Le test d’entrée en médecine et dentisterie laisse place à un concours
Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté ce 29/09 en dernière lecture le projet de Décret relatif à l’instauration d’un concours d’entrée pour les filières de médecine et dentisterie à partir de l’année académique 2023-2024.
Quels sont les changements attendus ?
L’examen d’entrée laissait entrer tous ceux qui le réussissaient tandis que le concours, lui, permettra seulement à un nombre prédéterminé de lauréats (les mieux classés) d’entamer ces études.
Tous les étudiants réussissant le concours auront la garantie de disposer d’un numéro INAMI.
Le texte adopté définit comment se calcule le nombre d’admis (sachant que le quota de numéros INAMI passera en 2028 de 505 à 744 numéros) et réduit le nombre maximal d’étudiants non-résidents lauréats. Le nombre de non-résidents sera en effet réduit de 30 à 15% afin de garantir une offre de soins suffisante et lutter contre de possibles pénuries liées au départ de diplômés après leurs études.
Le concours se déroulera en une session unique comprise entre le 16 et le 31 août précédant l’année académique concernée, afin de permettre aux étudiants de se préparer durant l’été et de donner le temps aux candidats non-retenus de se réorienter avant la rentrée.
Pour le reste, les huit matières sur lesquelles portera le concours restent les mêmes que celles du test d’entrée. Une première partie concernera toujours les connaissances scientifiques évaluées (chimie, biologie, physique, mathématiques) tandis que la deuxième partie est relative à la communication et l’analyse critique de l’information (capacité d’analyse et de raisonnement, capacité de communication et de perception de situations conflictuelles, capacité de perception de l’éthique et considération de ses conséquences sur l’individu et la société, capacité à faire preuve d’empathie, de compassion d’équité et de respect).
Sélectionner une page
Infor Jeunes lance ses ateliers d’aide aux recours pour étudiants du secondaire, supérieur ou promotion sociale à partir du 22 juin 2022
Lors de ses ateliers, vous apprendrez « Ce qu’est un recours »; « Quelles sont les règles » ; « Si c’est opportun de le faire » ; « Comment rédiger un recours » ; « Quand et à qui l’envoyer ».
Pour les élèves du secondaire suite à :
L’obtention d’une attestation d’échec (AOC)
L’obtention d’une attestation d’orientation (AOB)
Un désaccord avec le décision du conseil de classe
Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)
Pour les élèves du supérieur en cas de :
Validation de crédits insuffisants
Crainte d’être déclaré non-finançable
Contestation de la décision du jury
Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)
Pour les élèves de promotion sociale en cas de :
Contestation d’une décision de refus (échec)
Contestation d’une décision d’une unité d’enseignement
Contestation de l’épreuve intégrée
Plus d’infos sur les détails, lieux et dates ici (1) et (2)
Inscriptions entre 13h et 18h :
A notre permanence : Chaussé de Louvain, 339 à 1030 Schaerbeek
La rémunération de l’étudiant est fixée sur base du salaire minimum en vigueur dans le secteur d’activité (la profession) où il travaille. Pour connaitre son salaire, il faut donc savoir de quelle commission paritaire relève son entreprise. N’hésitez pas à interpeller votre employeur sur cette question, c’est même une question essentielle à savoir avant de signer un contrat de travail.
Les commissions paritaires sont des organes institués pour toutes les branches d’activités, qui regroupent des représentants d’employeurs et des représentants de travailleurs. Elles ont pour objectif de réunir les entreprises exerçant des activités similaires afin de les soumettre à des règlements adaptés aux conditions de travail propres à leur secteur. Elles ont notamment pour objectif de conclure des conventions collectives de travail.
Si aucune convention ne fixe de barème dans le secteur où l’étudiant de moins de 21 ans travaille, il a droit à un pourcentage du salaire mensuel moyen garanti (interprofessionnel) (qui équivaut à 2.233,61 €), uniquement s’il travaille au minimum un mois dans la même entreprise.
S’il travaille moins d’un mois dans l’entreprise, l’employeur peut déterminer librement le salaire de l’étudiant.
Au 1er juillet 2026, le revenu minimum mensuel moyen garanti est passé à 2.233,61 € pour tous les travailleurs ordinaires à partir de 18 ans et les étudiants à partir de 21 ans. Notons que les pourcentages dégressifs de RMMMG (revenu mensuel moyen garanti) pour les étudiants de moins de 21 ans ont été abaissés et se présentent dorénavant comme suit :
AGE
%
SALAIRE MENSUEL
SALAIRE HORAIRE (38h/semaine)
21+
100
2.233,61 €
13,56 €
20
90
2.010,25 €
12,204 €
19
85
1.898,57 €
11,526 €
18
79
1.764,55 €
10,7124 €
17
73
1.630,54 €
9,8988 €
16 et –
67
1.496,52 €
9,0852 €
Sources : CTT n°50 du CNT
Le travailleur à temps partiel a droit à un revenu minimum mensuel moyen calculé en fonction de sa durée de travail dans l’entreprise proportionnellement au salaire minimum d’un travailleur à temps plein.
En ce qui concerne les heures supplémentaires, si vous êtes âgé de moins de 18 ans, le principe est que vous ne pouvez faire aucune heure supplémentaire. Au-dessus de 18 ans, les heures supplémentaires sont possibles si elles respectent les conditions légales.
Ainsi, les étudiants auront droit à un salaire 50% plus élevé, lorsqu’il y a dépassement de la limite journalière ou hebdomadaire les jours ouvrables ordinaires (du lundi au samedi). Les heures supplémentaires effectuées le dimanche ou les jours fériés doivent être payées doubles. En outre, ces heures donnent en principe droit à un repos compensatoire.
Quels sont les éventuels avantages en nature ?
Une partie du salaire peut être payée en nature : logement (+ gaz, électricité, eau, chauffage), nourriture, jouissance d’un terrain, matières et matériaux nécessaires au travail.
Ces avantages doivent être portés à la connaissance de l’étudiant lors de son engagement, que ce soit mentionné par écrit dans son contrat de travail ou dans le règlement de travail. Cette forme de paiement n’est admise que là où ce mode de rémunération est de pratique courante ou souhaitable, en raison de la nature de l’industrie ou de la profession en cause.
De plus, la partie de cette rémunération payée en nature ne peut excéder les quotas suivants :
1/5 (20%) de la rémunération totale brute ;
2/5 (40%) de la rémunération totale brute, lorsque l’employeur met à la disposition du travailleur : une maison, un appartement, mais nullement lorsque le travailleur loge chez l’employeur ou dans un dortoir que ce dernier organise ;
1/2 (50%) de rémunération totale brute, lorsqu’il s’agit de travailleurs domestiques, de concierges, d’apprentis ou de stagiaires totalement logés et nourris chez leur employeur.
L’évaluation des avantages en nature s’établit en fonction du prix de revient de ces avantages ou en recourant au forfait qu’utilise la législation relative à la sécurité sociale.
Que faire lorsque la rémunération tarde à venir ?
Il faut envoyer par lettre recommandée une mise en demeure de paiement à l’employeur. Le paiement doit s’effectuer au plus tard dans les 7 jours suivant la date prévue de paiement, dans le cas contraire, des intérêts de retard peuvent être exigés. Si l’étudiant n’obtient pas de réponse, il peut essayer de résoudre le litige par l’intermédiaire du Contrôle des lois sociales ou par le Tribunal du travail.
Le Contrôle des lois sociales donne des informations sur le droit du travail et peut aussi intervenir par rapport à l’employeur soit en essayant une conciliation entre les deux parties soit par une mise en demeure ou un procès-verbal. Il faudra déposer, au préalable, une plainte par écrit au service régional. Cette procédure est gratuite, vous trouverez les coordonnées des différents bureaux sur le site du Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale.
Le Tribunal du travail du lieu où se situe l’entreprise est la juridiction à laquelle il faut faire appel pour les conflits du travail. Il faudra introduire la demande via un des modes suivants : citation, exploit d’huissier, requête contradictoire (convocation simplifiée), présentation des 2 parties au tribunal, procédure de conciliation. Il existe aussi une procédure en urgence qu’on appelle référé et qui est adressée directement au président du Tribunal du travail. La partie qui perd le procès paiera les frais de justice sachant que l’étudiant aura des frais d’huissier ou d’avocat à payer avant que la décision n’intervienne. Il est possible pour une personne ayant peu de revenus d’obtenir, d’une part, une assistance judiciaire et, d’autre part, une aide juridique de 1ère et 2ème ligne. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des Bureaux d’aide juridique situés un peu partout en Belgique.
