur en association,
  • du fait d’assister à la débauche ou à la prostitution d’un mineur,
  • de la publicité pour la débauche et la prostitution d’un mineur,
  • de l’incitation à la débauche ou à l’exploitation de la prostitution d’un mineur en public ou par un moyen quelconque de publicité,
  • de la confiscation de l’instrument de l’infraction.

Des peines aggravées sont prévues lorsque les faits concernent un mineur de moins de 16 ans.

C. Les images d’abus sexuels de mineurs

Article 170 : « La définition d’images d’abus sexuels de mineurs »
On entend par images d’abus sexuels de mineurs :

  • tout matériel représentant de manière visuelle, par quelque moyen que ce soit, un mineur se livrant à un comportement sexuellement explicite, réel ou simulé, ou représentant les organes sexuels d’un mineur à des fins principalement sexuelles ;
  • tout matériel représentant de manière visuelle, par quelque moyen que ce soit, une personne qui paraît être un mineur se livrant à un comportement sexuellement explicite, réel ou simulé, ou représentant les organes sexuels de cette personne, à des fins principalement sexuelles ;
  • des images réalistes représentant un mineur qui n’existe pas, se livrant à un comportement sexuellement explicite, ou représentant les organes sexuels de ce mineur à des fins principalement sexuelles. ».

La production, la diffusion, la détention, l’acquisition et l’accès à ces images sont également sanctionnés par le nouveau Code pénal.

Porter plainte

La prescription est un concept général de droit qui désigne la durée au-delà de laquelle une action en justice n’est plus recevable. Cela signifie qu’une victime dispose d’un certain délai pour porter plainte.

En Belgique, les infractions sexuelles graves commises sur des mineurs bénéficient d’un régime d’imprescriptibilité. Cela signifie que les poursuites peuvent être engagées sans limite de temps.

L’article 21bis du titre préliminaire du Code de procédure pénale a été adapté à la nouvelle numérotation du Code pénal. Il prévoit notamment l’imprescriptibilité de plusieurs infractions sexuelles énumérées par la loi lorsqu’elles ont été commises sur une personne âgée de moins de 18 ans.

Pour les infractions commises sur des personnes majeures, les délais de prescription dépendent désormais du niveau de peine prévu pour l’infraction. Ils sont en principe de :

  • 10 ans pour les infractions punissables d’une peine de niveau 1, 2 ou 3 ;
  • 15 ans pour les infractions punissables d’une peine de niveau 4, 5 ou 6 ;
  • 20 ans pour les infractions punissables d’une peine de niveau 7 ;
  • 30 ans pour les infractions punissables d’une peine de niveau 8.

Ces délais sont ceux de l’action publique et peuvent être soumis à des règles particulières d’interruption ou de suspension. Il ne faut donc plus reprendre l’ancien délai général de 10 ans pour le viol.

Les délais de prescription restent d’application pour les infractions commises à l’encontre des personnes majeures. Pour le viol, le délai de prescription est de 10 ans à dater de la commission de l’infraction, 15 ans si la victime est décédée.

Contacts utiles

Si tu es victime ou témoin de violences sexuelles, n’hésite pas à demander de l’aide. Voici quelques contacts :

  • Centres de planning familial  : la liste des centres de planning familial agréés en Wallonie et à Bruxelles
  • Child Focus : 116 000. Child Focus est compétent en cas d’abus sexuel, d’exploitation sexuelle, de revenge porn…
  • Maintenant j’en parle : tchat d’aide aux victimes d’abus sexuel
  • La ligne téléphonique Ecoute-Enfant : 103 (24 heures sur 24). Numéro d’appel gratuit à destination des jeunes pour parler, pour être écouté, dans l’anonymat
  • Centre de prise en charge des victimes de violences sexuelles : offre des soins multidisciplinaires aux victimes de violences sexuelles et des conseils aux personnes de soutien
  • SOS Viol : accompagnement dans les démarches médicales, sociales, psychologiques

Voir aussi :

MAJ 2026




Identité de genre et transidentité

Identité de genre ?

Si l’orientation sexuelle (le fait d’être homo- ou hétérosexuel-le) désigne le genre de la personne que l’on aime ou qui nous attire sexuellement, l’identité de genre indique le genre auquel l’on s’identifie.

L’orientation sexuelle = Qui j’aime.
L’identité de genre = Qui je suis.

Ce sont donc bien deux questions totalement différentes qui n’ont aucune incidence l’une sur l’autre.

La poupée ou les petits soldats ?

Les filles aiment le rose, les fleurs et jouer à la poupée, les garçons aiment le bleu, les voitures et jouer aux petits soldats … En tous cas, c’est ce qu’on entend encore fréquemment ! Pour beaucoup de gens, les choses se compliquent car tout en vivant pleinement leur identité de garçon ou de fille, ils ne se sentent pas concernés par ce qui fait aux yeux de la société un garçon ou une fille.

Les préjugés et stéréotypes de genre sont encore bien présents dans notre société, et contribuent à la construction sociale de nos identités de genre. Une personne peut ne pas se reconnaître dans ces attentes tout en étant parfaitement à l’aise avec son identité de genre. À l’inverse, certaines personnes ressentent un décalage entre leur identité de genre et le sexe qui leur a été attribué à la naissance. Et cela pose des tas de problèmes au quotidien pour ces personnes qui ne se retrouvent pas dedans ! Problèmes qui vont des moqueries, aux brimades, voire carrément aux injures, au harcèlement, aux discriminations et aux agressions physiques.

Cisgenre ? Transgenre ?

À la naissance, chacun se voit assigner un genre en se basant sur nos organes génitaux visible : petit garçon si on a un pénis, petite fille si on a une vulve.