Le mineur peut-il recevoir lui-même sa rémunération ?
Oui, sauf si le père, la mère ou le tuteur ne sont pas d’accord. Toutefois, si l’intérêt du mineur l’exige, le Tribunal de la famille et de la jeunesse peut, à la requête du Procureur du Roi ou d’un membre de la famille, autoriser le mineur à encaisser la rémunération de son travail en tout ou en partie. Le Tribunal de la famille peut aussi désigner un tuteur, chargé de disposer de cette rémunération pour les besoins du jeune sous tutelle.
Le travail des étudiants est une source de revenus non négligeable. Ceci est d’autant plus vrai en période de crise économique qui touche de plus en plus de personnes, poussant le jeune non plus à travailler pour avoir un peu d’argent de poche, prendre des vacances ou s’acheter l’objet de ses rêves, mais de plus en plus pour aider sa famille ou pour se payer des études ou un logement.
Avant tout, il faut savoir qu’un contrat d’occupation étudiant est simplement un contrat de travail qui lie un employeur et un étudiant mais qui, du fait de la situation particulière du jeune cocontractant, contient des dispositions spécifiques concernant entre autres le travail de nuit, la sécurité, les délais de préavis plus courts que dans un contrat. Ce contrat peut se dérouler durant l’année scolaire et/ou les vacances scolaires.
A vérifier lorsque vous faites un job étudiant
L’âge de la majorité légale en Belgique est de 18 ans, mais le mineur peut signer un contrat de travail étudiant dès 15 ans et recevoir directement son salaire, sauf en cas d’opposition de ses parents (ou de son tuteur). En cas de contestation entre un jeune et ses parents, c’est alors le juge de la famille qui tranchera.
N’oubliez jamais qu’avant de commencer à travailler vous devez avoir signé un contrat écrit avec l’employeur et reçu une copie. Ne pas avoir de contrat est la porte ouverte à toutes sortes d’abus : salaire insuffisant ou pas payé, horaires abusifs, pas d’assurance, etc. Attention donc au travail de vente en rue souvent sans contrat, aux employeurs qui exigent que l’étudiant effectue une journée « de stage » en général non rémunéré, aux entreprises qui réclament des frais de » constitution de dossier « , etc.
Salaire minimum légal
Le tableau ci-dessous reprend un aperçu du salaire minimum brut (01/07/2026) :
L’activité lucrative n’est pas un obstacle à l’octroi des allocations familiales
Avant 18 ans, il n’y a pas de conditions au versement des allocations familiales (jusqu’au 31 août de l’année civile où l’étudiant a 18 ans).
Après 18 ans, l’activité lucrative n’est pas un obstacle à l’octroi des allocations familiales pour autant qu’elle soit inférieure ou égale à 12 mois et qu’elle respecte les conditions ci-dessous.
A Bruxelles
Si l’étudiant travaille durant l’année scolaire :
Pour conserver son droit aux allocations familiales, il doit travailler moins de 240h par trimestre durant l’année scolaire (1er, 2ème, 4ème trimestre) quel que soit le type de contrat. Si la limite d’heures est dépassée, les allocations seront supprimées pour tout le trimestre.
Si l’étudiant travaille durant le 3ème trimestre civil incluant les vacances scolaires d’été :
Il conserve ses allocations familiales, sans limite d’heures de travail, à condition qu’il continue ses études l’année scolaire suivante.
En Wallonie
La limite des 240h par trimestre a disparu en ce qui concerne le contrat d’occupation étudiante. Ainsi, les allocations familiales continueront d’être versées pour autant que le jeune reste dans le contingent de 650h durant lesquelles il peut bénéficier des cotisations sociales réduites.
Si l’étudiant travaille après la fin de ses études :
En juillet, août et septembre le jeune qui termine ses études (qui ne reprend pas d’études l’année suivante) a droit à ses allocations familiales aux mêmes conditions : 240h maximum de travail sur le trimestre sur Bruxelles, et 650h pour la Wallonie.
S’il s’inscrit en juillet comme demandeur d’emploi dans un Service régional de l’emploi (Actiris, Forem, VDAB, ADG), il débute un stage d’insertion professionnelle le 1er août. Durant cette période de 12 mois, le jeune qui travaille sous contrat d’occupation étudiant (uniquement en juillet, août et septembre) aura droit aux allocations familiales s’il respecte les quotas d’heures évoqués ci-dessus
Quant au jeune qui travaille sous contrat de travail ordinaire ou sous statut indépendant, il bénéficie de ses allocations familiales à condition qu’il ne travaille pas plus de 240h par trimestre. A défaut, le versement des allocations familiales sera suspendu pendant le trimestre où il a travaillé plus de 240h. Cette règle vaut pour Bruxelles et la Wallonie.
L’étudiant terminant fin juin l’enseignement secondaire bénéficie d’allocations familiales jusqu’au 31 août. L’étudiant terminant fin juin/début septembre l’enseignement supérieur bénéficie d’allocations familiales jusqu’au 31 septembre.
Un étudiant qui travaille sous contrat d’occupation étudiant après la fin de ses études ne verra pas son stage d’insertion professionnelle prolongé ou raccourci. S’il travaille après le 31 juillet, ses journées de travail sont comptées dans le stage d’insertion professionnelle.
Durant une période de travail donnée, l’étudiant et l’employeur sont soumis uniquement aux cotisations de solidarité. Par heures de travail, on entend : les jours de travail effectifs. L’étudiant peut répartir ses heures de travail comme il le souhaite : travailler sur les 2 mois de vacances d’été ou travailler en partie pendant l’année et en partie pendant les vacances.
Le quota traditionnel accordé aux étudiants est de 650h par année civile, de janvier à décembre. Pendant 650h, l’étudiant et son employeur ne paieront donc que des cotisations sociales réduites.
Cotisations de solidarité
Le montant de cette cotisation de solidarité est de 2,71 % pour l’étudiant et de 5,42% à charge de l’employeur. Cela veut dire que l’employeur retiendra 2,71% sur le salaire brut de l’étudiant pour la Sécurité sociale et qu’il paiera 5,42% à l’ONSS, en comparaison avec les cotisations sociales ordinaires s’élevant à 13.07 % pour le travailleur et 25 % pour l’employeur.
Après la conclusion et la signature du contrat de travail d’occupation étudiant l’employeur doit effectuer une Dimona « STU » et des multi-Dimonas « DmfA » pour déclarer auprès de l’ONSS les heures que l’étudiant va prester par trimestre pour que soient appliquées les cotisations de solidarité. Si l’employeur effectue sa déclaration Dimona tardivement (plusieurs jours après des prestations) toutes les heures prestées par l’étudiant seront comptabilisées sous cotisations sociales ordinaires et ne seront pas déduites du contingent de l’étudiant même s’il lui reste des heures disponibles.
Remarques :
L’étudiant ne cotisant pas, il n’a pas le droit à des congés payés. Si malgré tout, votre employeur vous accorde des congés, alors ce seront toujours des congés sans solde (non-rémunérés).
Quant à la prime de fin d’année (« treizième mois), il faut consulter votre CCT (convention collective de travail) ou votre contrat de travail. Pour autant, il y a peu de chances qu’un étudiant jobiste y ait droit. En effet, généralement, il faut avoir travaillé pendant une période de temps assez longue pour pouvoir en bénéficier (par exemple 6 mois). Or, c’est rarement le cas pour les étudiants.
Dépassement des 650h sous cotisations de solidarités
Les heures prestées après l’épuisement des 650h ne sont plus soumises aux cotisations de solidarité mais aux cotisations sociales ordinaires de 13,07%. Les heures réservées par un employeur dépassant le contingent d’heures disponibles pour l’étudiant seront automatiquement soumises aux cotisations sociales ordinaires (13,07%). L’employeur recevra un avertissement de l’ONSS lui indiquant le nombre d’heures dépassant du contingent de l’étudiant et qui ne sera donc pas soumis aux cotisations de solidarité. L’employeur devra introduire une demande de modification de sa Dimona pour régulariser la situation.
Le site student@work permet à l’étudiant et à l’employeur de vérifier si le quota des 650 heures, avec cotisations ONSS réduites, n’est pas dépassé.
50 jours supplémentaires dans l’Horeca
Les employeurs du secteur de l’Horeca (nom collectif pour désigner les hôtels, restaurants, cafés et établissements rattachés) , peuvent librement choisir d’employer un jeune soit sous contrat étudiant soit comme travailleur occasionnel. Un étudiant pourra bénéficier donc de 650h sous cotisations de solidarité et de 50 jours comme travailleur occasionnel dans le secteur Horeca.
Les 50 jours Horeca doivent être déclarés sous le statut de travailleur occasionnel. Une cotisation ordinaire (13,07%) sera prélevée sur un forfait horaire de 11,11€ sur un forfait journalier de 66,66€ (montants indexés en 2026).
Une fois les deux contingents épuisés, la rémunération de l’étudiant sera soumise aux cotisations sociales ordinaires (13,07%). Les étudiants peuvent consulter leur contingent de jours de travail restants dans l’Horeca et imprimer une attestation sur le site horeca@work .
Exonération de cotisations ONSS liée au type de contrat
Chaque travailleur et notamment l’étudiant peut également échapper à l’assujettissement à l’ONSS dans les cas suivants :
Travail occasionnel pour les besoins du ménage, chez un ou plusieurs employeurs, au maximum 8 heures par semaine (prestations d’ordre intellectuel : baby-sitting, etc.) ;
Travail dans le secteur socioculturel pour autant que l’organisme soit reconnu par un ministère et que le travailleur y travaille maximum 300h par an sachant qu’il existe un plafond trimestriel de 100h (sauf pour le troisième trimestre où le plafond est de 190h). Dans le secteur sportif, le contingent sera plus important à savoir 450 heures par an, avec un plafond trimestriel de 150h (sauf pour le troisième trimestre où le plafond sera de 285h). En ce qui concerne les étudiants jobistes, le nouveau contingent annuel sera de 190h. Ce qui veut dire qu’un étudiant pourra cumuler, au cours d’une même année civile, au maximum 190h de travail dans le cadre du régime d’exonération relatif aux secteurs socioculturel et sportif. S’il dépasse ces 190h, les heures en surplus seront décomptées de son quota annuel de travail étudiant (650h) ;
Travail saisonnier dans l’agriculture et l’horticulture (vendanges, cueillette de fruits, de houblon, de fraises, de tabac…) : horticulture maximum 100 jours par année civile ; agriculture 50 jours maximum par année civile.
Il est à noter aussi que les étudiants qui travaillent depuis au moins 12 mois de manière ininterrompue pour un même employeur deviennent des travailleurs « ordinaires » et ne peuvent plus conclure de contrat d’occupation étudiant avec cet employeur, de manière définitive (donc même les années suivantes).
Qui peut être considéré comme personne à charge du point de vue des impôts ?
Le fait d’être à charge d’un parent (famille d’accueil, tuteur), permet à celui-ci d’avoir des déductions dans le calcul de ses impôts donc de payer moins d’impôts. Pour rester fiscalement à charge de ses parents, l’étudiant doit remplir certaines conditions.
Attention : Ne sont plus considérées comme personnes fiscalement à charge les personnes qui, bien que faisant partie de la famille du contribuable reçoivent un revenu d’intégration (et ce, depuis l’année de revenus 2025).
1/Il faut faire partie du ménage, c’est à dire avoir la même résidence principale que le ou les parents au 1er janvier de l’exercice d’imposition (pour les revenus perçus l’année précédente). Ceci n’oblige pas l’étudiant à vivre en permanence sous le même toit, par exemple s’il vit dans un kot ou s’il étudie à l’étranger. Les parents séparés peuvent répartir pour moitié l’avantage fiscal pour la charge de leur enfant. C’est ce qu’on appelle le régime de la coparentalité fiscale. Les 4 conditions suivantes doivent toutefois être réunies cumulativement : a) Les deux parents ne doivent pas faire partie du même ménage. b) Chacun de deux parents doit contribuer à l’entretien de leur enfant commun. c) L’hébergement de l’enfant doit être réparti de manière égalitaire entre les deux parents. La preuve de l’hébergement égalitaire peut découler soit :
– d’une décision judiciaire – prise au plus tard le 1er janvier de l’exercice d’imposition – dans laquelle il est mentionné explicitement que l’hébergement des enfants est réparti de manière égalitaire entre les deux parents. OU – d’une convention. La convention peut être faite à l’amiable ou passée devant un notaire. Dans tous les cas cependant, la convention doit être soit enregistrée dans le bureau d’enregistrement compétent, soit homologuée par une décision judiciaire. Cela doit être fait au plus tard le 1er janvier de l’exercice d’imposition. Dans cette convention, il doit être explicitement mentionné que l’hébergement de l’enfant est réparti de manière égalitaire entre les deux parents et qu’ils sont disposés à répartir les suppléments à la quotité du revenu exemptée d’impôt pour cet enfant.
d) Aucun de deux parents ne déduit des rentes alimentaires pour l’enfant.
2/L’étudiant ne peut avoir reçu une rémunération qui est une charge professionnelle pour ses parents. Exemple : Pendant le mois de juillet, Simon a travaillé dans la boulangerie de ses parents. Ceux-ci lui ont payé un salaire qui est considéré pour eux comme charge professionnelle. Il ne pourra pas être considéré comme étant à leur charge du point de vue des impôts.
3/Le jeune, en tant qu’étudiant-indépendant, ne peut pas avoir reçu une rémunération de chef d’entreprise :
– qui représente des frais professionnels d’une société dont l’un de ses parents est directement ou indirectement chef d’entreprise et sur laquelle ce parent exerce un contrôle et – qui s’élève à plus de 2000€ brut et qui représente plus de la moitié de ses revenus imposables (sans tenir compte de ses éventuelles rentes alimentaires).
4/Les ressources nettes du jeune ne peuvent pas dépasser un certain montant. La notion de ressources est plus large que la notion de revenu. Elle couvre toutes les rentrées régulières ou occasionnelles de revenus quelconques comme par exemple :
– Les salaires bruts imposables ; – Les allocations de chômage ; – Les indemnités d’assurance maladie-invalidité ; – Les revenus d’intégration sociale (CPAS) ; – Les revenus de biens immobiliers (personnes majeures ou émancipées) ; – Les revenus de capitaux (personnes majeures ou émancipées) ; – Les rentes alimentaires ; – Les pensions ; – Les bénéfices ou profits de services rendus en dehors de l’exercice d’une activité professionnelle dans le cadre de l’économie collaborative (exonérés d’impôts ou non) ; – Les bénéfices ou profits de services rendus à des citoyens, en dehors de l’exercice d’une activité professionnelle (exonérés d’impôts ou non) ; – Les indemnités pour le travail associatif (exonérées d’impôts ou non). Le plafond des ressources du jeune varie en fonction de la situation familiale de l’étudiant, selon que les parents sont imposés isolément ou qu’ils sont imposés comme conjoints ou cohabitants légaux.
Pour les Revenus 2025 (exercice d’imposition 2026) et les revenus 2025 (exercice d’imposition 2026), les montants* maximums des ressources nettes du jeune sont :
MONTANT MAXIMUM RESSOURCES NETTES 2025 (EXERCICE D’IMPOSITION 2026)
MONTANT MAXIMUM RESSOURCES NETTES 2026 (EXERCICE D’IMPOSITION 2027)
Parent∙es imposé∙es ensemble
12.000€
12.300€
Parent∙es imposé∙es isolément
12.000€
12.300€
Parent∙es imposé∙es isolément et jeune porteur∙euse d’un handicap lourd
12.000€
12.300€
Les ressources brutes sont calculées sur base des frais forfaitaires à 20%. En cas de calcul avec les frais réels ou avec le forfait minimum, ce montant n’est pas valide, il faut partir du montant net des ressources.