Cela fonctionne pour une majorité de personnes, mais ce n’est évidemment pas si simple, et l’identité de genre se construira au fur et à mesure de l’enfance et de l’adolescence, principalement influencée par trois facteurs :

  • Biologique (chromosomes, système hormonal, organes sexuels)
  • Psychologique (développement cognitif)
  • Sociologique (l’influence du groupe dans l’adoption de certains comportements, les stéréotypes genrés de la société)

En fonction de cela, si le genre d’une personne est en accord avec le genre assigné à la naissance, on parlera de personne cisgenre, ou de personne transgenre si ce n’est pas le cas. (N.B. : les termes « transsexuel » ou « transsexualisme » tendent à ne plus être utilisés du fait que l’identité de genre est indépendante de la sexualité, de même qu’elle n’est pas forcément liée aux caractéristiques sexuelles d’un individu).

Être transgenre

Comme expliqué plus haut, si le genre d’une personne diffère du genre assigné à la naissance, on parlera de personne transgenre (ou trans). Cette personne peut s’identifier comme étant du genre opposé (une personne assignée fille à la naissance sera identifiée garçon, ou l’inverse), mais peut-être aussi comme appartenant aux deux, ou à aucun. On parlera alors de genre non-binaire, qui peut encore être nuancé (agenre, pangenre, etc.).

Une personne trans peut parfois ressentir un malaise causé par la fracture entre son identité de genre et le genre assigné à la naissance, on parle alors dysphorie de genre. La psychiatrie apporte différents critères d’évaluation de la dysphorie, qui tiennent principalement compte des caractéristiques sexuelles (organes sexuels, pilosité, seins, voix, etc.). La dysphorie se traduit parfois également par des problèmes d’ordre social ou scolaire/professionnel.

À cela s’ajoutent également les différentes discriminations que peuvent subir les personnes transgenre (par exemple sur le lieu de travail, dans le cercle familial, dans la sphère publique), des préjugés négatifs, des agressions verbales (insultes, menaces, moqueries) ou physiques (coups, blessures, viols, etc.) ou de la violence psychologique. À titre d’exemple, s’il paraît anodin pour une personne cisgenre de montrer ses documents d’identité (à une administration, à un.e policier.e, à un employeur…), cela peut représenter une véritable épreuve pour une personne trans : risque de devoir se justifier, voire moqueries, agressions verbales, refus par l’interlocuteur de respecter l’identité de genre, utilisation du prénom de naissance, refus de se voir donner l’accès à certains services, etc.

Vivre son identité de genre : la transition

La transition désigne un ensemble de processus visant à permettre à une personne transgenre de vivre en adéquation avec son identité de genre.

Une personne trans peut adopter toute une série de comportements qui viseront à la rattacher au genre qui lui correspond : nouveau prénom, vêtements, attitude/posture, travail sur la voix, etc. On parle alors de transition sociale.

Elle peut aussi opter pour un changement de genre et de prénom à l’état civil, et/ou poursuivre un parcours médical qui l’aidera à se sentir renforcée dans son identité de genre (psychiatrie, thérapies hormonales, interventions chirurgicales de « réassignation sexuelle » ou « confirmation de genre »). C’est la transition légale. En Belgique, il est possible depuis 2018 de modifier la mention de genre et son prénom à l’état civil sur simple déclaration auprès de l’administration communale.
-> Plus d’infos sur le site du SPF Justice et sur le site de l’IEVH

Enfin, une personne peut opter pour une transition médicale, qui commence généralement par un traitement hormonal masculinisant ou féminisant. Cela aura pour effet le développement des caractéristiques sexuelles secondaires : pousse de la barbe et de la moustache, mue de la voix chez les garçons trans, développement de la poitrine et des hanches chez une fille trans.

Diverses chirurgies d’affirmation de genre peuvent également suivre, par exemple : réduction ou augmentation de la poitrine, féminisation du visage (arcades sourcilières, affinement de la mâchoire), pose d’implants au niveau des hanches et des fesses, ablation de la pomme d’Adam, augmentation de la tension des cordes vocales pour rendre la voix plus aigüe, phallo- ou vaginoplastie (réalisation d’un néo-pénis ou d’un néo-vagin). Les démarches médicales sont discutées avec des professionnels de santé et adaptées à chaque situation. Elles ne sont pas toutes soumises à une autorisation psychiatrique préalable.

Ces interventions ne sont ni systématiques ni nécessaires pour être reconnu comme une personne transgenre. Toutes les personnes trans ne souhaitent pas suivre un traitement hormonal ou subir une intervention chirurgicale.

N.B. : ce parcours varie énormément d’un individu à l’autre ; seule la personne concernée sait quelles étapes lui permettront de s’épanouir dans son identité de genre. Si le grand public a généralement entendu parler des chirurgies de réassignation, elles ne concernent qu’une faible proportion des personnes transgenres.

Le remboursement des soins en Belgique

En Belgique, l’INAMI prévoit une intervention dans les frais de certains soins et accompagnements liés à la transidentité, par l’intermédiaire de centres spécialisés conventionnés. Ces centres proposent notamment un accompagnement psychosocial, un suivi médical et des informations sur les différentes possibilités de traitements d’affirmation de genre.

La convention INAMI prévoit notamment une intervention dans le coût de certaines séances d’accompagnement psychosocial, individuelles, familiales ou en groupe, ainsi que dans certains entretiens préopératoires et postopératoires.

Les modalités de remboursement et les conditions d’accès dépendent de la convention et de la situation de la personne. Il est donc conseillé de contacter directement un centre spécialisé ou sa mutualité pour connaître les conditions applicables.
-> Plus d’infos.

Comment se défendre

Depuis 2007, une loi nous protège des discriminations fondées sur le genre que ce soit au travail, à l’école, dans nos relations avec les administrations ou les services que nous fréquentons et notre accès au logement et aux lieux publics.

Pour toute question liée à ces sujets, on peut s’adresser à l’Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes, via le numéro vert : 0800/12.800,  le formulaire de contact  ou le formulaire de signalement.