Ne sont pas pris en compte dans les revenus des jeunes :
3.000€ (revenus 2025) et 7.010€ (revenus 2026) des rémunérations obtenues par des étudiants en exécution d’un contrat de travail d’étudiant et par des élèves en alternance, ainsi que les profits, avantages et rémunérations d’un chef d’entreprise obtenus par des étudiants- indépendants. Ce montant exempté peut donc être ajouté aux plafonds qui déterminent si le jeune est considéré comme à charge de ses parents d’un point de vue fiscal ;
La première tranche de 4.100€ (revenus 2025)et 4.200€ (revenus 2026) de contribution alimentaire versée à l’étudiant qui est à charge d’un parent isolé n’est pas non plus prise en compte dans le calcul. L’étudiant qui dépasse le montant maximum de ressources ne sera plus considéré comme étant fiscalement à charge des parents et ces derniers devront payer plus d’impôts. Quant à l’étudiant, il est tenu de déclarer ses revenus, mais il ne paiera aucun impôt si son revenu annuel ne dépasse pas le revenu minimum imposable.
Pour ne pas payer d’impôts, les conditions suivantes doivent être remplies
Si les revenus se situent en-dessous de 10.910€ nets (revenus 2025) et 11.180€ nets (revenus 2026), il ne paiera aucun impôt l’année d’après.
Que se passe-t-il si un jeune n’a pas atteint le minimum imposable mais a été soumis au précompte professionnel ?
Le précompte professionnel constitue, en attendant que l’impôt éventuellement dû par le travailleur puisse être calculé, un acompte d’impôts sur les revenus, prélevé par le fisc par l’intermédiaire de l’employeur. Si la rémunération globale de l’étudiant ne dépasse pas le revenu minimum imposable 10.910€ net en 2025 et 11.180€ (revenus 2026), ce précompte sera remboursable par le fisc. Pour que ce remboursement soit possible, l’étudiant doit remplir une déclaration d’impôts avec la fiche de rémunération qu’il a reçue de son employeur.
Étudiants étrangers venant d’un des pays de l’Espace économique européen
C’est-à-dire les étudiants originaires d’Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède ainsi que le Liechtenstein, la Norvège, l’Islande : ils sont assimilés aux étudiants belges en termes de droits et d’obligations. Ces étudiants peuvent donc effectuer un travail étudiant en Belgique, sans formalités spécifiques, pendant l’année et pendant les vacances scolaires, même s’ils ne résident pas en Belgique ou n’y suivent pas d’études. Depuis le 01/06/2004, les étudiants suisses sont assimilés aux ressortissants de l’EEE en matière de séjour et sont, donc, dispensés du permis de travail. Attention, depuis le 31 janvier 2020, le Royaume-Uni (qui fait partie de la Grande-Bretagne avec l’Irlande du Nord) est sorti de l’Union Européenne et par conséquent, il ne fait plus partie de la liste des pays membres de l’EEE. S’ils souhaitent travailler en Belgique, les ressortissants britanniques doivent donc répondre aux mêmes conditions que les travailleurs étrangers hors EEE. Ainsi, désormais, le ressortissant britannique qui souhaite séjourner et travailler plus de 90 jours en Belgique doit introduire une demande unique auprès de la région compétente, par le biais de son employeur.
Étudiants étrangers, originaires d’un pays extérieur à l’Espace économique européen, établis en Belgique
Les ressortissants étrangers possédant un titre d’établissement, c’est-à-dire une Carte d’Identité d’Étranger (carte jaune papier ou carte électronique C) ainsi que les personnes admises au séjour ILLIMITE sur base de la loi sur l’accès au territoire des étrangers, du 15/12/1980 (regroupement familial, régularisation, acquisition nationalité belge…) sont dispensés du permis de travail. La plupart des étrangers vivant de longue date en Belgique ou qui y sont nés sont dans cette situation. Les étudiants étrangers reconnus comme réfugiés sont dispensés du permis de travail. En résumé, les étudiants étrangers qui ont droit au séjour illimiténe doivent donc pas avoir de permis de travail.
Étudiants étrangers, originaires d’un pays extérieur à l’Espace économique européen, possédant un titre de séjour LIMITÉ en Belgique
La liste complète des étrangers autorisés à travailler est reprise dans l’article 10 de l’arrêté royal du 2 septembre 2018. La carte de séjour reçue par l’étudiant à son arrivée ou au moment du renouvellement de sa carte en Belgique indiquera au dos s’il y a une possibilité de manière « illimité », « limité » ou « aucun » d’accès au marché de l’emploi en Belgique.
Étudiants étrangers provenant d’un pays extérieur à l’Espace économique européen, admis au séjour « LIMITE POUR ETUDES »,
Ils recevront également après leur inscription à l’administration communale une carte de séjour sur laquelle sera indiqué qu’ils ont un accès « limité au marché » de l’emploi en Belgique. Ainsi, tout étudiant étranger, même s’il a la nationalité d’un pays extérieur à l’EEE, peut travailler comme étudiant, à condition qu’il soit inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles [1], et qu’il soit en possession d’un titre de séjour en règle. Ces étudiants doivent remplir certaines conditions pour faire un job étudiant. Ils peuvent travailler :
Pendant les vacances scolaires : Hiver, Printemps, Été (Juillet, Août, Septembre) sans limite d’heures.
En dehors des vacances scolaires uniquement si l’occupation n’excède pas 20h par semaine et qu’elle soit est compatible avec leurs études.
Les étudiants belges qui ne sont pas inscrits dans une école en Belgique, qui suivent une année d’études à l’étranger, dont la résidence principale est toujours en Belgique et qui bénéficient d’allocations familiales peuvent également conclure un « contrat d’occupation étudiant ».
Quelles que soient les raisons qui font qu’un jeune majeur quitte ses parents et en dehors du fait qu’il devra trouver un logement, gérer son argent, poursuivre ses études, il devra surtout subvenir à ses besoins.
Vous avez envie de plus d’indépendance, besoin de respirer, vous en avez marre que vos parents vous prennent la tête, ou vos parents en ont marre que vous leur preniez la tête, vous vivez une situation difficile que vous ne pouvez plus gérer au sein de votre famille (violence, grossesse, etc.), vos parents ont décidé de vous mettre à la porte, vous pensez que vous serez plus heureux si vous ne vivez plus avec votre famille de manière permanente…
Quitter ses parents n’est pas toujours chose facile, vous devrez trouver un logement proportionnel à vos revenus, un boulot et continuer éventuellement vos études.
CPAS ou contribution alimentaire ?
Même envers un jeune majeur, les parents ont toujours une obligation alimentaire (et réciproquement), tant que sa formation n’est pas achevée. Cela signifie que les parents doivent subvenir aux besoins de leurs enfant pendant toute la durée de ses études (qu’elles soient courtes ou longues) et même après, tant que le jeune ne trouve pas un travail lui permettant de gagner décemment sa vie. Cette obligation d’entretien consiste à l’héberger ou à lui payer un kot, l’entretenir directement ou via le versement d’une contribution alimentaire (alimentation, soins de santé, autres frais) et à lui offrir une formation adéquate.
L’obligation alimentaire ne signifie donc pas que les parents doivent automatiquement verser de l’argent chaque mois à leur enfant. En général, les parents remplissent cette obligation d’entretien en nature puisqu’ils continuent à héberger et à entretenir leurs enfants, même après 18 ans. Mais si vous ne vivez plus chez eux et que vous continuez vos études (ou que vous cherchez un travail), vous êtes en droit de leur réclamer une contribution alimentaire (somme d’argent déterminée en fonction de leurs revenus) même si vous êtes majeur. Soit ils décident de vous verser volontairement la contribution alimentaire qui vous permettra de subvenir à vos besoins soit ils refusent.
Il existe alors deux possibilités (en dehors de la possibilité que vous trouviez un job qui vous permette de subvenir à tout ou en partie à vos besoins) :
Obtenir une contribution alimentaire des parents (en fonction de leurs ressources financières) par l’intermédiaire d’un juge de la famille ;
Obtenir l’aide du CPAS par l’intermédiaire du revenu d’intégration (c’est une somme d’argent qui vous est versée tous les mois) ou une aide sociale ponctuelle.
Il ne faut pas oublier que faire une demande de contribution alimentaire est quand même une procédure en justice civile par laquelle vos parents peuvent être condamnés à payer une contribution alimentaire, ça n’améliore en général pas les relations. Ces deux possibilités peuvent se combiner. D’ailleurs, si vos parents ont les moyens de vous aider, le CPAS peut vous demander de faire valoir vos droits à leur égard. Le CPAS peut également récupérer certaines sommes auprès d’eux lorsque les conditions légales sont remplies.
Au Tribunal de la famille : la contribution alimentaire
Si vous avez plus de 18 ans (ou si vous êtes mineur), vous pouvez introduire une demande de contribution alimentaire devant le juge de la famille si vos parents ne vous la proposent pas spontanément ou que vous estimez qu’elle est insuffisante au regard de leurs moyens financiers et de votre situation personnelle.
3 procédures existent :
1/La médiation
Si vos parents sont d’accord de trouver un accord avec vous via un médiateur, il faudra vous adresser à un médiateur agréé https://www.cfm-fbc.be/fr/trouver-un-mediateur pour que l’accord soit homologué par le juge du Tribunal de la famille. Les frais relatifs à l’intervention du médiateur seront à payer par vous et vos parents. Il y a des médiateurs agréés dans les centres de planning familial (les frais y sont souvent moins élevés). Vous pouvez choisir le planning familial de votre choix, vous n’êtes pas tenu de vous adresser à celui de votre commune de résidence.
2/La procédure en conciliation
Une alternative est proposée pour essayer de régler les conflits à l’amiable. La chambre des règlements amiables est instaurée au sein de chaque tribunal de la famille (et de chaque Cour d’appel). Cependant rien n’oblige vos parents à se présenter, il faudra alors poursuivre la procédure devant le juge de la famille.
3/L’action en justice devant le juge de la famille
Il vous faudra introduire une requête ou une citation au Tribunal de la famille. Vous recevrez une convocation du Tribunal. Le Tribunal de la famille fait partie du Tribunal de 1ère instance https://justice.belgium.be/fr/trouver_un_tribunal_ou_parquet. Si vous introduisez une requête, l’audience aura en principe lieu dans les 15 jours après l’introduction mais les tribunaux de la famille étant débordés, c’est souvent plus long. Si l’affaire est introduite par citation (plus rapide que la requête mais plus chère), il faudra le faire via un huissier de justice (coût de 75 à 200€). Le Tribunal de la famille peut statuer en référé en cas de litiges urgents à régler (obligation alimentaire, autorité parentale, hébergement de l’enfant mineur, etc.) Le conseil et/ou l’assistance d’un avocat peut être judicieux. Pour se faire désigner un avocat, vous pouvez passer par le Bureau d’aide juridique de votre région. Selon votre situation financière, cette aide peut être gratuite en totalité ou en partie.
Le Juge de paix reste compétent pour les obligations alimentaires liées au revenu d’intégration sociale.
Au CPAS : le revenu d’intégration sociale (RIS)
Vous devez vous adresser au CPAS de la commune où vous résidez (c’est-à-dire où vous êtes inscrit au registre de population ou des étrangers au moment de la demande) pour obtenir un revenu d’intégration sociale et/ou des aides sociales (cartes médicales, abonnement gratuit, etc.). L’aide du CPAS n’est pas automatique. Si vous avez “simplement” envie de quitter vos parents parce que vous en avez “marre” d’eux, ce ne sera pas suffisant pour obtenir une aide. Par contre si vous êtes en conflit, que vous vivez une situation particulièrement difficile (violence, grossesse), votre demande pourrait être prise en compte. Avant d’aller au CPAS, réfléchissez bien à la manière dont vous allez expliquer votre situation. N’oubliez pas que l’assistant social qui vous reçoit ne vous connaît pas, il faut donc détailler la situation que vous vivez chez vos parents. Par ailleurs, en dehors du revenu d’intégration, vous pouvez aussi obtenir des aides sociales complémentaires pour payer le minerval, les frais de transports, les soins de santé… Il est donc parfois utile de faire une liste de tous ses besoins pour être certain de ne rien oublier pendant votre entretien. Vous recevrez un accusé de réception, prouvant que vous avez bien introduit une demande (ce document vous servira à introduire un recours si votre demande n’est pas prise en considération et que vous n’êtes pas d’accord avec la décision). L’assistant social du CPAS va ensuite faire une enquête sociale, vérifier votre situation financière, scolaire, les raisons pour lesquelles vous ne voulez ou ne pouvez plus rester en famille, vos différentes déclarations (par exemple si vous avez déclaré que vous vivez seul) et celle de vos parents (notamment leur situation financière et leur solvabilité). Le CPAS doit prendre une décision dans les 30 jours suivant la réception de votre demande. La décision doit ensuite vous être notifiée. Ce n’est pas l’assistant social qui vous donne la réponse, mais bien le Conseil de l’action sociale. Si le CPAS refuse votre demande, si vous contestez sa décision ou si aucune décision n’est prise dans le délai légal, vous pouvez, dans les conditions prévues par la loi, introduire un recours devant le tribunal du travail.
Vos parents, ayant toujours une obligation alimentaire envers vous, peuvent être obligés par le CPAS à intervenir financièrement pour rembourser une partie du montant du revenu d’intégration sociale, ou vous-même pouvez être obligé par le CPAS de faire une demande de contribution alimentaire.
Les jeunes de moins de 25 ans doivent signer avec le CPAS un contrat spécifique dit PIIS (Projet Individualisé d’Intégration Sociale) qui les contraint à s’inscrire dans un projet professionnel ou de formation/d’études. Le contenu de ce contrat peut être négocié avec l’assistant social avant la signature, il peut donc être important de vous faire accompagner. Toutes les ressources sont prises en compte dans le calcul du revenu d’intégration sociale, mais certaines exonérations sont prévues. Les revenus d’un job étudiant ne sont donc pas nécessairement déduits intégralement du RIS.
Tout en étudiant, vous pouvez trouver un job étudiant. Vous trouverez toutes les informations concernant la législation sur notre site.
Ce job vous donnera des revenus supplémentaires mais si vous recevez une aide du CPAS, une partie du RIS vous sera enlevé. Le CPAS peut aussi vous demander de faire un job étudiant pour contribuer à votre financement.
Les allocations familiales
Si vous avez entre 18 et 25 ans et êtes toujours étudiant, vous pourrez recevoir les allocations familiales vous-même dès que vous aurez changé de domicile. Il vous faudra un document officiel attestant que vous ne vivez plus chez vos parents (attestation de la police, déclaration de changement d’adresse à la commune).
Vous recevrez donc les allocations familiales au montant d’un premier enfant. Si vous avez des frères et sœurs, il est peut-être plus intéressant pour vous à demander que les allocations familiales continuent à être versées à l’un de vos parents qui vous la reversera ensuite, la somme sera plus élevée.
Vous pouvez aussi obtenir une bourse d’étude de la FWB. La bourse d’étude est octroyée en fonction des revenus de l’étudiant s’il vit seul.
Lors de votre demande pour la bourse d’étude, vous devez bien préciser que votre situation a changé et que vous n’habitez plus chez vos parents parce que le montant de la bourse est normalement calculé sur les revenus des parents (mais comme vous n’habitez plus avec eux, il faut bien le préciser).
Pour l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur, le formulaire est à envoyer du 1er juillet au 31 octobre.
-> Adressez-vous à la Fédération Wallonie-Bruxelles : plus d’infos sur les bourses d’études sur le site du Service des allocations d’études : http://www.allocations-etudes.cfwb.be.
Autres aides sociales
Les Universités et certaines Hautes écoles ont un service social où vous pouvez aussi obtenir une aide financière.
En résumé, les aides existent mais les démarches à accomplir ne sont pas toujours aisées. Il ne faut pas oublier que vous n’obtiendrez qu’une aide financière minimale pour vivre dignement, trouver un job est donc quasi indispensable.
Si vous êtes étudiant, un récapitulatif de toutes les aides est disponible sur le site de la Fédération Wallonie-Bruxelles ici.
Allez à l’administration communale pour signaler votre changement d’adresse
N’oubliez pas de donner votre nouvelle adresse à votre école, mutuelle, service des bourses d’études (si vous avez fait une demande), à votre employeur si vous faites un job étudiant, à la société de transport public si vous avez un abonnement, à votre banque, etc.
Mutuelle
Si vous avez moins de 25 ans, même si vous changez de domicile, vous pouvez rester inscrit à la mutuelle de vos parents. Vous ne payerez aucune cotisation et recevrez directement le remboursement de vos soins de santé. Rendez-vous à votre bureau de mutuelle pour expliquer tous ces changements.
Avant de partir de chez vos parents
N’oubliez pas de prendre tous vos documents importants : diplôme, carte identité, vignettes mutuelle, etc.
À partir du jour anniversaire de vos 18 ans, vous êtes majeur civilement et pénalement. C’est l’âge de la majorité en Belgique.
Qu’est-ce qui change ?