Depuis le 1er septembre 2026, le nouveau Code pénal belge est également entré en vigueur. Le mobile discriminatoire, notamment lorsqu’une infraction est commise en raison de l’identité ou de l’expression de genre de la victime, peut constituer une circonstance aggravante dans les conditions prévues par la loi.

S’informer

Pour de plus amples informations, sur la transition ou tout autre aspect lié à la transidentité (aspects légaux, médicaux, aide à la féminisation ou à la masculinisation, etc.), ne pas hésiter à prendre contact avec les associations de personnes trans ou LGBTQIA+ :

Voir aussi :

MAJ 2026




Législation homosexualité

Tout comme pour les hétéros, le droit à la vie privée et familiale est garanti aux personnes homosexuelles par un corpus de lois.

Que vous cherchiez des informations sur le mariage pour tous, les droits parentaux, ou encore la cohabitation légale, vous trouverez les bases légales de l’ensemble de ces droits garantis dans les textes suivants :

Voir aussi :

MAJ 2026




Sites sur les droits

Listing alphabétique de sites internet sur les droits des jeunes, les droits fondamentaux, la justice et la législation en Belgique. Certains des organismes repris ci-dessous proposent également des permanences juridiques gratuites et un accompagnement personnalisé.

Voir aussi :

MAJ 2026




Salon CAP Aventure ce mercredi à Liège : Infor Jeunes y participe

Ce salon sur la mobilité internationale et les séjours linguistiques est organisé par le Service Jeunesse de la Ville de Liège

Infor Jeunes y participe !

Au programme :

Découverte des différents programmes de mobilité internationale :

  • Chantiers et volontariat
  • Années scolaires à l’étranger
  • Stages linguistiques pendant les vacances scolaires
  • Séjours au pair
  • Programmes d’échange
  • Programme-Vacances-Travail

Quand ?

Le mercredi 4 novembre de 12h à 17h

Où ?

La Cité des Métiers
Allée Zoé Gatti de Gamond, 4/11
4000 Liège

Public cible

Les jeunes de 15 à 25 ans ayant envie de bouger, de découvrir le monde ou d’apprendre une langue

-> Pour plus d’infos




L’homosexualité

Nous avons presque tous une orientation sexuelle plus ou moins affirmée. Pour certains, elle se construit plus difficilement ou plus tardivement que pour d’autres. L’orientation sexuelle que prend chacun, c’est-à-dire l’attirance amoureuse et/ou sexuelle, peut être hétérosexuelle (vers l’autre sexe), homosexuelle (vers le même sexe), bisexuelle (vers les deux sexes). Elle est aussi fonction de la personnalité de chacun (attirance, fantasmes, rêves, sensualité, etc.) et/ou elle peut l’influencer.

L’orientation homosexuelle

Le mot « gay » qui désignait en provençal le mode de vie « hors normes » des troubadours du moyen âge, a été choisi par les homosexuels dans les années ’60 pour remplacer les autres mots qui les désignaient jusque-là et qui sont tous associés à l’injure : « pédé », « folle », « tapette » et même « homo ». C’est le nom sous lequel ils se reconnaissent de manière internationale.

Au départ, il désignait les homosexuels des deux sexes – c’est d’ailleurs encore souvent le cas dans la littérature américaine – mais, dans les années ’80, surtout dans les pays francophones, les femmes ont choisi de s’approprier le terme : « lesbienne » du nom de l’île grecque où vivait la poétesse Sappho, au VIe siècle ACN, première femme à chanter l’amour entre femmes.

L’homosexualité sera pour certains une évidence dès le début de leurs relations. Pour d’autres, ce sera un cheminement de vie, vécu parfois même après une relation hétérosexuelle. Pour d’autres enfin, ce sera une alternance de relations homosexuelles et hétérosexuelles (la bisexualité).

Aller à la découverte de son homosexualité, la comprendre, l’affirmer sont des étapes pas toujours faciles à franchir. D’abord, il faut pouvoir dépasser l’injure qui y est liée, se regarder dans le miroir et se dire : « Je suis gay ». Ensuite, il faudra accepter de perdre certains rêves de vie (une femme, des enfants, comme papa et maman) même si les gays et les lesbiennes élèvent des enfants. Après, il faudra pouvoir le dire à ses amis les plus proches, ou du moins se faire des amis avec qui en parler, ce ne seront peut-être pas les mêmes. Enfin, il faut pouvoir le dire à ses parents, c’est souvent l’étape vécue comme la plus difficile.

Il faudra affronter le regard des autres, leurs critiques souvent, leurs injures parfois, la violence physique même dans certains cas. Si tout cela paraît trop difficile, si vous vous sentez perdu par rapport à toutes les questions que vous vous posez, des associations existent qui peuvent vous permettre de partager vos doutes, de briser votre isolement, de rencontrer d’autres jeunes qui se posent les mêmes questions et avec qui vous pourrez partager vos expériences, trouver ensemble des réponses.

Quand un gay ou une lesbienne qui se sent bien dans sa peau et vit positivement son homosexualité décide d’annoncer, clairement et sans ambiguïté, son orientation sexuelle à ses parents, ses amis, ses collègues de travail, ses voisins, c’est ce qu’on appelle le ‘coming out‘. Par contre, lorsque quelqu’un dénonce l’homosexualité d’une personne qui ne voulait pas que cela se sache, on parle de ‘outing‘. Cette pratique est condamnée par la communauté homosexuelle.

Gays et lesbiennes ont subi, depuis toujours, et subissent encore, d’importantes persécutions et discriminations (homophobie) dans quasi toutes les cultures. Pendant la seconde guerre mondiale, les nazis les internèrent et essayèrent de les exterminer au nom de la pureté de la race, comme ils ont essayé avec d’autres minorités. Comme les résistants avec leur triangle rouge, les juifs avec leur étoile jaune, les homosexuels étaient obligés de porter un triangle rose cousu sur leurs habits.

Le 27 juin 1969, des homosexuels américains ont manifesté à visage découvert contre une descente de police dans un bar gay de New York : le Stonewall Inn. Cette visibilité va relancer le mouvement d’émancipation et de revendication des homosexuels. Chaque année, c’est pour commémorer cet événement que gays et lesbiennes se retrouvent dans les rues pour la gay pride (à Bruxelles, au mois de mai). Mais les données ILGA World de juin 2026 recensent 63 États membres de l’ONU qui criminalisent légalement les actes sexuels consentis entre personnes de même sexe, auxquels s’ajoutent deux États où une criminalisation de fait est relevée. La peine de mort est prévue dans 7 États.
Les années de libération sexuelle et le mouvement de libération homosexuelle ont probablement apporté une plus grande tolérance vis-à-vis des personnes homosexuelles.
En 1978, le militant politique américain G. Baker a créé le drapeau arc-en-ciel (six couleurs) ou rainbow flag qui symbolise aujourd’hui la communauté homosexuelle partout dans le monde.

Malgré l’évolution des mentalités vis-à-vis de l’homosexualité, il ne faut pas oublier que le chemin a été long. Jusqu’en 1973, l’American Psychiatric Association classait l’homosexualité dans les maladies mentales. Et l’Organisation mondiale de la Santé ne l’a retirée de cette liste qu’en 1990.

Des lois, votées dans plusieurs pays européens (dont la Belgique), sur le mariage, la cohabitation légale et l’adoption par des personnes de même sexe, permettent petit à petit que les homosexuels accèdent aux mêmes droits que les hétérosexuels.

Pourtant, aujourd’hui encore, en Belgique, des pans entiers de la société, souvent conservatrice et religieuse (de toutes tendances), continuent à s’opposer aux droits des gays et des lesbiennes. C’est pourquoi notre pays, juste après le Canada, a adopté, en 2005, le 17 mai (le jour où l’OMS n’a plus reconnu l’homosexualité comme maladie mentale) comme Journée mondiale contre l’homophobie.

Un peu de législation

Quelle que soit notre orientation sexuelle, l’âge de la majorité sexuelle est de 16 ans en Belgique.

Choisir entre union libre, cohabitation légale, mariage ?

L’union libre d’un couple ne donne aucune protection légale aux membres du couple.
Depuis le 23 décembre 1999, une loi « instaurant la cohabitation légale » a été votée afin que chaque membre du couple hétérosexuel ou homosexuel ait des droits et des devoirs (charges de la vie commune, protection du logement, au niveau des biens, dette, etc.). La déclaration de début (ou de fin) de cohabitation légale doit se faire devant l’officier de l’état civil du domicile du couple.

Depuis le 1 juin 2003, le mariage homosexuel est autorisé (Loi ouvrant le mariage à des personnes de même sexe et modifiant certaines dispositions du Code civil. En ce qui concerne les droits sociaux (soins de santé, pension de survie), les droits fiscaux, l’héritage, le divorce, les couples homosexuels mariés ont maintenant les mêmes droits que les couples hétérosexuels mariés.

En matière de filiation, l’inégalité qui existait entre les couples homosexuels et hétérosexuels a été supprimée. En effet, depuis 2015, une présomption de comaternité existe à l’égard de la coparente. Cela signifie que si le couple est marié, la coparente devient automatiquement la mère de l’enfant. Si le couple n’est pas marié, la coparente peut reconnaître l’enfant. La loi parle bien de coparentes et s’applique donc à des couples homosexuels féminins. Le législateur estime qu’il est impossible qu’un enfant naisse d’un couple homosexuel masculin étant donné que le recours à des mères porteuses est interdit en Belgique.

Pour pallier cette inégalité, l’adoption par des couples gays et lesbiens est autorisée depuis le 20 juin 2006, (Loi modifiant certaines dispositions du Code civil en vue de permettre l’adoption par des personnes de même sexe), les couples homosexuels ont donc les mêmes droits et devoirs par rapport à leurs enfants que les couples hétérosexuels. Un couple homosexuel peut adopter un enfant, soit les 2 partenaires le font en même temps, soit un des partenaires du couple homosexuel peut adopter l’enfant de son conjoint. Dans les deux cas, l’enfant aura le nom d’un des parents. Cette loi a surtout voulu régler le problème des enfants qui sont déjà élevés par un couple homosexuel, mais il ouvre aussi la possibilité de l’adoption en Belgique (très peu d’enfants concernés) et hypothétiquement celle de l’adoption internationale liée aux lois en vigueur dans le pays d’où provient l’enfant que l’on veut adopter.

Lois contre le racisme et les discriminations

Les gays et les lesbiennes subissent régulièrement des discriminations liées à l’homophobie. Ils se voient, par exemple, refuser la location d’un logement, perdent leur emploi, ils sont victimes de violence parce qu’ils montrent leur homosexualité, obtiennent difficilement des informations sur l’état de santé de leur partenaire admis à l’hôpital, reçoivent avec beaucoup d’obstacles des prêts bancaires, etc.

Trois lois permettant de lutter contre le racisme et les discriminations existent depuis le 10 mai 2007 : la loi modifiant la loi du 30 juillet 1981, tendant à réprimer certains actes inspirés par le racisme et la xénophobie, la loi tendant à lutter contre certaines formes de discriminations et la loi tendant à lutter contre la discrimination entre femmes et hommes.

Ces lois rendent possible la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle, le changement de sexe et donc contre les actes homophobes, en déposant une plainte. Les auteurs de discriminations risquent une peine d’emprisonnement et/ou une amende.

C’est UNIA ou l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (IEFH) qui sont habilités à recevoir une plainte, en fonction du type de discrimination subie. Il est aussi possible de s’adresser directement à un avocat ou au Parquet. Là encore, les associations de gays et de lesbiennes peuvent vous aider si vous avez été victime de tels actes et si vous voulez porter plainte.