Parents
L’autorité parentale s’arrête à partir de 18 ans, donc tout ce qui concerne votre éducation, la gestion de vos biens, vos amis, vos sorties tombent sous votre seule responsabilité.
En pratique, si vous vivez toujours chez vos parents, ils auront probablement toujours des exigences en ce qui concerne votre éducation, vos études, etc. même si légalement, ils n’en ont plus le droit. C’est d’autant plus compliqué/délicat que vos parents contribuent encore à votre entretien. Tout est alors question de dialogue, de « contrat » mutuel de confiance, de terrain d’entente, de convention, d’autant plus que dans la majorité des cas, vous allez encore dépendre financièrement d’eux. Vous avez le droit de quitter le domicile familial, louer un appartement, vivre seul ou avec quelqu’un avec toutes les conséquences que cela engendre, notamment au niveau financier. Vos parents peuvent également vouloir que vous partiez vivre ailleurs. Cependant, même si vous êtes majeur, ils ont toujours une obligation d’entretien envers vous tant que vous n’avez pas fini votre formation (et même après vos études, tant que vous n’êtes pas dans la capacité de percevoir de revenus). Cette obligation d’entretien consiste à vous héberger, vous entretenir (nourrir, veiller aux soins de santé, etc.) et à vous offrir une formation adéquate. En général, les parents remplissent cette obligation d’entretien par nature puisqu’ils continuent à héberger et à entretenir leurs enfants, même après 18 ans.
Par contre, si vous ne vivez plus chez eux et que vos études ne sont pas terminées, vous pouvez demander une contribution alimentaire à vos parents. Si vous n’avez pas suffisamment de ressources, vous pouvez également introduire une demande d’aide auprès du CPAS.
Attention, cette obligation d’entretien dépend de votre situation et de vos besoins, ET de la situation et des moyens financiers de vos parents. Elle ne signifie donc pas automatiquement qu’ils doivent continuer à vous entretenir ad vitam (par exemple : vous sautez d’études en études, vous ne cherchez pas sérieusement un travail, vos parents peuvent vous accueillir au domicile familial, mais n’ont pas assez de moyens financiers pour vous verser une contribution financière tous les mois pour votre kot 4 étoiles… Dans toutes les situations complexes, c’est in fine le juge de la famille qui décidera des modalités de l’obligation d’entretien).
Études
À partir de 18 ans, vous n’êtes plus en obligation scolaire. Vos parents ne peuvent plus décider du type d’études que vous devez suivre, de l’école que vous devez fréquenter. Bien entendu, en général, ces choix ont été faits en bonne intelligence entre vos parents et vous. Le besoin d’études ou de formation ne s’arrête évidemment pas à 18 ans, un diplôme facilitera votre insertion professionnelle.
Si vous souhaitez ne plus poursuivre d’études, chercher un emploi salarié ou exercer une activité comme indépendant, vous pourrez en décider seul.
Attention toutefois : l’arrêt d’une formation pourrait avoir des conséquences sur votre droit à l’entretien de vos parents, aux allocations familiales voire à certaines aides sociales.
Vie affective
Vous avez le droit de sortir avec qui vous voulez, d’avoir des relations sexuelles (à partir de 16 ans – plus d’infos), de choisir votre conjoint et éventuellement de vous marier.
N’oubliez pas d’utiliser une méthode contraceptive et de vous protéger contre les I.S.T. (dont le SIDA).
Logement
Vous pouvez signer un contrat de bail. Comme pour tout document que vous signez, vous êtes censé l’avoir lu car votre signature vaut accord. Vous devez donc respecter les différents éléments de votre contrat de bail, par exemple au niveau des paiements, des délais de préavis, des charges, etc. Avant de signer, vérifiez deux fois plutôt qu’une le montant du loyer et des charges, la durée du bail, les règles de préavis et les autres obligations qui vous incombent.
Aides financières
Différentes aides financières sont possibles en fonction de la situation de chacun.
Le fait d’avoir 18 ans ne met pas fin à l’obligation des parents d’aider leur enfant. Tant que le jeune poursuit des études ou une formation sérieuse, les parents peuvent rester légalement tenus de contribuer à son entretien (logement, nourriture, frais de formation, soins de santé) en fonction de leur situation et de celle de leur enfant. Si cette aide n’est pas suffisante ou inexistante, le CPAS peut intervenir : il peut accorder un revenu d’intégration ou une aide financière. Lorsque les parents sont dans les conditions pour pouvoir aider leur enfant conformément à la loi, le CPAS peut se retourner contre eux.
Vous pouvez aussi obtenir une bourse d’études, les allocations familiales et dans certains cas une aide de votre Haute école ou Université. Contactez le Service social des étudiants de votre école.
Pour être élu aux élections communales, législatives, régionales et européennes, il faut avoir 18 ans accomplis.
Majorité civile
Vous êtes maintenant considéré comme étant capable de décider des actes de la vie civile : signer un contrat, vendre ou acheter un appartement.
Majorité pénale
À partir de 18 ans, vous êtes majeur sur le plan pénal, c’est à dire que vous êtes responsable pénalement de vos actes et qu’en cas d’infraction, vous pouvez être condamné et emprisonné selon les règles applicables aux majeurs.
Réforme applicable depuis le 01/03/2026 : Suite à l’accord gouvernemental du 21 janvier 2025, l’assurance chômage a été profondément modifiée. La durée du stage d’insertion est passée à 6 mois (156 jours), et les allocations d’insertion ne sont désormais octroyées que durant 12 mois au lieu de 36 mois auparavant. Ces nouvelles règles s’appliquent à toute personne qui introduit sa première demande d’allocations d’insertion à partir du 1er mars 2026. Des mesures transitoires existent pour les personnes déjà bénéficiaires avant cette date (voir le site de l’ONEM)
Le stage d’insertion professionnelle est la période qui commence au moment de votre inscription dans un Service régional de l’emploi. Après la fin de vos études, quand vous n’êtes plus en obligation scolaire, vous pouvez vous inscrire comme demandeur d’emploi. Votre région de résidence détermine l’organisme dans lequel vous devez vous inscrire (Actiris, Forem, VDAB, ADG).
Commence alors un stage d’insertion professionnelle durant lequel vous êtes inscrit comme demandeur d’emploi sans percevoir d’allocations d’insertion. Cette inscription n’est pas obligatoire mais elle vous permet de conserver vos droits sociaux (allocations familiales, mutuelle, les allocations d’insertion professionnelle à terme) et d’avoir accès aux offres d’emploi et à certaines formations gratuites ou à prix réduits.
C’est quoi ?
Le stage d’insertion professionnelle est un stage à accomplir par le jeune lorsqu’il s’inscrit comme demandeur d’emploi à la fin de ses études ou après leur arrêt et qui permet d’avoir, au terme de ce stage, droit à des allocations d’insertion.
Ce stage dure 156 jours (environ 6 mois), tous les jours étant comptés à l’exception des dimanches, à partir du premier jour d’inscription comme demandeur d’emploi. Si vous avez suivi une formation en alternance, la durée du stage d’insertion dépendra de la réussite on non de la formation : les jours couverts par votre contrat d’apprentissage (hors dimanches) viennent en déduction des 156 jours de stage requis. Exemple : un contrat d’apprentissage de 100 jours laisse 56 jours de stage à accomplir ; un contrat de 156 jours ou plus dispense entièrement du stage.
Le demandeur d’emploi en stage d’insertion professionnelle doit répondre aux conditions suivantes pour s’inscrire :
S’inscrire au plus tard le jour de ses 24,5 ans.
En effet, il faudra avoir moins de 25 ans à la date de la demande des allocations d’insertion, qui s’effectue après le stage d’insertion de 156 jours.
Condition de diplôme
Cette condition ne concerne plus seulement les moins de 21 ans : elle s’applique désormais à tous les demandeurs, quel que soit leur âge. Pour ouvrir le droit aux allocations d’insertion, vous devez être titulaire de l’un des titres suivants :
le Certificat d’enseignement Secondaire Supérieur (CESS) :
une attestation de réussite d’une formation en alternance ;
un diplôme, certificat ou attestation figurant sur la liste publiée par l’ONEM (« diplôme ouvrant le droit »). Tous les diplômes, certificats ou attestations ne donnent pas ce droit : il est indispensable de vérifier le titre précis sur la liste officielle avant l’inscription.
Si vous n’avez pas la nationalité belge
Vous devez aussi :
résider légalement en Belgique ;
et avoir accès au marché du travail belge, c’est-à-dire : être dispensé de carte de travail, ou en possession d’une carte de travail valable, ou pouvoir prétendre à une carte de travail sans recherche du marché du travail.
A quel moment s’inscrire ?
Études terminées fin juin (sans seconde session)
Inscription (Actiris, Forem, ADG, VDAB) après vos études et au plus tard le 8 août. Le stage commence le 1er août. Si vous vous inscrivez après le 9 août, le stage commence le jour de l’inscription.
Seconde session, mémoire de fin d’études
Après votre seconde session, le stage d’insertion commence le jour de l’inscription. S’il y a dépôt de mémoire, vous pouvez vous inscrire dès le dépôt.
Études arrêtées pendant l’année scolaire
Le stage d’insertion commence le jour de l’inscription.
Fin d’une formation en alternance (apprentissage)
Le stage d’insertion commence le jour de l’inscription. La durée du stage d’insertion dépend de la réussite on non de la formation.
Départ à l’étranger pour un stage ou travail
En principe, vous n’êtes plus disponible sur le marché du travail. Vous pouvez cependant vous inscrire car certaines périodes de stage ou de travail à l’étranger peuvent être prises en compte pour le stage d’insertion.
Si vous ne savez pas si vous allez continuer des études après les vacances d’été
Vous pouvez vous inscrire afin de préserver vos droits mais si vous décidez finalement de reprendre des études, il faudra simplement avertir votre Service régional de l’emploi. Après vos études, vous devrez recommencer votre stage d’insertion à zéro.
Où et comment faire pour s’inscrire comme demandeur d’emploi en stage d’insertion professionnelle ?
Il faudra vous inscrire :
chez Actiris si vous êtes domicilié en Région Bruxelloise ;
Ces différents services régionaux de l’emploi disposent de plusieurs antennes permettant aux chercheurs d’emploi de s’inscrire. Seule une inscription auprès de l’une de ces institutions attribue le statut de demandeur d’emploi.
A noter : Vous êtes domicilié en Wallonie mais vous cherchez un emploi aussi à Bruxelles, vous vous inscrivez d’abord au Forem (inscription qui ouvre vos droits sociaux) et vous pouvez aussi vous inscrire chez Actiris (inscription qui vous permet de bénéficier des services de l’emploi à Bruxelles)
Si vous êtes domicilié en Région bruxelloise, l’inscription peut se faire dans une antenne Actiris ou sur le site d’Actiris.
Vous devrez compléter un formulaire avec votre identité, numéro de registre national, études suivies après l’enseignement primaire, langues connues, informatique, expériences professionnelles et type d’emploi recherché. Une fois inscrit, vous recevrez un accusé de réception (preuve de votre inscription). Attention, si vous vous inscrivez en ligne, vous devrez imprimer ou sauvegarder cet accusé de réception.
Bilan de compétences à Bruxelles
Depuis le 1er septembre 2023, Actiris impose à tous les jeunes de 18 à 30 ans s’inscrivant comme demandeur d’emploi un bilan de compétences linguistiques et numériques. Refuser de le passer pourrait avoir des répercussions en cas de sanction.
Avec quels documents ?
Lors de l’inscription dans une antenne ou sur internet vous devrez remplir un formulaire qui contient toutes vos informations personnelles mais aussi vos souhaits professionnels.
Vous aurez besoin de votre carte d’identité pour communiquer votre numéro de registre national, d’une copie des diplômes obtenus.
Quels sont les documents que vous recevrez lors de votre inscription ?
Vous recevrez une preuve d’inscription comme demandeur d’emploi et la date présumée de la fin de votre stage d’insertion professionnelle.
Si vous êtes inscrit comme demandeur d’emploi (que vous recherchez activement un travail) et que vous avez moins de 25 ans, vous pourrez bénéficier des allocations familiales durant toute la période du stage d’insertion professionnelle de 360 jours.
Si vous travaillez pendant cette période, vous ne devez pas dépasser 240 heures par trimestre. En cas de dépassement, les allocations familiales ne sont pas dues pour ce trimestre.
Si le stage d’insertion professionnelle se prolonge à cause d’évaluations négatives, la période d’octroi des allocations familiales durant ce stage d’insertion professionnelle se prolonge également.
Si vous ne vous inscrivez pas en stage d’insertion, vous recevrez les allocations familiales en juillet et août si vous terminez le secondaire ou en juillet/août/septembre si vous terminez le supérieur.
Si vous vous inscrivez tardivement, les allocations familiales seront versées à partir du 1er jour de l’inscription.
Depuis le 1er juillet 2026, une inscription comme demandeur d’emploi ne permet plus de conserver son droit aux allocations familiales. Le système wallon est donc différent du système bruxellois.
Par contre, les jeunes qui poursuivent un enseignement reconnu peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’une période supplémentaire de maintien des allocations familiales appelée « pot de 12 mois ». Cette période peut être utilisée une seule fois au cours du parcours du jeune. Pour pouvoir en bénéficier, le jeune doit :
avoir atteint l’âge de 21 ans à partir du 1er juillet 2026 ;
ne pas reprendre une nouvelle formation après la fin de son dernier parcours d’études ;
pouvoir démontrer qu’il remplissait les conditions permettant d’ouvrir un droit aux allocations familiales durant sa 20e année.
À la fin du pot de 12 mois, le paiement des allocations familiales est arrêté même si le jeune n’a pas atteint 25 ans, sauf s’il reprend des études ou une formation.
Mais attention: même si le jeune bénéficie encore d’une partie de son « pot de 12 mois », le versement des allocations familiales prendra automatiquement fin à la fin du mois au cours duquel il atteint ses 25 ans.
Durant le stage d’insertion, si vous avez moins de 25 ans, vous restez à charge de la mutuelle des parents. Toutefois, à la fin du stage, vous devrez vous inscrire comme titulaire auprès de votre propre mutuelle et payer des cotisations.
Si vous avez plus de 25 ans, vous devrez vous inscrire comme titulaire de votre propre mutuelle.
Preuves des recherches d’emploi
Dès l’inscription en stage d’insertion professionnelle, vous devrez commencer votre recherche d’emploi et en garder toutes les preuves car les évaluations seront cruciales.
Vous devrez prouver que votre recherche d’emploi est une démarche continue, cela ne sert à rien d’avoir des preuves de l’envoi de 20 CV sur une semaine, si on n’a rien fait le reste du temps. Vous devrez au moins prouver 2 recherches d’emploi hebdomadaires, au cours des 6 mois précédant l’évaluation. Ces preuves peuvent être apportées par des courriers postaux, électroniques, liste de contacts d’employeur, preuve de candidatures spontanées, annonces trouvées sur internet, etc.
Avoir un tableau de type « agenda » est très utile : listez toutes les dates des passages chez Actiris ou au Forem, dans les agences d’intérim, services emploi, missions locales, employeurs, les contacts téléphoniques ou e-mails. Il faut mieux constituer un dossier papier, une clé USB n’est pas toujours acceptée.
Offres de journaux,sur Internet ou candidatures spontanées : imprimer l’offre extraite d’un journal ou d’un site internet, la lettre de motivation, le CV, l’e-mail ou une copie du courrier papier
Mettre son CV en ligne : garder la preuve de l’inscription
Agences d’intérim : s’inscrire par internet, imprimer l’inscription, garder les offres pour lesquelles on a postulé
Salons emploi : garder des preuves de ses visites, des contacts avec les employeurs ou d’autres services
Garder des preuves des contacts avec les missions locales ou autres services emploi
Les évaluations
Les jeunes demandeurs d’emploi qui sont en stage d’insertion professionnelle, après leurs études, doivent obtenir 2 évaluations positives de leur comportement de recherche d’emploi pour recevoir leurs allocations d’insertion.
A Bruxelles, Actiris réalisera deux évaluations environ 2 mois et demi et 4 mois et demi après le début du stage (soit au terme du 2,5e et du 4,5e mois) afin de tenir compte de la réduction de la durée de stage de 156 jours. Ces évaluations servent à vérifier que vous rechercher réellement un travail, elles sont obligatoires. En plus d’accepter un emploi convenable, vous devez être disponible sur le marché de l’emploi, chercher activement un emploi et collaborer activement aux actions d’accompagnement, de formation, d’expérience professionnelle ou d’insertion qui peuvent vous être proposées par votre Service régional de l’emploi.