Voir aussi :

MAJ 2026




Tout commence à la puberté

La puberté est une période de transition pendant laquelle il se passe de nombreux changements dans le corps et dans la tête. Ces changements sont différents chez les filles et chez les garçons. Cela ne se fait pas en quelques semaines mais pendant quelques années entre 8 et 16 ans. Pendant cette période, le corps change pour prendre une apparence plus féminine ou plus masculine.

Cette période est souvent accompagnée de nombreuses questions : qu’est-ce qui m’arrive ? Pourquoi mon copain Djamel a déjà de la moustache et pas moi ? Pourquoi Nadia a une plus grosse poitrine que moi ?

Le mot puberté vient du latin pubere qui signifie « se couvrir de poil ». Ce terme désigne dans le langage courant le développement sexuel, le changement de taille, de stature et l’évolution intellectuelle (changements dans les sentiments, les relations, les centres d’intérêt, etc.) qui se produisent entre l’enfance et l’état adulte.

La puberté commence en général entre 8 et 13 ans chez la fille, et entre 9 et 14 ans chez le garçon. Ces âges sont des repères : le développement peut commencer plus tôt ou plus tard. La puberté dure plusieurs années et son rythme varie selon les personnes. C’est à la puberté que commence l’adolescence qui se prolongera d’ailleurs au-delà de la puberté elle-même. C’est là aussi que commence, parfois, ce qu’on appelle la crise d’adolescence car l’adolescent vit de nombreux bouleversements psychologiques et/ou sociaux.

Bien entendu, l’arrivée de la puberté n’a pas la précision d’une horloge. Chez certains, elle commencera plus tard que la “moyenne” habituelle, d’autres ont parfois de tels problèmes psychologiques qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils sont en pleine puberté. En résumé, ce n’est pas une science exacte et bien des facteurs peuvent intervenir dans le développement ou la compréhension de sa puberté.

La puberté, comment ça se passe ?

La puberté implique des modifications anatomiques (croissance, transformation des organes génitaux) et physiologiques (mise en place des sécrétions hormonales et de la possibilité de se reproduire).

L’organisme contient certaines hormones = substance chimique sécrétée par les ovaires (filles) ou les testicules (garçon) qui vont stimuler le développement des organes sexuels. Vous pourrez donc avoir des relations sexuelles et les filles auront désormais la capacité d’avoir des enfants. Il est donc indispensable, dès le moment où une fille a des relations sexuelles d’utiliser une méthode contraceptive pour ne pas tomber enceinte accidentellement. Le préservatif permet également de réduire le risque de transmission de nombreuses infections sexuellement transmissibles (IST).

La puberté va se manifester par des signes visibles et moins visibles

Chez le garçon

  • des poils poussent sur le pubis, les aisselles, les jambes, le jeune garçon attrape un léger duvet sur le visage (un début de moustache et de barbe) ;
  • il grandit plus rapidement qu’auparavant, prend du poids et son corps s’élargit, devient plus musclé ;
  • la voix mue c’est-à-dire qu’elle varie de l’aigu au plus grave, cela peut surprendre au début ;
  • le pénis se développe et les testicules grossissent car ils commencent à produire des spermatozoïdes. Tout petit, le garçon a des érections spontanées, à la puberté, elles commencent à être liées à certaines émotions ;
  • parfois apparition de boutons. Il s’agit d’acné qui peut apparaître sur le visage parce que la peau devient plus grasse.
  • la transpiration et l’odeur corporelle peuvent devenir plus importantes. Une bonne hygiène quotidienne peut aider à se sentir plus à l’aise.

Chez la fille

  • les seins se développent mais il faudra être patiente avant de connaître sa taille exacte de soutien-gorge car la croissance de la poitrine va prendre plusieurs années ;
  • des poils poussent sur le pubis, les aisselles et les jambes ;
  • elle grandit plus rapidement qu’auparavant ;
  • le corps se transforme pour prendre une apparence plus féminine, ainsi certaines parties du corps s’arrondissent (seins, hanches, cuisses) ;
  • les premières règles vont apparaître souvent entre 12 et 14 ans, environ 2 ans après le début de la puberté. Au cours du cycle menstruel, la muqueuse de l’utérus s’épaissit pour préparer une éventuelle grossesse. Une ovulation peut avoir lieu : un ovaire libère alors un ovule. Lorsqu’il n’y a pas de grossesse, une partie de la muqueuse de l’utérus est éliminée par le vagin. Ce sont les règles. Il y aura des pertes de sang plus au moins abondantes et d’une durée variable de quelques jours à 10 jours. Ces pertes de sang viennent du vagin et pas de l’orifice urinaire ni de l’anus. Le sang n’est pas “sale”, il est plus ou moins foncé en fonction du temps qu’il est resté dans l’utérus. Au début, les règles peuvent être d’une durée variable et ne revenir que quelques mois plus tard, il faudra quelques mois à 1 an pour que les cycles soient réguliers (un cycle dure entre 21 jours minimum et 35 jours maximum). Il faudra choisir une protection : l’utilisation de serviettes hygiéniques, de tampon ou encore de culottes menstruelles. Le mieux est de toutes les essayer pour que vous sachiez ce qui vous apporte le plus de confort et d’hygiène. Des règles très abondantes, des saignements prolongés ou des douleurs importantes qui empêchent de mener ses activités habituelles justifient un avis médical ;
  • parfois apparition de boutons. Il s’agit d’acné qui peut apparaître sur le visage parce que la peau devient plus grasse.

Remarques

Chez la fille, comme chez le garçon, la puberté est une période pendant laquelle les hormones sont en grande activité pour transformer son corps en jeune homme/ femme et cela peut modifier son humeur par moment. L’adolescent sera plus triste ou plus joyeux. L’image qu’on aura de son corps va être modifiée et l’adolescent devra en quelque sorte se réapprivoiser et (re)découvrir son identité.

Se masturber, c’est normal ?

Quand on est jeune pubère, les relations sexuelles avec quelqu’un d’autre ne sont pas toujours évidentes (et parfois même plus tard).

Se masturber, c’est se procurer du plaisir soi-même par des caresses, des frottements… Cela permet de mieux connaître les parties intimes de son corps, de mieux comprendre ses réactions et peut aider à se sentir plus à l’aise lors des futures relations sexuelles. Si vous ressentez du plaisir lorsque vous vous masturbez (en général avec les mains), cela est tout à fait normal et c’est l’aboutissement de la masturbation car les parties érogènes de son corps sont très sensibles et les caresses provoquent l’excitation sexuelle.

Les femmes se masturbent en stimulant leur clitoris (situé entre les petites lèvres) ou en stimulant leur vagin en se pénétrant avec les doigts ou un objet (par exemple : godemiché). Certaines cumulent la stimulation clitoridienne et vaginale. Les hommes se masturbent par un mouvement de va et vient sur leur pénis. Les stimulations d’autres zones érogènes comme l’anus ou les seins peuvent augmenter le plaisir de la masturbation.

La masturbation fait partie de votre intimité et ça ne concerne que vous, à vous donc d’en faire la découverte, d’utiliser les techniques qui vous conviennent le mieux et d’avoir recours à certains fantasmes. Se masturber ne portera pas atteinte à votre santé mentale et physique et vous pouvez évidemment le faire autant de fois que vous en avez envie. Et bien entendu, ce n’est pas une drogue, ça ne rend pas sourd ni aveugle ni fou et ça ne diminue pas la fertilité.

Orientation sexuelle : plutôt les filles ou les garçons ?

Un jour, il se peut que vous vous aperceviez que vous éprouvez une attirance plus qu’amicale envers les jeunes du même sexe que vous (c’est ce qu’on appelle l’homosexualité) ou envers les garçons et les filles à la fois (c’est ce qu’on appelle la bisexualité).

De nombreuses questions peuvent se bousculer dans la tête : pourquoi ça m’arrive ? Pourquoi suis-je comme ça ? Suis-je normal ? Certains auront dès l’adolescence une orientation sexuelle affirmée, d’autres seront plus indécis.

En parler avec qui ?

Parler de la sexualité avec ses parents, sa sœur ou son frère n’est pas toujours chose facile et parfois on est plus à l’aise lorsqu’on en parle avec une personne extérieure à son entourage : un ami, un éducateur, une personne en qui on a confiance, etc. Vous avez le droit de poser des questions, de prendre le temps de comprendre ce que vous ressentez et de demander des informations fiables, sans crainte d’être jugé. N’hésitez donc pas à vous adresser à d’autres personnes qui sont formées et prêtes à vous écouter : par exemple dans les centres de planning familial, dans des associations spécialisées ou à votre médecin.

Voir aussi :

MAJ 2026




Transition de genre : modification de l’enregistrement du sexe et changement de prénom(s)

Une transition n’est pas obligatoire, elle dépend du ressenti et des convictions de chaque personne. Il se peut qu’une personne transgenre (dont l’identité de genre ressentie ne correspond pas au genre qui lui a été attribué à la naissance) ait la volonté d’effectuer une transition pour se rapprocher de sa situation de confort. Cette transition peut comporter plusieurs dimensions :

–Dimension médicale : intervention chirurgicale, traitement hormonal…
– Dimension juridique : changement de genre à l’état civil, changement de prénom.

Ces différentes démarches sont indépendantes : une personne peut entreprendre une transition sociale, médicale ou juridique sans être obligée d’effectuer les autres démarches.

Comment cela fonctionne-t-il d’un point de vue légal ?

Modification de l’enregistrement du sexe (ou changement de sexe juridique)

Pour les belges et étrangers majeurs ou mineurs émancipés

Les personnes qui ont la conviction que le sexe mentionné dans leur acte de naissance ne correspond pas à leur identité de genre vécue intimement peuvent demander la modification de l’enregistrement de leur sexe à l’état civil.  Cette procédure peut prendre jusqu’à six mois maximum et comprend plusieurs étapes :

Il faut premièrement, remplir une déclaration de volonté de modifier l’enregistrement de son sexe auprès de l’officier de l’état civil de la commune où vous êtes inscrit au registre de la population ou au registre des étrangers. Cette déclaration fait état de la conviction intime que le sexe mentionné dans l’acte de naissance ne correspond pas à l’identité de genre telle qu’elle est vécue et exprime la volonté de faire modifier ce point sur le plan administratif et juridique.

Lors du dépôt de cette déclaration, vous recevrez un accusé de réception de celle-ci, mentionnant les conséquences administratives et juridiques d’un tel changement. Attention, à ce stade, le changement n’a donc pas encore eu lieu officiellement.

En effet, l’officier de l’état civil doit d’abord informer le procureur du roi de cette déclaration. Celui-ci doit rendre un avis dans un délai de trois mois à compter de la réception de la déclaration. S’il rend un avis négatif pour contrariété à l’ordre public (ce qui est limité aux cas « extrêmes et marginaux », et donc très rare) l’officier de l’état civil notifiera son refus de procéder à la modification de l’enregistrement du sexe. Si par contre, le procureur ne rend pas d’avis dans le délai qui lui est imparti (trois mois), l’avis est réputé favorable et l’officier de l’état civil pourra procéder à l’établissement de l’acte.

Pour cela, vous devez vous rendre auprès de l’officier de l’état civil auprès duquel il avait préalablement introduit sa déclaration. L’acte doit être établi au plus tôt trois mois et au plus tard six mois suivant l’introduction de la déclaration.

Toutefois, le délai d’attente et la seconde comparution auprès de l’officier de l’état civil restent obligatoires.

Pour les belges et étrangers mineurs non émancipés

Les mineurs non émancipés doivent suivre la même procédure mais ils doivent répondre à des conditions supplémentaires :

–  avoir 16 ans accomplis ;
–  fournir une attestation délivrée par un pédopsychiatre affirmant que la demande émane d’un choix libre et conscient ;
– être assistés par leurs parents ou représentants légaux.