La 1ère évaluation d’Actiris se base sur votre dossier et vérifie l’ensemble de votre recherche d’emploi. Vous ne devrez donc pas nécessairement aller chez Actiris. Si l’évaluateur trouve que votre dossier démontre que vous cherchez activement du travail, vous aurez une évaluation positive et serez évalué après 9 mois. Si votre dossier ne contient pas assez d’éléments, vous serez convoqué chez Actiris.
La 2ème évaluation porte sur votre recherche d’emploi suite au premier entretien. Vous pouvez y être accompagné par une personne de votre choix, par votre avocat ou par un délégué de votre syndicat.
Attention, après une décision d’évaluation négative, vous devrez demander vous-même une nouvelle évaluation au plus tôt 3 mois (6 mois au Forem).
Votre stage sera prolongé tant que vous n’aurez pas reçu 2 évaluations positives. Cela veut dire qu’il peut se passer pas mal de temps avant que vous ne les receviez, mais la condition d’âge est toujours la même : le jeune demandeur d’emploi doit toujours faire sa demande d’allocations avant 25 ans.
En Wallonie, vous trouverez toutes les explications concernant les évaluations pendant le stage d’insertion sur le site du Forem.
À la fin du stage d’insertion professionnelle, que faut-il faire ?
Demande d’allocations d’insertion
Vous devez faire une demande d’allocations d’insertion.Si vous n’avez pas trouvé de travail à la fin de votre stage d’insertion, vous ne recevez pas automatiquement les allocations d’insertion. Vous devrez introduire une demande d’allocation d’insertion auprès de votre organisme de paiement : la CAPAC ou votre syndicat.
Les documents pour votre demande d’allocations sont téléchargeables sur le site de l’Onem « formulaires ». Le formulaire à utiliser est le C109/36-Demande (partie I à compléter par vous-même). Ce formulaire remplace les anciennes références utilisées précédemment. La partie II est complétée par Actiris, qui vous remet une attestation de votre inscription.
Rappel important : depuis le 1er mars 2026, une fois votre droit ouvert, les allocations d’insertion ne sont plus versées qu’au maximum 12 mois (contre 36 mois auparavant). Ce point mérite d’être signalé systématiquement lors de tout conseil donné à un jeune sur ce dispositif.
Carte de contrôle
Vous aurez une carte de contrôle à rentrer à la fin de chaque mois à votre organisme de paiement. Il s’agit soit d’une carte de contrôle électronique disponible sur le portail de la Sécurité sociale soit d’une carte de contrôle papier disponible auprès de votre organisme de paiement.
S’inscrire au Service régional de l’emploi
Vous devez obligatoirement vous inscrire à nouveau au Service régional de l’emploi pour confirmer votre inscription, dans les 8 jours qui suivent votre demande d’allocations d’insertion.
Tu envisages de devenir kiné ? À partir de la rentrée 2026-2027, la durée des études de kinésithérapie en Fédération Wallonie-Bruxelles change : il faudra désormais compter 5 années d’études au lieu de 4.
Qu’est-ce qui change ?
Jusqu’à présent, le cursus comprenait :
Bachelier → 180 crédits
Master → 60 crédits
À partir de 2026-2027, le parcours sera :
Bachelier → 180 crédits
Master → 120 crédits
Au total : 300 crédits répartis sur 5 ans.
La formation sera organisée en haute école et à l’université, sous un même intitulé : bachelier/master en kinésithérapie et réadaptation.
Pourquoi cette réforme ?
L’objectif est notamment de répondre aux besoins du secteur et de rapprocher la formation belge des normes européennes, afin de faciliter la reconnaissance des qualifications professionnelles.
Les qualifications professionnelles particulières (QPP) seront également intégrées directement dans le master de 120 crédits, via différentes finalités.
Tu as déjà commencé kiné ?
Bonne nouvelle : une période transitoire est prévue !
Si tu as commencé tes études avant la rentrée 2026-2027, tu pourras poursuivre ton cursus selon l’ancien programme de 4 ans, jusqu’à la fin de l’année académique 2031-2032.
Attention : tu dois toutefois continuer à respecter les règles de finançabilité.
Si tu commences tes études à partir de la rentrée 2026-2027, la nouvelle formation de 5 ans s’applique directement.
Rappel : Les études en kinésithérapie et réadaptation sont contingentées, les places sont limitées pour les étudiants non-résidents en Belgique. Les places ne sont pas limitées pour les étudiants résidents. -> Plus d’infos sur notre page.
Sélectionner une page
Infor Jeunes lance ses ateliers « La réussite au bout des doigts : je gère le numérique ! »
Nous proposons des ateliers pour des groupes de jeunes déjà constitués fréquentant les AMO, Maisons de Jeunes et Écoles de Devoirs.
Au programme, voir et revoir les programmes et applications essentielles à la réussite scolaire !
Ces ateliers sont gratuits et peuvent s’organiser selon vos préférences en sessions ponctuelles de 2h sur des points précis, ou se moduler en cycles de plusieurs séances. Nous accueillons nos apprenants dans nos locaux de la rue Scutenaire, mais pouvons également nous déplacer chez vous !
-> N’hésitez pas à prendre contact avec nous au 02/733.11.93 (entre 13h et 18h) ou par courriel : inforjeunes@jeminforme.be pour planifier un rendez-vous ou organiser une séance d’infos auprès de votre public.
Sélectionner une page
Notre permanence au Point d’information jeunesse/PIF Anderlecht
Permanence d’informations décentralisée d’Infor Jeunes au PIF Anderlecht
Service d’informations sur les droits des jeunes en matière d’études, formations, travail, métiers, loisirs, vacances, vie familiale et affective, droits et citoyenneté, mobilité internationale, logement, etc.
Permanence sociojuridique décentralisée au PIF Anderlecht
Permanence sociojuridique spécialisée en droits des étrangers.
Adresse de notre permanence
Rue Rossini, 16 à 1070 Bruxelles
Horaires de notre permanence au PIF/Anderlecht
Tous les jeudis de 13h30 à 17h
Permanence téléphonique
Uniquement le jeudi après-midi : 02/430.69.39
Pour venir à notre permanence
Transports en commun : Tram 81 – Arrêt Conseil ; Métro ligne 2 et 6 – Arrêt Clémenceau, Bus 46 – Arrêt Clémenceau ; Train : Gare de Bruxelles-Midi
Sélectionner une page
Notre permanence d’Information Jeunesse au nord-ouest de Bruxelles / Jette
Permanence d’informations décentralisée d’Infor Jeunes à la commune de Jette
Service d’informations sur les droits des jeunes en matière d’études, formations, travail, métiers, loisirs, vacances, vie familiale et affective, droits et citoyenneté, mobilité internationale, logement, etc.
Permanence sociojuridique décentralisée à la commune de Jette
Permanence sociojuridique spécialisée en droits des étrangers.
Adresse de notre permanence
Chaussée de Wemmel, 100 à 1090 Bruxelles
Horaires de notre permanence au PIF/Jette
Tous les mercredis de 13h30 à 17h
Permanence téléphonique
Uniquement le mercredi après-midi : 02/422.31.29
Pour venir à notre permanence
Transports en commun : Tram 9 – Arrêt Bruxellois ; Bus 53 et Tram 19 – Arrêt Miroir ; Train – Gare de Jette
Sélectionner une page
Les professions en pénurie 2026 sont connues !
Vous cherchez une formation ou vous hésitez sur votre orientation ? La publication des listes des professions en pénurie 2026 peut vous aider à faire votre choix.
Chaque année, les Régions identifient les métiers pour lesquels les employeurs rencontrent des difficultés de recrutement. Ces listes constituent un bon indicateur des secteurs qui offrent de réelles perspectives d’emploi et peuvent également avoir des conséquences dans certains domaines, comme la migration économique.
En 2026, Actiris recense 103 professions en pénurie à Bruxelles, tandis que le Forem en identifie 144 en Wallonie. Les métiers de la santé, de la construction, de l’industrie, de la logistique ou encore de l’informatique figurent parmi les secteurs les plus concernés.
Avant de choisir une formation ou de vous réorienter, pensez à consulter ces listes. Elles peuvent vous donner un aperçu des métiers qui recrutent aujourd’hui… et demain !