Si ces derniers refusent d’intervenir dans cette procédure, le mineur peut demander au Tribunal de la famille de désigner un tuteur ad hoc pour accomplir cet acte et l’accompagner dans sa démarche ;

Depuis le 1er  octobre 2023, il est permis de modifier plusieurs fois l’enregistrement de mention de genre. La procédure n’est donc plus irréversible. Toutefois, le délai d’attente et la seconde comparution auprès de l’officier de l’état civil restent obligatoires.

Attention : la procédure ne permet pas actuellement de faire enregistrer une mention juridique non binaire. L’enregistrement du sexe demeure fondé sur les catégories masculin et féminin.

Modification du prénom

Il est également possible de changer de prénom, si une personne estime que son prénom de naissance ne correspond pas/plus à son identité de genre.

Pour les personnes majeures et les mineurs émancipés

A nouveau, la démarche consiste à remplir une déclaration de changement de prénom mentionnant toutes les modifications souhaitées. Cette déclaration doit être déposée auprès de l’officier de l’état civil de la commune où la personne est inscrite dans le registre de la population ou le registre des étrangers. En plus de cette déclaration, il faut joindre un extrait de casier judiciaire et une déclaration sur l’honneur attestant de la conviction que le prénom mentionné sur l’acte de naissance ne correspond pas à l’identité de genre vécue intimement. Dans le cadre de cette procédure spécifique, le nouveau premier prénom doit être conforme à l’identité de genre de la personne.

Cette procédure est accessible aux belges, apatrides, réfugiés majeurs ou mineur émancipés.

Pour les personnes mineures

Pour les personnes mineures non émancipées, qu’elles soient belges, apatrides ou réfugiées, la procédure est identique mais deux conditions supplémentaires sont requises :

– le/la mineur.e doit avoir au moins 12 ans ;
– il/elle doit être assistée.e de ses parents ou représentant légal.

Des procédures non-médicalisées

Depuis 2017, tant pour la procédure de changement d’enregistrement du sexe que celle du changement de prénom, la loi n’oblige pas de procéder à une réassignation sexuelle (opération de changement de sexe biologique) pour pouvoir accomplir ces démarches. En effet la volonté du législateur est de favoriser l’autodétermination des citoyens en se basant sur l’identité de genre ressentie et non plus sur un sexe biologique. Il n’est pas non plus exigé de recourir à une réassignation une fois les changements juridiques administratifs accomplis.

Sources légales :

Voir aussi :

MAJ 2026




Homosexualité et LGBTQIA+ : adresses utiles à Bruxelles

LGBTQIA+ = Lesbienne, Gay, Bi(sexuel·le), Trans(genre), Queer, Intersexe, Asexuel·le/Aromantique/Agenre, + (les autres orientations sexuelles et identités et expressions de genre non représentées)

> Aide Info Sida – AIS
Rue Marché aux Herbes, 105 bte 305/306
1000 Bruxelles
Tél : 02/514.29.65 – 0800/20.120 (18h à 21h)
aide.info.sida@gmail.com
https://www.aideinfosida.be
Prévention du VIH (sida) et autres IST pour tous les publics y compris la communauté LGBTQIA+ (tests de dépistage gratuits) et soutient toutes les personnes vivant avec le VIH.

> Amnesty International
Chaussée de Wavre, 169
1050 Ixelles
Tél : 02/538.81.77
osig@amnestyinternational.be
https://www.amnesty.be
Facebook
La coordination LGBTIA d’Amnesty International Belgique Francophone a pour mission d’agir pour que les droits des personnes LGBTIA soient respectés.

> Bruxelles Gay Sports (BGS)
Rue du Marché au Charbon, 42
1000 Bruxelles
Tél : 0475/45.76.42
info@bgs.org
https://www.bgs.org
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Organisation d’activités sportives et culturelles pour favoriser l’épanouissement personnel et l’intégration sociale des personnes LGBTQI+ : badminton, body condition, chorale, course à pied, futsal, impro théâtrale, massage, natation, pilates, queer moves, queer tango, randonnée & vélo, tennis, triathlon, volley-ball, water-polo, yoga.

> Centre d’accueil pour demandeurs d’asile LGBTQIA+ – CADAL
Tél. : 02/880.68.69 (privilégiez l’e-mail)
direction@lrlo.be (demande d’hébergement transitoire – jeunes LGBTQIA+)
https://www.cadal.be
Le CADAL est une structure d’accueil sécurisée et inclusive, visant à offrir une aide matérielle, un accompagnement psychosocial et une orientation juridique et médicale. Accompagnement global qui favorise l’intégration et le bien-être des personnes LGBTQIA+ en quête de protection internationale.

> Cercle Queer de Bruxelles – CQueer
Campus du Solbosch – Avenue Buyl, 143, local S.BY.143
1050 Ixelles
Permanences tous les mardis et jeudis de 13h à 16h + activités ponctuelles annoncées sur les réseaux sociaux
checercle.ulb@gmail.com
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Linktr.ee
Cercle pour étudiants Queer de l’ULB : Rassemble les minorités sexuelles, romantiques, d’identité de genre et personnes intersexués au sein d’un même safe-space pour échanger, s’exprimer et rencontrer de nouvelles personnes. Défense de leurs droits et activités de détente.

> Epicentre – Espace de santé inclusive
Rue du Fort, 85B
1060 Saint-Gilles
info@epicentre.brussels
https://epicentre.brussels
Centre pluridisciplinaire de soin, de bien-être et d’apprentissage qui vise l’accès à une santé non-normative et non-oppressive pour toustes. Offres de soin : psychologie, soins médicaux, pratiques psycho-corporelles, sexologie/hypnothérapie, diététique.

> Ex Aequo
Rue des Grandes Carmes, 20-22
1000 Bruxelles
Tél : 02/736.28.61
info@exaequo.be
https://www.exaequo.be
Asbl qui s’adresse aux hommes gays et bis. Elle s’intéresse à la santé sexuelle (dépistage VIH/IST, infos PrEP et TPE, etc.), la santé mentale et au chemsex dans cette communauté.

> Genres d’à côté
Rue Marché au Charbon, 42
1000 Bruxelles
info@gdac.org
https://gdac.org
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Organisation du Pink Screens, festival de films queer annuel en novembre dans tous les cinémas indépendants de Bruxelles et de ciné-club tous les premiers jeudis du mois au cinéma Aventure : exploration cinématographique des sexualités différentes et modes de vies minoritaires, café-débat libre et démocratique « La gueulante » sur des thèmes liés aux genres.

> Genres Pluriels
Rue des Grands Carmes, 20-22
1000 Bruxelles
Tél : 0487/63.23.43
contact@genrespluriels.be
https://www.genrespluriels.be
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Accueil, soutien et défense des droits des personnes transgenres/de genres fluides/non-binaires et intersexuées. Consultations (sur rendez-vous), groupes de parole, permanences mensuelles, ateliers. Sensibilisations/formations pour le grand public et les professionnel·le·s, récurrentes et sur demande pour des groupes constitués. Création et coordination du Réseau Psycho-Médico-Social Trans* et Inter* belge.

> Homoparentalités
Rue Marché au Charbon, 42
1000 Bruxelles
https://www.homoparentalites.be
Association de parents, futurs parents LGBTQIA+ et de leurs enfants.

> Ligue des droits humains (Ce groupe est actuellement moins actif)
Boulevard Léopold II, 53
1080 Molenbeek
Tél : 02/20963.81
ldh@liguedh.be
www.liguedh.be
Le Groupe de travail Genre défend les droits fondamentaux des femmes et personnes transgenres

> L’Tour
Rue du Marché au Charbon, 42
1000 Bruxelles
info@l-tour.be
https://www.l-tour.be
L’Tour organise des parcours et des évènements lesbiens et arc-en-ciel pour faire connaître au départ de Bruxelles l’histoire des communautés LGBTQI+, via des personnalités et des collectivités lesbiennes, homosexuelles, bisexuelles, trans, intersexes…

> Merhaba ASBL
Quai aux Briques, 76 bte 2
1000 Bruxelles
Tél : 0487/55.69.38 – 0483/09.10.07
info@merhaba.be
https://www.merhaba.be
Merhaba est une association pour des personnes issues de l’immigration qui se sentent attirées par des personnes du même sexe et/ou qui se posent des questions au sujet de leur sexualité et/ou à leur identité de genre.

> Pixiels – Fédération des Jeunes Queer de Belgique
Rue Lucien Namêche, 13
5000 Namur
Tél : 0492/50.38.09
info@pixiels.be
https://pixiels.be
Activités par et pour les jeunes LGBTQIA+ de 16 à 30 ans à travers des collectifs locaux (dont le CQueer à Bruxelles) et actions de sensibilisation grand public (animations, formations, création d’outils, stands).

> Plan F
Rue des Guildes, 22
1000 Bruxelles
Tél : 02/230.58.47 – 02/230.04.62
info@planf.be
https://www.planf.be
Centre de Planning familial LGBTQIA+ friendly : accueil et orientation vers le réseau associatif lesbien/gay, soutien psychologique, soutien social et juridique, consultations gynécologiques, santé sexuelles et suivi hormonal féminisant ou masculinisant..

> Rainbow Cops Belgium-LGBTQI+Police
Rue du Marché au Charbon, 42
1000 Bruxelles
contact@rainbow-cops-belgium.be
www.rainbow-cops-belgium.be
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Instagram
Association indépendante des employés LGBTQIA+ de la Police intégrée belge.

> RainbowHouse Brussels – Maison Arc-en-ciel
Rue du Marché au Charbon, 42
1000 Bruxelles
Tél : 02/503.59.90
info@rainbowhouse.be
fiche@rainbowhouse.be
https://rainbowhouse.be
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Regroupe des associations LGBTQIA+ francophones et néerlandophones de la région bruxelloise. Elle organise différents festivals, des formations diverses (individuelles ou collectives), du soutien et accompagnement pour les personnes LGBTQIA+ demandeuses d’asile. Elle gère un bar qui permet de rencontrer d’autres personnes de la communauté ou de participer à des activités. L’organisation fait également du lobying politique et accompagne toute personne victime de lgbtqia+-phobies.

> Refuge Bruxelles
Rue Tenbosch, 141 (siège social)
1050 Ixelles
Tél : 02/880.68.69 (privilégiez l’e-mail)
direction@lrlo.be (demande d’hébergement transitoire – jeunes LGBTQIA+ de 18 à 25 ans)
https://www.lrlo.be
Hébergement transitoire et accompagnement global pour jeunes LGBTQIA+ en rupture familiale. Le Refuge LGBTQIA+ offre un cadre sécurisant et un soutien personnalisé : démarches administratives et juridiques, accès aux soins, retour en formation, insertion professionnelle, activités collectives et transition vers un logement autonome.

> Tels Quels
Place de la Liberté, 4
1000 Bruxelles
Tél : 02/512.45.87- 02/502.00.70 (service social)
Formulaire de contact
service.social@telsquels.be
https://telsquels.be
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Tels Quels mène des actions autour des thématiques des orientations sexuelles et des identités de genres. Elle vise à lutter contre les discriminations faites aux lesbiennes, gays, bisexuel·le·s et trans (LGBTQIA+).
Le service social accueille toutes les demandes sociales individuelles lors de permanences avec ou sans rendez-vous.
Le service d’Éducation permanente propose, auprès du public adulte, des animations et des formations axées sur la lutte contre les LGBTQIA+phobies.

Voir aussi :

MAJ 2026